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16 octobre 2011

Les réfugiés palestiniens, otages de la diplomatie : Charles Meyer sera mon invité le 23 octobre


Manifestantes palestiniennes pour le "droit au retour"
Photo tirée du site antisioniste "The International Solidarity Movement"

Nous retrouverons dimanche prochain Charles Meyer pour continuer de parler de son livre "Les réfugiés palestiniens, otages de la diplomatie", publié aux éditions Hermann. Ce dossier des réfugiés est au cœur de tout règlement du conflit israélo-arabe, même si, comme je l'ai déjà dit, il est incroyablement laissé de côté par les médias et les responsables politiques. Or il faut, que cela nous plaise ou pas, voir les choses en face et ne pas se bercer d'illusions. Les Palestiniens ont obtenu de la communauté internationale depuis une vingtaine d'année pratiquement tout ce qu'ils ont demandé, que ce soit la reconnaissance de l'O.L.P comme partenaire des négociations malgré son passé terroriste, les accords d'Oslo qui ont obligé Israël à négocier l'avenir des territoires occupés en 1967, et le principe d'un état indépendant reconnu par toute la communauté internationale y compris les derniers gouvernements israéliens. Ils peuvent se dire donc qu'ils vont tout obtenir, et il suffisait d'entendre Mahmoud Abbas lors de son déjà célèbre discours à l'ONU du 23 septembre dernier, il suffisait aussi d'avoir l'oreille assez fine pour entendre tout ce que nous disent sans arrêt leurs responsables et leurs médias : le refus de reconnaitre Israël comme état nation du peuple juif signifie, en filigrane, le "retour" en Israël de 4,8 millions des leurs, pratiquement tous des descendants de ceux qui ont fui en 1948 donc des faux réfugiés ; ils ont construit leur identité nationale autour de ce projet, et il y n'y a aucune possibilité pour qu'ils y renoncent, sauf improbable pression internationale ou arabe. Alors il faut comprendre pourquoi on en est arrivé là, quelle est la responsabilité de l'ONU et de son agence, l'UNRWA. Il faut aussi connaitre à fond ce qu'ont été les résolutions internationales, démonter ce que la propagande antisioniste radicale va asséner avec la complicité de trop de médias. Il faut enfin voir quelles solutions on peut opposer à ce suicide programmé de l'état juif.

Parmi les questions que je poserai à Charles Meyer :

- Est-ce que vous pensez que pour les Palestiniens, comme l’avait dit Yasser Arafat en 2001 après son rejet des propositions Clinton, « Hak el-Awda moukades », « le droit au retour est sacré », autrement dit qu'il ne peut y avoir le moindre compromis ? Ou alors, comme le disent certains commentateurs, pensez-vous qu'il ne s’agit que de placer la barre des négociations très haut, de manière à tout obtenir sur le reste, Jérusalem en particulier ?
- Vous parlez dans votre livre des camps de réfugiés de Cisjordanie : on découvre qu’ils ne sont pas bien traités, car l’Autorité Palestinienne a refusé de les intégrer dans ses programmes de développement, laissant toute la responsabilité des camps à l’UNRWA, agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine : pourriez-vous donner des exemples concrets à nos auditeurs de cette gestion discriminatoire ?
- Vous racontez comment l’UNRWA a été créé en décembre 1949, et comment les états arabes ont refusé que ce soit l’office des Nations Unis pour les réfugiés, le HCR, qui traite ces personnes déplacées comme les dizaines de millions d’autres qu’a connus le Monde depuis 60 ans : en quoi les objectifs, le cadre juridique et surtout la définition du mot « réfugié » sont-ils différents dans le cas des Palestiniens ?
- L’Autorité Palestinienne, relayée par tous les réseaux de propagande antisionistes radicaux, prétend s’appuyer sur la légalité internationale en disant que « le droit au retour » est réclamé par la Charte des Nations Unies, et par une décision spécifique, la résolution 194 de l’Assemblée Générale de l’ONU : y a-t-il, pour d’autres conflits, des précédents à cette exigence de « retour » ? Que dit précisément la résolution 194 ? Quel est son statut juridique ? Et que disent, à propos des réfugiés, les résolutions du Conseil de Sécurité et les différents traités de Paix signés avec les états arabes ?
- Sans donc ce "droit au retour" qui signifierait la mort d'Israël, quelles pistes pour en finir avec le drame des réfugiés palestiniens ?

Rarement une de mes émissions aura été consacré à un sujet aussi grave et incontournable : j'espère donc que vous serez très nombreux à l'écoute !

J.C