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15 février 2017

Iman Maleki, ou le rêve hyperréaliste


Une toile sur la Toile
- février 2016


Comme vous le savez, je ne propose jamais un "dossier" sur un pays sans oublier un peuple à cause de ses dirigeants, ou les mille et une facettes d'une société à cause de la géopolitique. Vous retrouvez donc ma rubrique "Une toile sur la Toile" ici, pour vous parler d'un artiste iranien fabuleux, jeune ( à peine 40 ans), et un des plus doués parmi les peintres "hyper réalistes".

Iman Maleki a une page Facebook , et j'y ai trouvé cette présentation.

"Iman Maleki est un peintre réaliste iranien né en 1976 à Téhéran.
Iman Maleki nait à Téhéran en 1976 et dès l'enfance est fasciné par la peinture. En 1991, à quinze ans, il commence à prendre des cours de peinture, avec pour professeur le plus célèbre peintre d'Iran, Morteza Katouzian, qui restera par la suite son unique enseignant. Parallèlement, Iman Maleki se met à peindre.
À partir de ses vingt-deux ans, l'artiste va s'épanouir d'une année sur l'autre sur divers plans de sa vie :
1998 : première de ses expositions
1999 : obtention d'une maîtrise en design graphique à l'Université d’art de Téhéran
2001 : création du studio de peinture ARA — Iman Maleki enseigne à son tour
2005 : il remporte d'un seul coup le prix William Bouguereau et le Chairman’s choice lors du 2e Concours international du salon ARC (Art Renewal Center).
Ce peintre s'inscrit dans l'hyperréalisme."

Quelques mots, enfin, à propos du choix de cette oeuvre parmi d'autres aussi réussies : je l'ai choisi parce qu'il représente deux jeunes femmes dont la tenue évoque à la fois la rigueur de la République Islamique, et le désir de liberté : les deux personnages porte un foulard, certes, mais posé de façon très souple, permettant de voir largement leurs longs cheveux ce qui devrait leur poser des problèmes lors de crises de zèle de la "police de la vertu" ; l'une lit un ouvrage, l'autre la regarde (ou l'écoute ?). Et chaque détail a un sens : les petits gratte ciels à l'horizon, symbole de modernité ; mais aussi le tapis à ses pieds, les sandales enlevées, comme si la Perse éternelle restait, justement à la base de leur quotidien ... au delà de la technique, Iman Maleki nous propose ainsi, de façon très pudique, une scène d'un film dont on peut imaginer mille scénarios.

J.C