Notre radio

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30 octobre 2018

Vivre dans le "neuf-trois" ...


Première étape dans la série « Vivre côte à côte ou face à face » que je vous propose, cette émission diffusée le 22 mars 2015.

« Education, laïcité, antisémitisme, un état des lieux dans le "9-3" », le titre de ce numéro de « Rencontre » était long, mais il résume bien la complexité du sujet : kaléidoscope de populations originaires des dizaines de pays différents, département où les Musulmans sont maintenant majoritaires, la Seine Saint-Denis condense en quelque sorte les défis que doit affronter le fameux « Vivre ensemble ».

Mon invitée était Danielle Guerrier, responsable du Service Diocésain pour les Relations avec le Judaïsme. C’est un témoin précieux, à la fois comme ancienne enseignante qui connait bien les problèmes dans certains établissements, et puis surtout comme habitante du "neuf-trois".

Présentation de l’émission sur ce lien

Pour écouter sur ma chaine Youtube, cliquer ici

J.C

29 octobre 2018

Vivre côte à côte ou face à face


Un petit article « chapeau » pour vous annoncer, à partir de demain, une série de liens sur des émissions passées, toutes consacrées aux difficultés du « vivre ensemble » en France.

J’ai intitulé cette série « Vivre côte à côte ou face à face », avec un clin d’œil au petit discours d’adieu de Gérard Collomb, prononcé le 3 octobre suite à sa démission du Ministère de l’Intérieur. Des propos très forts, contrastant avec sa réserve durant les quelques seize mois où il avait exercé cette responsabilité ; propos prononcés, faut-il le rappeler, devant le Premier Ministre qui devait assurer l’intérim de son ministère.

Extrait de l’article publié dans « L’Obs » le 4 octobre 2018 :

« Il a notamment insisté sur la situation "très dégradée" des quartiers difficiles.
"Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. [...] Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés", a-t-il mis en garde. "On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses" a-t-il encore estimé.
Le futur maire de Lyon a poursuivi sur le même ton :  
Je suis allé [...] des quartiers nord de Marseille (Bouches-du-Rhône) au Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), la situation est très dégradée, c'est plutôt la loi du plus fort qui s'impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République." »

Bonne écoute de ces sept émissions : comme vous l’entendrez pour les plus curieux d’entre vous, certains invités sont clairement pessimistes, d’autres donnent de l’espoir. Et ce que vous en retiendrez sera à l’image de leur diversité !

J.C

28 octobre 2018

Que devient la Turquie ? Dorothée Schmid sera mon invitée le 4 novembre



Dorothée Schmid sera mon invitée le 4 novembre. J’ai eu le plaisir de la recevoir souvent dans mon émission, pour rappel elle dirige le programme "Turquie / Moyen Orient" à l'Institut Français des Relations Internationales. La dernière fois que je l’avais reçue, c’était il y a un an et demi pour parler de son livre, "La Turquie en 100 questions", édité chez Tallandier. C’est vraiment un ouvrage de référence, pour qui veut comprendre ce fascinant pays. L’actualité des derniers mois a remis la Turquie sous les feux de la rampe : il y a eu au début de l’année l’entrée de l’armée turque dans une petite zone au Nord-Ouest de la Syrie, et on a beaucoup craint un engagement militaire beaucoup plus important ; il y a eu ensuite les élections présidentielles, gagnées au premier tour par Recep Tayyip Erdogan alors qu’on le disait en perte de vitesse ; mais il y a eu surtout la grave crise avec les Etats-Unis, avec l’emprisonnement d’un Pasteur, retenu sous prétexte d’espionnage ; au cœur de l’été, il y a eu la dégringolade de la livre turque, révélant la fragilité économique du pays ; et puis, la Turquie est revenue tout dernièrement à « la une », avec l’affaire Jamal Khashoggi, ce journaliste opposant assassiné dans le consulat saoudien d’Istanbul, et le véritable bras de fer engagé avec l’Arabie.  Alors, cela fait beaucoup de sujets, et nous comptons vraiment sur notre invitée pour nous éclairer.

Parmi les questions que je poserai à Dorothée Schmid :

-          A propos des élections du 24 mai : avez-vous été surprise par le résultat - pour rappel le président sortant Erdogan est passé au premier tour avec plus de 52% des voix, alors que l’on pronostiquait un ballotage avec la campagne dynamique de ses concurrents ? Vu la forte répression contre les médias d’opposition, est-ce qu’on peut dire que les élections étaient vraiment libres ?  Et comment interprétez-vous les résultats pour les Turcs vivant en Europe : ils ont voté encore plus largement pour lui, par exemple à 65 % en France ?
-          A propos de la Syrie. On craignait que l’armée turque occupe tout le Nord et donc s’oppose frontalement aux Occidentaux qui soutiennent les Kurdes, mais on a l’impression au contraire d’une grande prudence : la Russie a stoppé l’offensive des troupes d’Assad sur le dernier réduit rebelle d’Idlib, et les Turcs ont beaucoup pesé auprès de Poutine pour en quelque sorte geler les forces sur le terrain. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
-          Un Pasteur américain, Andrew Brunson, était assigné à résidence depuis deux ans sous l’accusation – fantaisiste – d’espionnage. Il avait été proposé comme monnaie d’échange contre Fetullah Gülen, l’opposant bien connu exilé aux Etats-Unis. Donald Trump a fini par menacer, il a pris des sanctions économiques, ce qui a encore aggravé la chute de la livre turque. Après des propos bravaches, Erdogan a cédé : comment l’expliquez-vous ?
-          A propos de la chute vertigineuse de la livre turque : en janvier dernier, un dollar valait 3,5 livres, aujourd’hui le cours est d’à peu près 5,5 : quelles sont les principales raisons de ce dévissage ?
-          A propos de l’affaire Jamal Khashoggi, le journaliste opposant saoudien qui a été assassiné dans l’enceinte du consulat d’Istanbul. La presse turque a révélé l’affaire, à partir d’informations distillées peu à peu par les autorités. Bien sûr, il a été une victime d’un meurtre barbare, et il ne s’agit pas de nier le scandale diplomatique. Mais on lit aussi qu’il était Frère Musulman, sa fiancée était proche de l’IHH, ONG islamiste turque. Cela n’explique-t-il pas le zèle d’Erdogan ?

Des sujets vraiment brûlants … soyez nombreux à l’écoute !

J.C