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06 mars 2008

Après l'attentat de Jérusalem : Djihad, l'horreur en face

Après un attentat en Israël, photo d'archive

Voici encore revenu le temps des sales nouvelles en provenance d'Israël ... alors que Jérusalem avait repris l'habitude de vivre avec un sentiment de sécurité, une attaque terroriste dans une yeshiva a fauché les vies des 8 jeunes, tandis que plusieurs autres ont été grièvement blessés. Déjà, on imagine que de nombreuses organisations islamistes vont revendiquer l'attentat, et elles gagneront - hélas - en popularité dans les pays arabes voisins, tant les massacres de civils ont toujours constitué un mode normal pour s'opposer à l'existence de l’État juif !
Si on laisse de côté l'Irak où les massacres de civils au nom de la "résistance" sont quasi quotidiens, le pays qui a le plus souffert du terrorisme islamiste reste, bien sûr, le petit Israël : plus d'un millier de tués et des dizaines de milliers de blessés depuis la deuxième intifada des années 2000 - la plupart des victimes étant des civils, massacrés lors d'attentats suicides à l'intérieur des frontières internationalement reconnues de l’État. Si l'on tient compte du rapport des populations, cela représenterait en France l'équivalent de plus de 9000 tués. Cela, pour ne pas parler des milliers de victimes d'avant, les centaines tués par le Hamas alors que l'on espérait encore après les accords d'Oslo, ou les milliers assassinés par un terrorisme qui ne se disait pas encore "islamiste" dans les années 50 à 80 ... la "belle époque" des mouvements dits "laïcs" qui avaient, déjà et toujours, la sympathie de la gauche tiers-mondiste (voir sur le blog mon article en date du 10 février après la disparition de Georges Habash). Il est vrai que tuer, tuer et encore tuer reste le seul acte irréversible pour ce genre de révolutionnaires : cela ne change rien à l'ordre des choses, mais la destruction des victimes et le désespoir de leurs familles révolutionne - pour de bon - le cours de pauvres existences.

Mon ami Alain qui vit là bas et dont j'ai mis le blog en lien permanent ("A frenchie in the Holy Land") avait publié il y a déjà deux ans trois articles sur cette actualité douloureuse. Dans celui titré "Putain de terreur", il évoque les morts oubliés, ces blessés dans un état critique qui finissent par succomber des semaines après l'attentat comme ce jeune touriste américain de 16 ans victime d'un attentat à Tel Aviv. Dans "Le malheur a frappé si près", il évoque ses voisins de palier, un jeune couple qui vient de perdre ses parents dans un attentat, des sexagénaires qui n'auront jamais pu profiter d'une retraite bien méritée et dont il ne reste qu'une photo souriante.

Et enfin, dans "juste mesure", il pose la question qui n'est pratiquement jamais posée dans les médias européens et français en particulier : pourquoi cette absence totale de scrupules dans le camp d'en face ? Pourquoi les crises de conscience, les débats dans la presse après chaque bavure de l'armée - et Tsahal en fait comme toutes les armées du monde, et cela lui a été amplement reproché la semaine dernière à Gaza - n'ont jamais leur équivalent chez les Palestiniens ? Et il écrit : "Le monde islamiste ne ressemble pas à cet Occident démocratique, libéral tel que nous l'avons construit au cours du vingtième siècle. Les valeurs morales semblent différentes et il va falloir l'assimiler rapidement. Sinon on est très, très mal barrés ..."

J.C