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24 février 2011

La Tunisie épouse le nom de Mohamed Bouazizi

Hommage à Mohamed Bouazizi

La municipalité de Tunis a rebaptisé ce jeudi  17 février 2011 la place du 7 Novembre, la plus importante de la capitale tunisienne, pour lui donner le nom de Mohamed Bouazizi, dont l'immolation par le feu a déclenché la "révolution du jasmin" qui a renversé le 14 janvier le président  Ben Ali. Ce vendeur ambulant  est devenu célèbre après  la tentative de suicide par immolation le 17 décembre 2010, à l'origine des émeutes qui concourent au déclenchement de la révolution tunisienne évinçant le président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir. Il est décédé quelques semaines plus tard, après une horrible agonie.

Le Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous où il est mort a été renommé « Hôpital Mohamed Bouazizi »

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a  indiqué aussi  ouloir donner à un lieu parisien le nom de Mohamed Bouazizi, « figure emblématique qui, par son acte de résistance, symbolise le combat des Tunisiens pour la démocratie, la justice et la liberté »

Le producteur tunisien Tarak Ben Ammar prépare actuellement un film sur le jeune Tunisien Mohamed Bouazizi. Le tournage de ce long métrage en langue arabe, dont le titre et la distribution ne sont pas encore connus, devrait débuter dès le mois de mai prochain dans différentes régions de Tunisie, principalement à Sidi Bouzid. C'est dans cette petite ville rocailleuse au milieu d'une région d'oliviers et d'amandiers au centre du pays que le  jeune vendeur de fruits et légumes, Mohammed Bouazizi, s'est immolé par le feu après une énième humiliation policière.

"Les recettes du film iront à sa famille et ses descendants à vie. Ce film est une manière de rendre son nom universel, d'en faire un symbole", explique encore M. Ben Ammar. Mohamed Bouazizi, poursuit-il, "est devenu sans le vouloir l'âme et l'ambassadeur de la Tunisie et de son peuple par un acte humain et pas politique".

"Je veux produire ce film afin que nos enfants n'oublient pas la révolution et son symbole qui n'est ni un homme d'affaires, ni un intellectuel, mais un simple citoyen", ajoute Tarek Ben Ammar. Le film sera "une adaptation libre" de la vie du jeune Tunisien "jusqu'à l'acte terrible de son immolation", a-t-il expliqué à l'A.F.P.

Ftouh Souhail
Tunis