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16 octobre 2006

Où va l’Iran ? Houchang Nahavandi, ancien ministre du Shah, sera mon invité le 22 octobre

Le Professeur Houchang Nahavandi, ancien ministre iranien

Après une longue pause de plus d’un mois et demi, la série « Rencontre » reprend avec une interview directement liée à l’actualité la plus inquiétante : l’Iran, dirigé depuis l’année dernière par un fanatique antisémite, qui programme la destruction de l’état d’Israël et dont rien ne semble empêcher la course à l’arme nucléaire.

Mon invité sera Houchang Nahavandi. Il connaît bien ce pays, car il a été deux fois ministre sous le règne du dernier Shah d’Iran, Mohamed Reza Pahlavi - d’abord ministre du développement pendant les années 60 et puis, pendant juste un mois en septembre - octobre 1978 ministre des sciences et de l’enseignement supérieur, juste avant la révolution qui allait installer au pouvoir le régime sanguinaire et despotique des Ayatollahs. Condamné à mort, il a fui l’Iran et il vit depuis en exil en Europe. Nous avons déjà eu une interview en mars de l’année dernière, et nous avions alors parlé de son ouvrage « Carnets secrets, chute et mort du Shah », publié aux éditions Osmondes. Ce livre a été un grand succès de librairie, c’est aujourd’hui aux Etats-Unis l’ouvrage le plus vendu sur la révolution iranienne. Il m’a fait parvenir un nouveau livre, intitulé « Iran, le choc des ambitions », (éditions Aquilon, prix : 28 E). C’est un ouvrage imposant (il a plus de 700 pages) qui complète le précédent ; il ne se focalise pas sur les années précédant la chute du Shah, mais il couvre deux siècles d’Histoire, en essayant de raconter les tentatives de modernisation du pays et, hélas, la chute dans un régime islamique totalitaire.

Mais l’actualité est trop brûlante, et contrairement à mon interview précédente la majorité des questions tourneront autour des réactions de la communauté internationale face à l’Iran d’aujourd’hui : que penser de la thèse, qui dit que dans le fond et pour garantir leur indépendance, tous les Iraniens, même opposants aux Ayatollahs, sont pour le nucléaire militaire (Antoine Sfeir l’avait développé à mon micro) ? Peut-on accepter la différence que l’on fait dans la presse entre Mollahs « conservateurs » et « réformateurs » ? Comment expliquer ce silence des intellectuels et des politiques face aux outrances antisémites de Téhéran, et est ce que vraiment l’Europe n’a plus de repères moraux ? Que penser des déclarations de Jacques Chirac au moment de l’Assemblée Générale des Nations Unies, quand il a dit que les sanctions ne pouvaient pas marcher, et qu’il ne fallait pas fixer d’ultimatum ? Et est-ce que aujourd’hui le front occidental n’a pas été brisé ?

Une émission passionnante, que j’espère vous serez nombreux à suivre !

J.C