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04 mai 2008

Ken Livingstone battu, Youssouf al-Qaradawi perd un copain

Ken Livingstone faisant les yeux doux à Youssouf al-Qaradawi

Je n’ai pas l’habitude de commenter les élections dans les pays étrangers, a fortiori quand elles sont locales. Je n’ai pas, non plus, d’antipathie particulière pour le Parti Travailliste britannique, qui tient plus du Modem que du P.S français, et qui semblait avoir (du moins à ce que j’en savais) un bilan économique et social plutôt flatteur. Mais au-delà de sa déroute lors des dernières élections locales, je dois avouer ma jubilation après la défaite du maire de Londres, Ken Livingstone. Incarnation insolente du dernier avatar des Gauches européennes - la tendance « libéral-libertaire », reniant ses convictions en matière sociale mais « remettant le couvert » en matière de tiers-mondisme et d’antiaméricanisme primaire - « Ken le rouge » a pris, comme aucun équivalent dans une grande capitale, la tête d’une véritable croisade haineuse vis-à-vis d’Israël.

Quatre pièces à verser à ce dossier :

1. Le 24 février 2006, Ken Livingstone fut suspendu de ses fonctions de maire de Londres. Il avait comparé un journaliste juif - Oliver Finegold, de « L’Evening Standard » - à un « criminel de guerre allemand ». Ce jugement provenait d’un organisme indépendant - « l'Adjudication Panel » - ayant pour vocation d'évaluer les élus locaux sur leurs prestations publiques. Au terme d’une longue procédure, ce jugement fut annulé mais le maire présenta ensuite ses excuses à la communauté juive.

2. Après les terribles attentats de Londres (voir en lien), qui firent 50 morts et des centaines de blessés dans sa ville, il n’hésita pas à les justifier - implicitement - en disant que si Al-Qaïda les avait commis, c’était en raison de la politique britannique au Moyen-Orient !

3. Vis-à-vis d’Israël, il aura manifesté une agressivité sans limites, digne de son passé trotskiste ... Ainsi, dans un article publié début 2005 dans « The Guardian » ( qui en matière d’antisionisme viscéral rendrait la lecture du journal « Le Monde » presqu'agréable), voici comment il décrivait cet État : « Israël a toujours poursuivi, terrorisé, et pratiqué un nettoyage ethnique vis-à-vis des Palestiniens » ; « Ariel Sharon est un criminel de guerre qui devrait être en prison » ; « ses partenaires, ses électeurs sont tous des criminels » ; « pendant des décennies, Israël a démonisé les Arabes » ... et autres amabilités, rapportées par Stever Plocker sur le site Ynetnews, qui réclamait alors le départ de l’ambassadeur à Londres.

4. Enfin et bien naturellement, il n’aura rien trouvé à redire pendant ses années de mandat, à la transformation de la capitale en véritable « Londonistan ». Choisissant bien ses amis, il invita même (au titre du « dialogue des cultures ») le célèbre Youssouf al-Qaradawi commentateur vedette sur la chaîne Al-Jazeera, défenseur de la Charia et avocat des attentats kamikazes (voir photo).

Bye bye Ken ... et merci pour ce cadeau d’anniversaire, à quelques jours du « Yom Haatsmaout » qui sera célébré la semaine prochaine en Israël !

J.C