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02 janvier 2007

Bye bye 2006 … et un petit coup d’œil dans le rétroviseur !

Adieu 2006, vive la nouvelle année 2007 !

Ce fut une année riche en publications et pleine de nouveautés sur le blog.
Mais "rencontrejudaiquesfm" est d’abord le support d’une émission de radio. Et vous trouverez ci-dessous les liens vous permettant de découvrir ou de redécouvrir la programmation de l’an dernier.

15 janvier, Machination à Tripoli , invité : Maître Emmanuel Altit
29 janvier, Du Dar El Islam au Dar El Salam, invité : Morad El Hattab
12 février, Iran et la bombe, le dessous des cartes, invité : Kavéh Mohseni
26 février, Les Berbères, histoire d'un étouffement, invité : Lucien Samir Arezki Oulahbib
12 mars, Y a-t-il un choc des civilisations ? , invité : Emile Moatti
26 mars, Un point après les émeutes de novembre, invité : Mezri Haddad
9 avril, Que devient l'Amitié Judéo Musulmane de France ?, invités : Michel Serfaty et Djelloul Seddiki
23 avril, Les jeunes d'origine africaine en France, analyse d'un malaise, invitée : Diagne Chanel
7 mai, Le réveil chiite, invité : Antoine Sfeir
21 mai, C'est possible, histoire d'une intégration réussie, invité : Mohamed Khouttoul
4 juin, La presse arabe, langue de bois ou reflet de l'opinion ?, invité : Chawki Freiha
18 juin, Séfarades-Palestiniens, les réfugiés échangés, invités : Moïse Rahmani et Jean-Pierre Allali
2 juillet, Que devient le Conseil Français du Culte Musulman ?, invité : Didier Leschi
16 juillet, La nouvelle guerre du Liban, invité : Chawki Freiha
10 septembre, Spécial deux centième émission
22 octobre, Où va l'Iran ?, invité : Houchang Nahavandi
5 novembre, La deuxième guerre du Liban sera-t-elle la dernière ?, invité : Chawki Freiha
3 décembre, Est-il possible de critiquer l'islam ?, invité : Mezri Haddad
17 décembre, Le Moyen-Orient vit-il un entre-deux guerres ?, invité : François Heisbourg

Au nom de Judaïques FM et de tous nos auditeurs, tous mes chaleureux remerciements à tous ces invités, en espérant les entendre à nouveau sur nos ondes ... et vous en faire découvrir beaucoup de nouveaux en 2007 !

J.C

12 décembre 2006

Le Moyen-Orient vit-il un entre-deux guerres ? François Heisbourg sera mon invité le 17 décembre


François Heisbourg,
Conseiller spécial à la Fondation
pour la Recherche Stratégique

François Heisbourg a déjà été deux fois mon invité : nous avons parlé ensemble de la menace stratégique d'Al-Qaïda le 16 mai 2004, et puis le 19 juin 2005 de "L'Europe, l'Amérique et le Moyen-Orient", à propos de son livre "La fin de l'Occident" publié aux éditions Odile Jacob, où il analysait les risques de dérive entre les États-Unis et les Européens après l'invasion de l'Irak. Parmi les responsables français d'instituts français de géopolitique, c'est certainement celui qui manifeste le plus de compréhension pour les terribles défis stratégiques auxquels fait face Israël - ce qui ne lui a jamais interdit, bien sûr, la critique vis à vis de tel ou tel gouvernement de Jérusalem.

J'ai intitulé ma prochaine émission "Le Moyen-Orient vit-il un entre-deux guerres" parce que clairement, après ce que l'on a appelé la deuxième guerre du Liban cet été, et alors que rien ne semble arrêter ni la marche de l'Iran vers l'arme nucléaire, ni ses menaces vis à vis de l'état juif, on a l'impression que l'affrontement avec le Hezbollah n'aura été qu'un premier round, et qu'une guerre beaucoup plus dévastatrice se prépare. Nous parlerons donc essentiellement stratégie, avec le bilan de cette guerre et les dangers que risque d'affronter très vite Israël, malgré la trêve laborieuse sur le front de Gaza. Et nous parlerons aussi des risques de déstabilisation pour l'ensemble de la région : on est peut-être en effet à la veille d'une deuxième guerre civile au Liban après l'assassinat du ministre Pierre Gemayel, et on a les plus grandes incertitudes sur l'attitude future de la Syrie et de l'Iran, sans oublier bien sûr la situation en Irak.

Petit post-scriptum : 

Mon interview a été enregistrée hier soir, 11 décembre. Courant presque au sortir de Judaïques FM, François Heisbourg est allé à un autre rendez-vous, celui-là sur le plateau de BFM-TV face à Olivier Mazerolle. De retour chez moi, j’ai donc pu le voir à la télévision, dire comme à mon micro son appréciation très négative du rapport d’étude sur l’Irak de la Commission Baker-Hamilton. Trop de commentateurs de notre pays sont, en effet, incroyablement heureux de voir reconnues par des Américains les erreurs de stratégie de l’administration Bush. Tellement heureux, qu’ils approuvent le « deal » implicite proposé par le fameux rapport : négocier avec les ennemis jurés des États-Unis - Syrie et Iran - pour sortir au plus vite du bourbier irakien. François Heisbourg a eu la lucidité et la franchise de dire quel en serait le prix : pour la Syrie, et au-delà de la récupération du Golan (inévitable en cas de Paix avec Israël), le Liban livré pieds et poings liés à son ex-tuteur ; pour l’Iran (qui vient de s’illustrer avec son nauséabond sommet révisionniste sur l’Holocauste), la reconnaissance de son statut de puissance nucléaire. Est-ce vraiment une bonne idée ? Et cela serait-il une bonne chose pour l’ensemble des pays occidentaux, France compris ?

J.C

28 novembre 2006

Discours du Pape, caricatures de Mahomet, affaire Redeker, voile islamique … nous en parlerons avec Mezri Haddad le 3 décembre sur Judaïques FM

Mezri Haddad est un universitaire, philosophe et spécialiste en théologie comparative. Il écrit notamment dans l’hebdomadaire tunisien « Réalités » (en lien permanent sur le blog), et j’ai eu le plaisir de le recevoir déjà deux fois à mon émission (ma dernière interview au mois de mars portait sur sa contribution à l’ouvrage collectif "La République brûle-t-elle ?" ).
Beaucoup d’auditeurs ont, d’après les échos que j’ai eu, fortement apprécié les propos courageux de ce jeune intellectuel d’origine musulmane qui n’hésite pas à fustiger la mouvance islamiste qui tente, avec une extrême violence, de prendre en otages les dizaines de millions d’observants d’un islam paisible. Il a écrit des tribunes libres, par exemple dans « Libération » le 26 septembre dernier - "Vrais et faux ennemis de l'islam", un « rebond » repris sur le blog. Il a dénoncé de façon virulente l’antisémitisme et le négationnisme du régime iranien, dans un article écrit spécialement pour le blog ("L'antisémitisme, "une tumeur cancéreuse" islamiste"). Cet article a été remarqué il y a quelques jours par le site de référence en langue anglaise MEMRI (« The Middle East Media Research Institute », en lien permanent), qui en a donné une traduction (lire ici). Miracle du Net ... non seulement j’ai eu de très nombreuses visites à partir de cette traduction (qui donnait la source en français), mais j’ai découvert qu’elle avait suscité des débats, par exemple sur le site américain "free republic", ou dans un forum de discussion musulman où la traduction de MEMRI est contestée ! Ainsi, entre parenthèses, ce modeste blog participe à des réflexions passionnées sur l’islamisme, qui est devenu le véritable « challenge » des démocraties occidentales en ce début de 21ème siècle.

Nous aurons donc beaucoup, beaucoup, de sujets à échanger avec Mezri Haddad lors de la prochaine émission du 3 décembre : Peut-on critiquer l’islam ? Comment interpréter les réactions violentes après l’affaire des caricatures de Mahomet ou la tribune de Robert Redeker dans « Le Figaro » ? Où en sont les relations entre islam et chrétienté après le discours du Pape à Ratisbonne ? Que penser de la propagation de tenues islamiques strictes (tchador, burqa, niqab) dans le monde musulman et maintenant en Europe ? Faut-il y apporter des restrictions aussi dans le domaine public, et pourquoi ? Et comment garder un espoir dans le dialogue inter religieux ? Une nouvelle émission passionnante en perspective !

J.C

31 octobre 2006

La deuxième guerre du Liban sera-t-elle la dernière ? Chawki Freiha sera mon invité le 5 novembre

Soldat de la FINUL devant les portraits
de Hassan Nasrallah et de l'Ayatollah Khamenei

Le journaliste Chawki Freiha a déjà été à plusieurs reprises mon invité, et la dernière fois c’était en direct, le dimanche 16 juillet. La deuxième guerre du Liban venait de commencer pour Israël, un conflit totalement inattendu, où - pour la première fois depuis 1948 - des grandes villes allaient être quotidiennement bombardées, et ce après une attaque du Hezbollah à l’intérieur du pays, la mort de 8 soldats en quelques instants et l’enlèvement de deux appelés du contingent dont on est toujours sans nouvelles ...

Journaliste franco-libanais, Chawki Freiha est naturellement très concerné par tout ce qui concerne son malheureux pays, plongé (malgré le désir de paix de la majorité de sa population) dans des conflits « pour le compte des autres » : Syriens, Iraniens, Islamistes de toutes obédiences - et cela aujourd’hui par l’entremise du Hezbollah, organisation fanatique dont hélas il a beaucoup été question sur le blog (voir archives des juillet, août et septembre 2006). Ancien collaborateur du journal « Proche-orient.info » où il assurait une veille médiatique extrêmement riche, il suit de très près la vie politique dans le monde arabe. Il sera intéressant d’avoir grâce à lui le sentiment des Libanais, et de savoir s’ils sont eux aussi convaincus que c’est le Hezbollah qui a gagné. Il nous dira où en sont les rapports de force au « pays du cèdre », entre coalition anti-syrienne et partisans du cheikh Hassan Nasrallah, et s’il est vrai que tous les Chiites soutiennent ce dernier. Bien entendu, on espère en Israël que cette guerre aura été la dernière avec le Liban, alors il nous dira aussi si la fameuse résolution 1701 du Conseil de Sécurité le garantit, ou bien si elle est déjà dépassée (lire sur le blog le texte complet de la 1701) . Et puis, il y a eu au cours des derniers mois des bruits de botte en provenance de la Syrie : le dictateur Bashar Al Assad a lancé d’ailleurs des messages contradictoires, car il a proposé de reprendre les négociations, tout en disant que si on ne lui rendait pas tout le Golan il pourrait l’obtenir par la force : Chawki Freiha nous expliquera ce que qu’il convient d’en penser !

J.C

16 octobre 2006

Où va l’Iran ? Houchang Nahavandi, ancien ministre du Shah, sera mon invité le 22 octobre

Le Professeur Houchang Nahavandi, ancien ministre iranien

Après une longue pause de plus d’un mois et demi, la série « Rencontre » reprend avec une interview directement liée à l’actualité la plus inquiétante : l’Iran, dirigé depuis l’année dernière par un fanatique antisémite, qui programme la destruction de l’état d’Israël et dont rien ne semble empêcher la course à l’arme nucléaire.

Mon invité sera Houchang Nahavandi. Il connaît bien ce pays, car il a été deux fois ministre sous le règne du dernier Shah d’Iran, Mohamed Reza Pahlavi - d’abord ministre du développement pendant les années 60 et puis, pendant juste un mois en septembre - octobre 1978 ministre des sciences et de l’enseignement supérieur, juste avant la révolution qui allait installer au pouvoir le régime sanguinaire et despotique des Ayatollahs. Condamné à mort, il a fui l’Iran et il vit depuis en exil en Europe. Nous avons déjà eu une interview en mars de l’année dernière, et nous avions alors parlé de son ouvrage « Carnets secrets, chute et mort du Shah », publié aux éditions Osmondes. Ce livre a été un grand succès de librairie, c’est aujourd’hui aux Etats-Unis l’ouvrage le plus vendu sur la révolution iranienne. Il m’a fait parvenir un nouveau livre, intitulé « Iran, le choc des ambitions », (éditions Aquilon, prix : 28 E). C’est un ouvrage imposant (il a plus de 700 pages) qui complète le précédent ; il ne se focalise pas sur les années précédant la chute du Shah, mais il couvre deux siècles d’Histoire, en essayant de raconter les tentatives de modernisation du pays et, hélas, la chute dans un régime islamique totalitaire.

Mais l’actualité est trop brûlante, et contrairement à mon interview précédente la majorité des questions tourneront autour des réactions de la communauté internationale face à l’Iran d’aujourd’hui : que penser de la thèse, qui dit que dans le fond et pour garantir leur indépendance, tous les Iraniens, même opposants aux Ayatollahs, sont pour le nucléaire militaire (Antoine Sfeir l’avait développé à mon micro) ? Peut-on accepter la différence que l’on fait dans la presse entre Mollahs « conservateurs » et « réformateurs » ? Comment expliquer ce silence des intellectuels et des politiques face aux outrances antisémites de Téhéran, et est ce que vraiment l’Europe n’a plus de repères moraux ? Que penser des déclarations de Jacques Chirac au moment de l’Assemblée Générale des Nations Unies, quand il a dit que les sanctions ne pouvaient pas marcher, et qu’il ne fallait pas fixer d’ultimatum ? Et est-ce que aujourd’hui le front occidental n’a pas été brisé ?

Une émission passionnante, que j’espère vous serez nombreux à suivre !

J.C

29 août 2006

Numéro 200 de « Rencontre » : un rendez-vous spécial à noter pour le dimanche 10 septembre !


Dimanche 10 septembre, j’aurais le plaisir de vous présenter une émission ... un peu spéciale, car il n’y aura pas d’invité, et je serai le seul au micro ! Ce sera en effet le 200ème numéro de « Rencontre », et il fallait marquer l’évènement. En plus, j’ai eu envie de prendre un peu de recul en raison des hasards du calendrier qui ont fait tomber cet anniversaire à la rentrée. Il tombe en effet après les traditionnelles rediffusions de l’été (qui sont au diapason de la programmation au ralenti de notre station pendant les vacances), et avant les fêtes juives de l’automne - qui, cette année, feront annuler deux numéros de mon émission. Le numéro suivant de « Rencontre » est programmé pour le dimanche 22 octobre !

D’autres hasards, ceux de l’actualité cette fois - avec la guerre brutale et inattendue entre Israël et le Hezbollah - me donnent des raisons supplémentaires pour prendre un peu de temps et donner aux auditeurs, de façon directe, ma propre analyse de la situation. J’en profiterai volontiers, car cela ne se fait pas en général dans le cadre d’une interview : le journaliste qui interroge un invité doit s’effacer pour que les idées de son hôte puissent s’exprimer, même si (et c’est plutôt ma façon de concevoir la relation), j’essaye de faire autre chose que tendre un micro, en guidant le débat à partir de faits - et pas de questions « bateau ». Je serai amené aussi à rappeler - pour les auditeurs qui entendent d’une oreille discrète, mais qui n’écoutent pas - l’objet de cette série, sa ligne éditoriale et ce qui constitue son originalité par rapport à ce que l’on entend à propos de ces sujets brûlants, à la fois sur le 94.8 FM et sur la bande FM ou ailleurs ... Pour ceux qui ne seront pas à l’écoute, cela fera l’objet d’une série de « posts » en ce mois anniversaire.

Mais célébrer la longévité d’une série - plus de 9 ans, la « première » a été diffusée en mai 1997 -, cela doit dépasser l’auto-satisfaction : on ne progresse que grâce à l’auto-critique, et si on n’y arrive pas, alors il faut susciter la critique des autres. J’en appellerai donc à vos avis et suggestions dimanche 10 septembre, en rappelant notre adresse mail. Et pour ceux qui sont à la fois auditeurs et lecteurs du blog, vous aurez la possibilité de le faire AVANT en écrivant à l’adresse : rencontre@noos.fr. Je pourrai ainsi répondre en cours d’émission à votre courrier que j’espère abondant : Comment trouvez-vous la série ? Quels sont les sujets qui vous semblent trop souvent abordés et ceux qui vous paraissent négligés ? De quoi voudriez-vous que l’on parle ? Cette série vous apporte-t-elle quelque chose d’autre que les autres émissions de 94.8 FM, et quoi précisément ? Quelles sont vos suggestions ?

Tous à vos claviers !


J.C

12 juillet 2006

Liban : la frontière s'embrase. Nous ferons un point en direct ce dimanche 16 juillet sur Judaïques FM

L'actualité s'emballe vraiment au Proche-Orient, et Israël doit maintenant se battre sur deux fronts, après l'attaque du Hezbollah ce matin à la frontière libanaise : embuscade et enlèvement de deux soldats ; sept militaires tués au total ; toutes les localités de la frontière bombardées, et des dizaines de milliers d'habitants contraints de descendre aux abris ... La réaction ne peut qu'être vigoureuse, même si - comme d'habitude, pourrait-on dire - la sympathie pour l'état juif, agressé sur sa frontière internationalement reconnue, risque de s'estomper dès qu'il reprendra le dessus sur le terrain !

Je pense tout naturellement à nos amis "blogueurs" d'Israël, Alain ("a frenchie in the Holy Land") et "Ram Zenit" (blog "PAF") ; allez sur les liens permanents, vous aurez des témoignages bien différents, celui d'un quidam pacifique témoin de la tourmente car il vit très près de la frontière, pour le premier ; celui d'un officier de réserve donnant des analyses stratégiques, pour le deuxième.
Autre source d'information irremplaçable, le journal en ligne "proche-orient.info" qui a une équipe de collaborateurs de toutes origines. J'avais eu dernièrement comme invité le journaliste Chawki Freiha, d'origine libanaise. C'est tout naturellement à lui que j'ai pensé pour commenter à chaud l'actualité, en direct dimanche prochain 16 juillet. Il donnera son analyse sur ce qui se passe : comment expliquer l'attaque d'aujourd'hui ? Quel a été le rôle de la Syrie ? Y-a-t-il un message lancé par Téhéran aux Occidentaux, alors que les pressions reviennent sur les Mollahs ? Le Hamas et le Hezbollah ont-ils une stratégie commune ? Pourquoi le gouvernement libanais n'a-t-il pas désarmé ce groupe terroriste ? Que pense le peuple libanais de ce retour de la violence ? Une émission spéciale qui remplacera - actualité oblige - la rediffusion annoncée hier soir.

J.C

11 juillet 2006

Rediffusions de l'été

Radio Philips de 1932
(source : site www.radiomuseum.be)

Cette période estivale verra, comme chaque année, la programmation s'alléger sur Judaïques FM ... L'émission "Rencontre" sera toujours diffusée un dimanche sur deux à 9h30 le matin, mais ce seront des rediffusions. Voilà donc le programme des quatre prochains numéros, avec les liens sur la présentation déjà donnée sur le blog.

Le 16 juillet : invitée Françoise Brié, médecin, membre d'ONG humanitaires, thème "Le livre noir de Saddam Hussein".
Le 30 juillet : invité Morad El Hattab, philosophe et écrivain, thème : "Du Dar el islam au Dar el salam"
Le 13 août : invité Lucien Samir Arezki Oulahbib, philosophe et écrivain, thème : "Les Berbères, histoire d'un étouffement"
Le 27 août : invité Antoine Sfeir, orientaliste, rédacteur en chef des Cahiers de l'Orient, thème : "Le réveil chiite".

J.C

27 juin 2006

Que devient le Conseil Français du Culte Musulman ? Le Directeur du Bureau des Cultes au Ministère de l'Intérieur sera mon invité le 2 juillet

Cour d'honneur de la Grande Mosquée de Paris

C'est un entretien très intéressant que j'espère avoir dimanche prochain lors du prochain numéro de "Rencontre". En effet, mon invité sera Monsieur Didier Leschi, Directeur du Bureau des Cultes au Ministère de l'Intérieur. Placé sous la hiérarchie directe de Nicolas Sarkozy, Ministre de tutelle de toutes les confessions au sein de la République, il est un observateur privilégié de la difficile mise en place d'un culte musulman, à la fois harmonieux et indépendant des pressions extérieures.

Constituant la deuxième religion de France par le nombre, une population de cinq à six millions de personnes a théoriquement un organe représentatif depuis 2003 : c’est le Conseil Français du Culte Musulman, né au forceps sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, qui était déjà ministre de l’intérieur. "Théoriquement" car il semble que le CFCM soit paralysé par des luttes intestines depuis ces derniers mois, nous ferons donc un point sur les tensions, déchirements et alliances diverses entre les grandes associations musulmanes : la Grande Mosquée de Paris, traditionnellement proche du pouvoir algérien ; l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), réputée proche de la mouvance des "Frères Musulmans" ; et la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF), soutenue par la monarchie marocaine. Au-delà de l’organisation du culte musulman, il y a pour le grand public - et singulièrement pour les Juifs qui ont subi des centaines d’agressions antisémites provenant de jeunes issus de l’immigration - une inquiétude réelle sur l’islam politique, ses relais dans les Mosquées, et les messages pas toujours pacifiques que risquent de véhiculer certains imams ; nous pourrons aussi entendre le point de vue du Ministère de l’Intérieur sur ces questions. Enfin, et d’une manière plus large, c’est tout l’avenir de la société française qui se pose dans certaines cités de banlieue, et on dénonce (sans toujours bien définir le terme) un "communautarisme" en expansion. Nous en parlerons aussi, car beaucoup regrettent que la représentation des Musulmans de France soit uniquement religieuse, et Nicolas Sarkozy a été très attaqué sur ce point.

J.C

11 juin 2006

Sefarades - Palestiniens, les réfugiés échangés : Jean-Pierre Allali et Moïse Rahmani seront mes invités le 18 juin


La prochaine émission sera consacrée à un sujet grave, qui est ignoré par les médias et qui, hélas, fait encore partie des tabous de la conscience musulmane. Un million de Juifs nés en terre d’islam, en majorité dans le monde arabe, ont dû quitter dans des conditions souvent très dures, des pays où ils avaient des racines millénaires. Ce bouleversement historique est pratiquement passé inaperçu, car ces réfugiés là ont reconstruit leur existence sans aide internationale et en silence, à des milliers de kilomètres de leur terre natale ; et ils ont fondé des familles heureuses, en Israël ou dans une nouvelle Diaspora. Par contraste, les réfugiés palestiniens de 1948, qui pour la plupart n’ont été déplacés que de quelques dizaines de kilomètres, sont les seules populations au monde aidées par des fonds des Nations Unies depuis près de soixante ans et maintenues dans ce statut de « réfugiés », accordé également à leurs enfants et petits enfants, ce qui est aussi unique au monde : et (mais il faudra plus tard analyser plus finement les sondages), une bonne partie de cette population de quatre millions de personnes revendique le « Hak el Awda », « droit au retour », c'est-à-dire en pratique la disparition de l’état juif.

Deux invités, donc, pour cette émission : mon ami Jean-Pierre Allali, universitaire, écrivain journaliste, et membre du bureau exécutif du CRIF ; il vient de publier un nouveau livre intitulé « Séfarades - Palestiniens les réfugiés échangés »(Editions Safed). Nous aurons aussi au téléphone depuis Bruxelles Moïse Rahmani ; il est lui-même natif d’Egypte, qu'il a dû fuir avec sa famille en 1956. Il dirige l’Institut Séfarade Européen (voir en lien permanent), et il a écrit plusieurs ouvrages dont une participation à un livre collectif, « A l’ombre de l’islam, minorités et minorisés » (Editions Filipson) ; j’avais déjà consacré une émission à un des chapitres de ce dernier livre consacré aux Berbères d'Algérie, en recevant Lucien Samir Arezki Oulahbib (voir sur le blog).
A noter enfin que Jean-Pierre Allali a été le modérateur d’un colloque international consacré aux réfugiés palestiniens et qui s’est tenu à Paris, à l’initiative du CRIF et du Congrès Juif Européen (lien pour l'article sur le site du CRIF). J’ai relevé - note d’espoir - les propos très réalistes de l’unique participant palestinien, Bassem Eid. 

J.C

29 mai 2006

La presse arabe : langue de bois ou reflet de l'opinion ? Chawki Freïha sera notre invité le 4 juin

Tous les abonnés de l'excellent journal en ligne proche-orient.info (en lien permanent sur le blog) peuvent avoir une source exceptionnelle d'informations grâce à la "revue de la presse arabe". Celle-ci est réalisée par Chawki Freïha, journaliste d'origine libanaise qui analyse les articles les plus percutants et en donne une traduction condensée. J'aurais le plaisir de l'avoir pour invité le 4 juin prochain.

Cela sera l'occasion d'aborder un nouveau volet de notre approche sociétale du monde arabe. Car en France, en Europe, on ne connaît pas grand-chose de l’opinion publique dans ces pays : on ne voit, de temps en temps, que des images de foules hurlant leur colère - par exemple à l’occasion de l’affaire des caricatures de Mahomet - et il en ressort l'idée, un peu simpliste, d’une « rue arabe » unanime dans sa colère anti-occidentale. Pourtant il existe d’autres canaux pour connaître cette opinion, comme l’écoute des télévisions - proche-orient.info offre d’ailleurs une veille remarquable des télés arabes. Et puis il y a la presse écrite, c’est normalement, dans des démocraties parfaites - ce que ne sont pas malheureusement pas la plupart des états arabes -, un espace de recul ou d’analyse si les journaux remplissent leur rôle ; mais c’est aussi, hélas, une manière de perpétuer une vision figée du monde, de faire de la propagande ou de cultiver les rancœurs. Nous ferons ainsi un petit voyage : presse arabe "internationale" publiée à Londres ; presse du Maghreb qui oscille entre une timide ouverture au Maroc ou une répression en Algérie ; presse libanaise qui a payé très cher son soutien à l'indépendance face au "parrain" syrien ; presse égyptienne qui oscille entre professionnalisme et délires populistes ; et puis, de plus, en plus, les sites Internet et les blogs qui sont autant d'espaces de liberté. Et nous essayerons, ainsi, de répondre à la question : la presse arabe, langue de bois ou reflet de l'opinion ?

J.C

16 mai 2006

« C’est possible ? » : Emile Moatti dialoguera le 21 mai avec Mohamed Khouttoul, militant du dialogue

Mohamed Khouttoul est un responsable associatif, directeur de régie de quartier dans la ville d’Orléans. D’origine marocaine, il est arrivé en France à l’âge de onze ans, ne connaissant rien de la langue française. Deux éléments l’ont aidé à trouver sa place dans la société : une foi profonde (il est le représentant de la confrérie soufie « Alawiyya » en Région Centre), et l’impérieux besoin de rencontre et d' échange avec les autres religions monothéistes. C’est ainsi en particulier qu’il a co-écrit avec le père Bernard Neveu le livre « C’est possible ? » (Editions l’Harmattan, 16 E). Comme le dit fort justement la présentation de l’ouvrage : « Bien vivre dans un pays qui n'est pas le sien, c'est souvent très douloureux, mais c'est possible : en acceptant de mettre au jour une intimité qui n'a d'autre justification que notre foi en Dieu et l'intention de dire seulement à tous les croyants, quelle que soit leur couleur, que vivre ensemble les grâces de l'Esprit au-delà des appartenances religieuses, c'est possible. » A encourager, alors que - malheureusement - d’autres récits, ceux-là d’échecs d’intégration et d’émeutes (voir ici) ou d’endoctrinement sectaire via Internet (et là) ont été évoqués dans de précédentes émissions.

Le chemin de Mohamed Khouttoul ne pouvait que croiser celui d’Emile Moatti, militant infatigable du dialogue inter religieux. Alors qu’il n’avait pas encore écrit ce récit autobiographique, nous l’avions déjà reçu il y a plusieurs années ; c’était le 3 décembre 2000, au début de la triste période dans laquelle nous sommes entrés avec la première vague antisémite dans notre pays ; et je me souviens encore avec émotion de notre émission où ce jeune Musulman avait raconté comment il avait effacé, immédiatement, les graffitis haineux qui déshonoraient sa ville.

J.C

01 mai 2006

Le réveil chiite : Antoine Sfeir sera mon invité le 7 mai

Mosquée de l'imam Ali, Koufa (Irak)
(image tirée du site www.salamlak.com)

Antoine Sfeir sera mon invité le 7 mai prochain, pour la cinquième fois dans le cadre de ma série ! Les auditeurs de « Rencontre » auront ainsi la chance, à nouveau, de profiter de l’analyse d’un orientaliste réputé. Rappelons qu’il est rédacteur en chef de la revue « les Cahiers de l’Orient », et auteur de nombreux ouvrages. Les téléspectateurs le voient souvent à l’émission de la Cinq « C dans l’air », les auditeurs entendent ses commentaires sur Europe 1 ; nous avons déjà parlé avec lui sur Judaïques FM de son pays d’origine, le Liban, des Chrétiens d’Orient qui lui sont si proches - même s’il se définit d’abord et avant tout comme un français laïc ; et nous avons traité aussi deux fois de l’islamisme, cette plaie qui se développe en Europe et dans le Monde. 

Dans cette nouvelle émission (enregistrée le 18 avril), nous allons parler de l’univers chiite, cette partie de l’islam longtemps ignorée mais dont le réveil bouscule les équilibres traditionnels du Moyen Orient. C’est en effet avec l’Iran des ayatollahs chiites que va se jouer, sur la question du nucléaire, la Paix ou la Guerre dans la région ; il y a le risque de guerre civile en Irak, entre Sunnites et Chiites, qui menace de plonger tous ses voisins dans une réaction en chaîne ; ce sont les Chiites libanais du Hezbollah qui risquent de mettre en cause le fragile « Printemps libanais » qui a libéré le pays de la tutelle de Damas. Longtemps une minorité méprisée au sein du Monde arabe, les Chiites font un retour en force dans la région, confortés par une démographie galopante. Faut-il en redouter le pire ? Premier éléments de réponse dimanche prochain ...

J.C

16 avril 2006

Les jeunes d'origine africaine en France, analyse d'un malaise : Diagne Chanel sera notre invitée le 23 avril

Scène de "tabassage" à l'issue d'une
manifestation anti-CPE, Paris, mars 2005
(merci à J.J.C. Knafo pour cette photo)

C'était jusqu'il y a peu un sujet tabou ... Alors que les médias ont toujours largement rendu compte des problèmes d'intégration des populations originaires du Maghreb, sur un mode compassionnel ou alarmiste et avec un fond de décor toujours alimenté par l'actualité (terrorisme islamiste, "importation" du conflit israélo-palestinien, mauvaise conscience de la guerre d'Algérie), on en avait presque oublié que les immigrés de fraiche date comprennent aussi, en nombre, des originaires de l'Afrique sud-saharienne, musulmans eux-aussi ; que leur état de misère est (presque toujours) pire que ceux d'origine algérienne ou marocaine ; et que - masqué par les "relations spéciales" de nos présidents avec des dirigeants le plus souvent corrompus - le ressentiment anti-français, après avoir longtemps mijoté à petit feu, était en train d'exploser.
La "question noire" s'est donc invitée dans l'actualité au cours des dernières années, avec un certain nombre d'évènements emblématiques : irruption du "phénomène Dieudonné", ex-humoriste et agitateur antisémite que la justice a mis trop longtemps à condamner ; manifestations de racisme anti-blanc, apparu au grand jour et pour la première fois lors du "tabassage" de jeunes lycéens à Paris en février 2005 puis à nouveau cette année lors des manifestations anti C.P.E (voir photo) ; participation en première ligne de très jeunes d'origine africaine aux émeutes violentes de novembre dernier ; horrible assassinat d'Ilan Halimi, sous la direction du sinistre Youssouf Fofana d'origine ivoirienne ...

Dans un article du journal "Valeurs actuelles" daté du 10 mars dernier, Michel Gurfinkiel a donné une synthèse saisissante sur ce phénomène nouveau qui inquiète la communauté juive, en voici des extraits :
"Le vendredi 3 et le samedi 4 mars, en moins de vingt-quatre heures, trois personnes de confession juive ont été attaquées sur la voie publique à Sarcelles, en Seine-Saint-Denis. Deux d’entre elles ont subi des coups et blessures, une autre un vol sous contrainte (« dépouille ») assorti de menaces. Les agresseurs étaient issus, comme Youssouf Fofana et le noyau dur des "Barbares", de l’immigration musulmane africaine. D’autres incidents graves du même type se seraient déroulés au cours des derniers mois et semaines, avant même qu’Ilan Halimi ne soit enlevé (...) Pourquoi cette "transition ethnique" - des Beurs, impliqués dans les violences antijuives du début des années 2000, aux Blacks d’aujourd’hui ? Une enseignante du Val-d’Oise estime qu’une partie au moins des jeunes d’origine maghrébine sont désormais "en train de s’intégrer" à la société française : moins d’échec scolaire, moins de discrimination ou plus de "discrimination positive". Ce qui n’est pas le cas, ajoute-t-elle, des jeunes d’origine africaine. "Pour la plupart d’entre eux, ils viennent de sociétés qui ne connaissent pas l’écrit. Et ils grandissent dans des environnements familiaux effarants : polygamie, promiscuité, absence totale des repères traditionnels occidentaux"."

Pour être complet et objectif, il faut aussi rappeler que, à côté de cette violence, la communauté d'origine africaine a commencé à s'organiser avec la création du CRAN ("Conseil Représentatif des Associations Noires"), organisation modérée qui était présente lors de la manifestation en hommage à Ilan Halimi (cliquer ici) ; il faut aussi dire qu'il existe des personnalités comme Christiane Taubira ou Calixte Beyala, qui revendiquent un "devoir de Mémoire" par rapport à la traite négrière, sans jalousie ou esprit de concurrence vis à vis des Juifs. Celles-ci sont les bienvenues à notre radio, et c'est ainsi que j'ai eu le plaisir de recevoir déjà Diagne Chanel, d'origine sénégalaise (voir article sur le blog).

Diagne Chanel sera donc à nouveau mon invitée le dimanche 23 avril : Dieudonné, mémoire de l'esclavage, tensions ethniques ... "Le malaise des jeunes d'origine africaine en France" sera un menu très riche pour notre émission !

J.C

02 avril 2006

Amitié judéo-musulmane de France : Djelloul Seddiki et le Rabbin Michel Serfaty seront mes invités le 9 avril

Le Rabbin Michel Serfaty discutant avec une femme musulmane
dans un marché (source : site www.casadei.fr)

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de l’Amitié Judéo-Musulmane de France (AJMF), fondée à Paris en novembre 2004, et en particulier du « Tour de France de l’amitié » qu’elle a réalisé l’été dernier. Vous avez pu voir en exclusivité sur le blog des photos de l’arrivée du tour (cliquer ici). Vous entendrez dimanche prochain 9 avril ses deux co-présidents, Michel Serfaty (Rabbin de Ris Orangis) et Djelloul Seddiki (directeur de l’Institut de Théologie de la Grande Mosquée de Paris), faire le point sur les activités de l’association, et présenter ses futurs projets, en particulier un grand tour des banlieues parisiennes au lendemain de la fête juive de Pessah.

L’émission a été enregistrée le 29 mars, et je vous laisse la découvrir. Juste un mot : ceux qui suivent « Rencontre » régulièrement savent que ce n’est pas une série « à l’eau de rose », et mes deux interlocuteurs, qui se sont lancés dans une bien courageuse entreprise, n’ont dissimulé ni les murs d’incompréhension à surmonter, ni la triste réalité de la situation avec en particulier les agressions antisémites dans certaines banlieues. Mais en même temps, et ils l’ont dit avec force, cette situation est d’abord celle d’un pays en crise, et l’éducation nationale ne doit plus fuir ses responsabilités.

J.C

17 mars 2006

Un point après les émeutes de novembre : Mezri Haddad sera notre invité le 26 mars


En France, pendant trois semaines consécutives, des cités se sont embrasées. Des milliers de véhicules incendiés, des bâtiments publics calcinés, des passagers d'autobus menacés de mort : les émeutes qui ont éclaté durant l'automne 2005 ne sauraient être considérées comme la seule expression du mal-être des jeunes et des moins jeunes qui n'ont pas hésité à utiliser le cocktail Molotov, et parfois l'arme à feu, contre les forces d'une police villipendée (...) A courte distance des émeutes qui ont précipité maintes villes de France, quelle que soit la couleur de leur municipalité, dans le tumulte et parfois la panique, il convenait de restituer ses droits à l'analyse proprement universitaire (...)
Ainsi est présenté en quatrième de couverture l'ouvrage collectif "La République brûle -t-elle ?" (Editions Michalon, 17 E), publié sous la direction des professeurs Raphaël Drai et Jean-François Mattei. Plusieurs des meilleures signatures universitaires, en particulier des experts de l'immigration musulmane comme Bruno Etienne et Jeanne-Hélène Kaltenbach, font partie des signataires de ce livre de référence. On lira sur le site du CRIF l'article de mon ami Marc Knobel, qui donne une très bonne synthèse des différentes contributions. L'universitaire franco-tunisien Mezri Haddad, dont on a pu lire récemment sur le blog un article fustigeant l'antisémitisme des islamistes (cliquer ici), n'hésite pas à parler de "violence atavique" à propos du comportement des jeunes incendiaires des banlieues ... eux-mêmes issus, dans leur écrasante majorité, de l'immigration maghrébine ou africaine.
Une discussion passionnante en perspective, programmée pour mon émission du 26 mars prochain.
J.C

07 mars 2006

Y a-t-il un « choc des civilisations » ? Un débat le 12 mars avec Emile Moatti


Cette terrible photo a été prise lors d’une manifestation à Londres contre les caricatures de Mahomet. Une vision qui parait tellement monstrueuse (une femme voilée de la tête aux pieds, portant une pancarte qui à la fois nie la Shoah et en annonce une nouvelle, et cela en Europe et en plein jour), que les médias ont eu une attitude plus que prudente. Ne parlons pas des télévisions qui ne l’ont pas montrée. Même « proche-orient.info » a hésité avant de la publier, et ne l’a fait qu’après s’être assuré de son authenticité - voir article du 15 février sur le site.

En tout cas elle remet sérieusement en question la mièvrerie de certains commentaires qui présentent le débat comme une affaire de simple malentendu culturel. La barbarie menace tout le monde, juifs en premier lieu, chrétiens, hommes de toute religions ou athées, mais aussi et d’abord musulmans qui refusent le « nazislamisme ». Et on n’a pas le droit de parler de « choc des civilisations » quand ce sont les valeurs fondamentales de nos sociétés qui sont en jeu (voir sur le blog l'interview de Wafa Sultan sur Al-Jazeera).

Comment lutter contre ce fléau ? Comment aider les Musulmans modérés à se démarquer, mais sans stigmatiser leur foi ou glisser vers une phobie totale de ces populations ? Il était temps de faire le point avec mon ami Emile Moatti, engagé depuis si longtemps dans le dialogue inter religieux (voir présentation sur le blog).

Merci amis auditeurs d’être au rendez-vous dimanche prochain !

J.C

16 février 2006

Lucien Samir Arezki Oulahbib sera notre invité le 26 février

« Rencontre » aura un invité bien original pour notre prochaine émission. Son nom explique en partie tout l’engagement de ce jeune intellectuel. Français, d’origine algérienne, Lucien Samir Arezki Oulahbib est kabyle, chrétien et fier de son identité ! Après des études très sérieuses à la fois de sociologie et de philosophie, il a passé un doctorat à l’Université Paris IV Sorbonne. Je vous invite à lire sa bibliographie en cliquant ici. L.S.A Oulahbib a longtemps tenu un site personnel intitulé « La minute du sablier » où sont collationnés les nombreux articles publiés sur le Web ou ailleurs ; il est actuellement responsable du site d’actualité resilience tv, un media très engagé contre le fanatisme islamiste et pour la laïcité (de nobles combats que je soutiens), et se présentant comme "libéral néo moderne" (un engagement que l’on doit respecter mais pas forcément partager).

Mais surtout, surtout et c’est là que le travail de L.S.A Oulahbib rentre tout à fait dans le cadre de notre série, la défense de l’identité berbère et l’histoire de l’Algérie habitent toute son œuvre. Éditorialiste régulier sur les sites kabyles.com et "tamazgha", il défend la mémoire et la culture d’une identité engloutie par l’arabisation de l’Afrique du Nord. Il s’agit d’un sujet délicat, que peut-être notre série n’a pas suffisamment évoqué : j’avais parlé il y a quatre ans déjà de la révolte kabyle de 2001 avec la journaliste algérienne Shéhérazade Hadid à propos du livre coécrit avec Farid Alilat « Vous ne pouvez pas nous tuer car nous sommes déjà morts » (Editions 1, 18,95 E) ; et j’avais interviewé deux responsables du « Congrès Mondial Amazigh » le 7 décembre 2003, Nora Chedad et son président Belkacem Lounes.

Mon invité parlera donc du chapitre qu’il a écrit dans l’ouvrage « A l’ombre de l’Islam, minorités et minorisés » (Filipson Editions, Bruxelles), où il raconte avec un très riche support bibliographique comment les Berbères ont pratiqué ce qu’il appelle « l’auto-étouffement », perdant progressivement leurs repères identitaires après la conquête arabe et les choix de leurs dirigeants au lendemain de l’indépendance. Mon ami Jean-Pierre Allali a consacré une analyse à cet ouvrage sur le site du CRIF ; trois minorités sont évoquées dans le livre (Berbères, Coptes et Juifs), et nous reparlerons plus tard sur « Rencontre » des autres « oubliés de l’Histoire » !

J.C

01 février 2006

L'Iran et la Bombe : le dessous des cartes. Kavéh Mohseni sera notre invité le 12 février


Réacteur nucléaire iranien
Photo Reuters

Le tension ne cesse de monter à propos de l'Iran, surtout depuis l'été dernier. Élection du fanatique Ahmadinejad à la tête de la République Islamique, échec des négociations avec la "Troïka" européenne, menaces claires de destruction de l'état d'Israël ... il est temps de faire le point dans notre série consacrée au monde musulman, d'autant plus que la course iranienne à l'arme nucléaire accompagne la montée des périls dans tout le Moyen Orient, au Liban où la Syrie n'a pas accepté son éviction, dans les territoires palestiniens avec la victoire électorale du Hamas aussitôt saluée par Téhéran. "L'axe du mal" devient vraiment une réalité, depuis le sommet à Damas du président iranien avec tous les chefs terroristes !

L'invité de "Rencontre" sera Kavéh Mohséni, responsable de l'opposition iranienne que j'avais déjà reçu le 8 février 2004 sur le thème "Le peuple iranien contre le régime des Mollah". Fidèle à notre habitude de traiter un seul sujet mais de le faire à fond, nous ne parlerons que des manœuvres diplomatiques qui se sont engagées pour gagner dans cette course à l'abime engagée par la République Islamiste : le monde civilisé a-t-il vraiment marqué un point avec la convocation du Conseil de Sécurité de l'ONU, décidée le 30 janvier à l'unanimité des "cinq grands" ? Jusqu'où la Russie et la Chine vont-elles aller ? Quels sont les enjeux pétroliers, et comment gérer un éventuel embargo ? Comment réagissent les Arabes ? Téhéran a-t-il des alliés dans ce "bras de fer" diplomatique ? Les nations occidentales sont-elles vraiment claires dans leurs relations avec Téhéran ? Que peuvent les Américains qui semblent englués en Irak ? Les Mollahs ont-ils un "lobby" efficace dans notre Pays ? Pourquoi toutes ces provocations depuis l'élection d'Ahmadinejad ? Quelle est la manière la plus efficace pour les forcer à reculer ? Sont-ils soutenus par leur opinion publique dans cette longue course à l'arme nucléaire ? Les questions sont tellement nombreuses et je ne dispose hélas que de 25 minutes ...

Kavéh Mohséni est le chroniqueur politique du site "iran-resist", en lien permanent sur le blog. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, allez le lire d'urgence, vous y découvrirez une mine d'informations (cliquer ici) !

J.C

03 janvier 2006

Condamnés à mort de Libye : espoir de libération ? Leur avocat fera le point sur "Rencontre" le 15 janvier


Photo de trois des infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à mort en Libye. (cliché Sipa)

La cour suprême de Tripoli a prononcé le 25 décembre le renvoi de l'affaire vers la cour pénale de Benghazi. Ceci sauve donc les cinq condamnés (5 infirmières et un médecin), mais ils ne sont pas encore libres ; le verdict a résulté de fortes pressions internationales, et le marchandage se poursuit en coulisses.

Ci-dessous un extrait du site du journal "Le Figaro" donnant cette bonne nouvelle :

"La cour suprême libyenne a ordonné dimanche un nouveau procès pour les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, condamnés à mort après avoir été accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.«La cour a accepté le recours des infirmières bulgares et ordonné qu'un nouveau procès se tienne devant la cour pénale de Benghazi», a annoncé le tribunal.Cette annonce a été faite à l'issue d'une audience d'une heure au cours de laquelle les avocats des infirmières et ceux des familles des victimes libyennes ont pris la parole.Les infirmières et le médecin n'étaient pas présents à l'audience.Les six accusés ont été condamnés en mai 2004 à la peine capitale après avoir été reconnus coupables d'avoir inoculé le sida à 426 enfants libyens, dont 51 sont morts, à l'hôpital de Benghazi.Cette affaire a pris un tour nouveau vendredi avec l'annonce d'un accord entre Tripoli et Sofia pour la création d'un fonds de compensation international au bénéfice des enfants libyens atteints du sida et des familles des enfants morts de cette maladie, en partenariat avec l'Union Européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne."
Tous les médias commencent maintenant largement à parler de cette scandaleuse injustice, qui dure maintenant depuis 7 ans (les accusés ont été emprisonnés en janvier 1999). Voir article du 17 décembre sur le blog pour avoir un historique.
Dimanche 15 janvier vous pourrez entendre l'interview de l'avocat des infirmières bulgares, Maître Emmanuel Altit, qui en mobilisant une campagne internationale d'opinion avec ses confrères de la défense, a largement contribué à "inverser le rapport de forces" avec l'accusation libyenne. Pour rappel, "Rencontre" est diffusée le matin à 9h30

J.C