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20 février 2017

Minatures persanes, mille ans de poésie



Impossible d'évoquer l'Iran dans un dossier spécial sans parler des fameuses miniatures persanes. Rien qu'à leur propos, on peut réaliser combien ce pays mérite ce qualificatif récurrent : "Une nation d'une riche culture". Certes, le rappel agace parfois, car l'arrière pensée est souvent politique : mais est-il possible de "zapper" cette réalité ? Évidemment non !

L'article consacré à ce sujet par Wikipedia est d'une richesse exceptionnelle, et en faire même un résumé relève d'un challenge impossible. Quelques points de repère, cependant : cet art a connu son sommet pendant les périodes mongoles et timourides, donc sous influence asiatique ; l'influence des artisans chinois a été déterminante ; les miniatures persanes, qui ont accompagné des siècles de production littéraire, sont indissociables de la Poésie qui est un des "fils rouges" de la culture iranienne ; associant le plus souvent des textes, des arabesques et des motifs illustrés, les miniatures persanes ont toujours nécessité le travail minutieux et coordonné de plusieurs corps de métiers, calligraphes, peintres, doreurs, relieurs, etc. ; et enfin, les personnages représentés dans toutes sortes de scènes sont la preuve, par l'absurde, qu'une véritable civilisation islamique pouvait tolérer des figures humaines, a contrario de l'idéologie obscurantiste l'interdisant au nom de la religion.

Chaque époque, marquée par des dynasties différentes elles-mêmes souvent issues de diverses invasions, des Mongols aux Turkmènes en passant par Tamerlan, a laissé des styles artistiques différents. Et j'ai au final choisi comme illustrations quatre miniatures couvrant quelques siècles - avec les légendes reprises de Wikipedia -, mais bien sûr sans aucune prétention de synthèse !



Iskander pleuré par ses proches 
(Livre des Rois de Demotte, 1326-1360), 
Washington, Freer Gallery of Art 

Faribourz se présentant devant Key Khosrow, "Shahnameh à grandes têtes",  
Guilan, 1492 (British Museum)


Illustration du Jardin de la rose du pieux de Djami, daté de 1533. L'image mélange la poésie et la miniature persane en une seule image, comme c'est l'habitude dans de nombreuses œuvres de la littérature persane

Miniatures des Mille et une nuits illustrées par Abolhassan Ghaffari 
(Téhéran, bibliothèque du palais du Golestan), 1853

J.C