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24 octobre 2009

Une enfance brisée au pays des Ayatollahs : Firouz Nadji-Ghazvini sera mon invité le 1er novembre


Dimanche prochain, nous allons parler à nouveau de l’Iran aujourd’hui, mais en laissant de côté la crise du nucléaire, les menaces de guerre avec Israël, la géopolitique, bref tout ce dont vous entendez parler depuis des années sur la fréquence juive. Nous allons penser surtout au peuple iranien, et à l’oppression épouvantable qu’il subit dans la République Islamique. Pour en parler, j’ai choisi comme invité un intellectuel iranien en exil, Firouz Nadji-Ghazvini. Il est né sous le règne du Shah, dans une famille plutôt aisée puisque son père était général et qu’il a fait ses études en Europe. Revenu en Iran, il a très vite été passionné de littérature, de poésie surtout, il a publié très jeune des recueils de poèmes qui ont été censurés par le régime de l’époque. Mais ce n’était rien à côté de la République Islamique qui allait prendre le pouvoir en 1979, et là, suite au renversement de Chapour Bakhtiar qui avait plutôt sa sympathie, il a pris le chemin de l’exil. Il a même milité à Paris dans l’entourage du malheureux Bakhtiar, assassiné en 1991 par un commando de tueurs commandité par les Ayatollahs. Il ne lui reste que des souvenirs dont il a fait des romans, « Neige sur Téhéran » et « Les anges ne reviendront pas », publiés aux éditions Denoël. Nous allons parler de son dernier roman « Le Trèfle bleu », publié aussi chez Denoël, qui est un petit livre d’environ 150 pages que l’on lit un peu comme un conte de fées, puisque l’héroïne est une enfant ; mais c’est un conte de fées bien triste parce qu’il finit avec la mort de cette enfant de 12 ans ; et puis hélas, pas seulement un conte, puisqu’il est inspiré d’un fait réel. Le livre décrit, au travers les yeux d’une toute jeune adolescente, l’atmosphère étouffante d’une petite ville des bords de la Mer Caspienne : dans les vitrines, les mannequins en plastique dont on retire les seins, les produits de maquillage retirés des rayons, l’enterrement dans la cour de l’école des ossements de « martyrs » de la guerre d’Irak, et les discours hypocrites de tous les Iraniens, qui surenchérissent à cause de la terreur ...

Parmi les questions que je poserai à Firouz Nadji-Ghazvini :

- Quand s’est passé ce fait réel et tragique, l’histoire d'une jeune fille de 12 ans violée par des miliciens Bassidjis, et qui a été exécutée après avoir été jugée comme prostituée ?
- Quelles sont lois de la Sharia imposées aux femmes du pays par ce régime totalitaire ? A quel âge sont-elles considérées comme majeures, donc pouvant être épouses contre leur volonté ?
- Dans son livre est évoquée une amie juive de l’héroïne, Atafeh, une petite juive exilée avec toute sa famille après la révolution islamique : l’auteur évoque le silence de plomb après leur départ ; que savent les Iraniens de cet exode massif de leurs anciens compatriotes ?
- Que pense-t-il de la demande de Téhéran d’échanger la malheureuse universitaire Clotilde Reiss contre l’assassin de Chapour Bakhtiar ?

Soyez nombreux à l’écoute dimanche prochain 1er novembre !

 J.C