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01 mars 2017

Le rapport de l’ONU a révélé le visage réel du régime iranien



L’Organisation des Nations Unies a accusé la semaine dernière le régime iranien de violer de manière continuelle le droit international par l’envoi d’armes aux milices au Moyen-Orient. Le Sous-Secrétaire général de l’ONU pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman, a déclaré que le régime iranien avait violé le droit international en envoyant des armes aux milices en Irak. Le Téhéran d’aujourd’hui a laissé derrière lui des années de pratiques mensongères et trompeuses, où il a parfaitement réussi à convaincre la communauté internationale que le régime tend en effet à changer son comportement au vu de l’arrivée au pouvoir du président Rohani. Les autorités iraniennes ont ainsi pu échapper à la surveillance internationale.

Le rapport indique qu’une cargaison d’armes a été saisie par la marine américaine dans le Golfe d’Oman. De plus, un rapport spécial présenté par le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon au Conseil de sécurité des Nations Unies lundi dernier indique que le régime iranien viole l’accord conclu il y a un an avec les puissances mondiales, sur son programme de développement nucléaire.

Les représentants français et américains ont déclaré que le régime iranien avait mené quatre essais de missile balistique depuis la signature de l’accord nucléaire avec les États-Unis et cinq autres puissances du monde l’an dernier.
Le rapport mentionne une cargaison d’armes iraniennes interceptée, à destination des rebelles au Yémen, et une violation des restrictions de déplacements des Iraniens comme le chef de sa force al-Qods, qui a récemment été aperçu en Irak.

Le Téhéran d’aujourd’hui a laissé derrière lui des années de pratiques mensongères et trompeuses, où il a parfaitement réussi à convaincre la communauté internationale que le régime tend en effet à changer son comportement au vu de l’arrivée au pouvoir du président Rohani. Les autorités iraniennes ont ainsi pu échapper à la surveillance internationale tout en poursuivant leurs quêtes égoïstes, outrageant autant la quiétude de leur peuple que les intérêts collectifs environnementaux, sociaux et politiques.

Le succès de cette parade qui a été longtemps jouée par le gouvernement iranien ne prouve qu’une chose : la réussite du gouvernement à achever de décevoir tous les observateurs de la politique iranienne, qu’ils soient de l’extérieur ou de l’intérieur du pays (y compris les opposants du CNRI). Ces derniers ont tenu samedi 9 juillet, le plus grand rassemblement d’opposants iraniens dans la capitale française. Les discours qui ont été tenus entre autres par la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi et des représentants de délégations étrangères contre la théocratie iranienne, ont dénoncé une présentation factice du président Rohani comme un modéré. Une fausse image qui grâce à l’intoxication a cependant su se propager et persuader certains milieux en Occident. Une « modération » bien superficielle qu’il faudrait commencer à mettre sérieusement en cause. Il suffit de savoir que le 18 juillet dernier, le secrétaire général des nations unies Ban-ki-Moon avait publié un rapport de 17 pages traitant de la conformité de l’Iran à l’accord nucléaire, lequel était entré en vigueur en janvier de la même année. Ban –Ki-moon s’inquiète de la poursuite du programme balistique du régime iranien. Un programme qui n’a pas de raison d’être si on renonçait réellement à des ogives nucléaires.
Aujourd’hui il est temps, selon le CNRI de faire le point sur ces dits et sur cette image maquillée, embellie de la réalité du gouvernement iranien.
 
Malheureusement, cette fausse idée persiste encore grâce à l’aide précieuse de certains dirigeants occidentaux et défenseurs de l’accord nucléaire. Pendant ce temps l’Iran a le taux d’exécutions le plus élevé depuis 25 ans, et une attitude répressive et oppressive du gouvernement à l’encontre des artistes, intellectuels et opposants.
 
La résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies avait demandé à la République islamique d’éviter de développer son système de missiles balistiques, mais l’Iran a réalisé depuis la signature de l’accord en juillet dernier six tests de tirs de missiles. Entre-temps, les iraniens continuent d’expédier des armes dans les zones de conflits telles que le Yémen et l’Irak et de provoquer leurs adversaires traditionnels avec, à titre d’exemples, des tirs de roquettes à proximité des navires de guerre américains et européens.

Les partisans du régime iranien ont jusque-là eu l’audace de nier les livraisons d’armes, mais quant aux missiles balistiques où ils n’ont décidément d’autre choix que d’avouer. Ceci nous montre sans l’ombre d’un doute qu’il est désormais difficile si ce n’est impossible de croire dans les paroles d’un régime qui prétend rejoindre l’accord dans le long terme mais refuse d’appliquer la résolution de l’ONU. Il est également difficile de croire les déclarations de la Maison Blanche et de ses alliés qui espèrent toujours qu’une démonstration de modération se manifestera de la part du régime iranien. La question qui revient sans cesse est celle de savoir jusqu’à quand les grandes puissances occidentales continueraient-elles leur bienveillance, voir leur complaisance, à l’égard du régime iranien? Soutenir l’opposition démocratique ne serait-elle pas une alternative plus sûre et plus efficace pour l’avenir ?

Charles Delescluze,      

Site "Minute News", 27 juillet 2016

Nota de Jean Corcos :

Six mois après cet article, les choses semblent bouger au moins au niveau des États-Unis : la nouvelle administration Trump a adressé, le 1er février, une sévère mise en garde suite à un nouvel essai de missile à longue portée ;  et le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a affirmé que l’Iran était « le plus grand État soutenant le terrorisme au monde ».