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07 avril 2007

Ces Musulmanes qui votent pour Jean-Marie Le Pen ...

« Et si la campagne changeait à la Gare du Nord ? » titrait le journal « Libération » le 30 mars. On devine le scénario : le mixte de casse et de pillage ayant suivi l’interpellation d’un fraudeur récidiviste a fait revivre, par écrans de télévision interposés, la grande peur de novembre 2005, peur d’autant plus profonde que l’on est loin du terrain (pour y passer quasi-quotidiennement, je peux attester que l’endroit n’avait rien, après coup, d’un champ de bataille après la tempête, à quelques carreaux de verre brisés près) ; on se souvient ainsi que ce fut dans des petits villages alsaciens, loin de toute population immigrée, que le Font National a dépassé les 40 % en avril 2002 ; au lendemain de son départ du Ministère de l’Intérieur, cet évènement décrédibilise le candidat Nicolas Sarkozy sur la maîtrise de l’insécurité et renforce, par un phénomène de vases communicants, Jean-Marie Le Pen à qui il avait raflé quelques pour cents d’électeurs. Cette analyse est d’ailleurs partagée par une majorité de Français, ce qui est d’autant plus inquiétant quant aux intentions de vote affirmées « en creux » ... Car là est l’inconnue principale : le leader du Front National peut affirmer tranquillement qu’il est en réalité à environ des 20 % d’intentions de vote, dans la mesure où les sondages ne peuvent que « manipuler » les opinions le concernant, ses électeurs camouflant leur choix et leurs intentions étant « remises à niveau » grâce à des fumeuses corrections mathématiques !

Au risque donc de me ridiculiser le 22 avril au soir (disons-le : je souhaiterais mille fois me tromper), je parie donc sur un Le Pen bien au-delà des 15 % au premier tour, dépassant peut-être François Bayrou. J’ai déjà évoqué sur le blog ses positions iconoclastes en politique étrangère, en phase avec une grande partie de l’opinion (voir en lien : "Le Pen candidat des Mollahs"). Aujourd’hui, avec cette petite vidéo, je vous invite à découvrir un autre tabou de ces élections présidentielles : celui des Musulmans qui vont voter pour lui. Entendons-les : il n’est question ni du Moyen Orient, ni des Juifs ; l’extrême droite a la côte chez ces « Beurettes » ; et puis, en se clamant plus français que les Français d’origine, ce prolétariat marginalisé exprime un vrai désarroi - à méditer !

J.C