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17 décembre 2006

Premier boycott contre l’Iran après le sommet négationniste de Téhéran

Enfin !
Après l’ignominie de la pseudo « conférence » sur l’Holocauste organisée à Téhéran les 11 et 12 décembre, voilà une réaction concrète, qui va au-delà des regrets, condamnations ou déclarations creuses qui n’ont jamais eu le moindre effet sur les dirigeants iraniens.

Environ 40 Instituts de recherche européens et nord-américains ont décidé de suspendre tout contact avec « l’Institut Iranien pour les Études Politiques et Internationales » (IPIS), qui a organisé cette nauséabonde assemblée de négationnistes.

Je l’ai appris ce matin en découvrant un article sur le site du « Haaretz » (lire ici). Heureuse surprise, c’est une personnalité que j’ai eu l’honneur d’avoir comme invité cette semaine à mon émission, qui a organisé ce boycott ! François Heisbourg, président de « l’International Institute for Strategic Studies » de Londres et du « Geneva Center for Security Policy », conseiller spécial à la « Fondation pour la Recherche Stratégique », a répondu par téléphone à quelques questions du journal ; je résume ci-dessous ses propos :
- d’abord il s’agit d’une décision morale, et non politique ; il faut faire comprendre à Téhéran qu’il y a un prix à payer lorsqu’une « ligne rouge » est franchie ;
- ensuite ce boycott ne sera levé qu’après un rejet clair et net par les Iraniens des théories négationnistes ;
- enfin pour l’Institut de Téhéran, c’est l’équivalent d’une rupture des relations diplomatiques à l’échelle des pays ; or l’IPIS est la principale interface iranienne vis-à-vis des chercheurs étrangers, cette rupture leur fera donc un tort certain.

J.C