Notre radio

Notre radio

12 octobre 2014

Hezbollah, Califat islamique, scénarios pour les prochaines guerres : Stéphane Juffa sera mon invité le 19 octobre

Missiles du Hezbollah

Retour à l'actualité mouvementé du Moyen-Orient dimanche prochain, car nous parlerons à nouveau d'Israël et de son menaçant voisinage. On évoquera bien sûr la dernière guerre avec le Hamas mais nous parlerons surtout des dangers qui le menacent peut-être dans un très proche avenir. "Hezbollah, Califat islamique, scénarios pour les prochaines guerres", voici le titre que j'ai choisi et le menu de ce nouvel entretien. Mon invité sera un journaliste israélien, Stéphane Juffa. Il est le rédacteur en chef de l'agence indépendante Metula News Agency. J'avais eu le plaisir déjà de l' avoir comme invité il y a environ deux ans, le sujet  de notre entretien était "Peut-on éviter une guerre avec l'Iran ?". Alors, pourquoi à nouveau une émission pour parler de conflits théoriques ? Non pas parce que je méprise la diplomatie ou les jeux politiques, mais les sujets de sécurité sont trop graves pour en parler de façon superficielle, au détour d'une ou deux questions en le noyant dans le reste : je pense que son site est l'une des meilleures sources francophones pour les matières militaires, et j'ai été à nouveau particulièrement impressionné par les précisions qu'il donnait sur la nouvelle guerre de Gaza, quasiment au fil de l'eau. Nous évoquerons donc le bilan de ce conflit de 50 jours, et puis, nous parlerons, surtout, de ce qui nous angoisse tous à présent, une ou plusieurs nouvelles guerres, cette fois beaucoup plus meurtrières, d'une part avec le Hezbollah, et d'autre part avec les troupes du "Califat islamique" - qui viennent enfin de mobiliser contre elles les Etats occidentaux et leurs alliés arabes.

Parmi les questions que je poserai à Stéphane Juffa :

-        A propos de la dernière guerre avec le Hamas. On a dit que c'était un nouvel épisode des "guerres asymétriques" que mènent les démocraties occidentales contre les diverses milices islamistes dont fait partie cette organisation palestinienne. Et beaucoup d'analystes, y compris dans la presse israélienne, ont écrit qu'on ne gagne jamais ces guerres : qu'en pensez-vous ?
-        Dans le trouble qui a gagné l'opinion israélienne à la fin de cette guerre, il semble qu'une chose a beaucoup joué, c'est le flou dans les buts stratégiques du gouvernement israélien. Or il y avait une façon très simple pour Bibi Netanyahou de bien placer le curseur en démontrant, par avance, que le Hamas ne gagnerait pas, il suffisait de dire : "Khaled Mechaal réclame la levée du blocus et la création d'un port et d'un aéroport sans aucuns contrôles pour pouvoir importer librement des armes sophistiquées de l'Iran, et il ne l'obtiendra pas". Et effectivement, le Hamas ne l'a pas obtenu ; pourquoi les Israéliens sont-ils aussi nuls en matière de communication ?
-        La principale leçon stratégique tirée de ce conflit c'est le succès impressionnant du "Dôme de fer", les missiles anti-missiles israéliens ayant intercepté plus de 90 % des missiles du Hamas risquant de tomber en zone habitée. Il y a cependant deux autres menaces stratégiques qui ont été plus difficiles à contrer. D'abord les tunnels offensifs, et ensuite, les bombardements d'artillerie par des mortiers à courte portée : est-ce qu'on ne risque pas, à une échelle bien plus grande, d'avoir ces menaces à la frontière du Liban ? La presse israélienne a évoqué, à plusieurs reprises, la conquête possible par le Hezbollah de localités à la frontière Nord, pensez-vous que c'est un scénario possible ?
-        Il y a dans le scénario d'une guerre avec le Hezbollah un élément qui est très inquiétant, c'est l'aspect qualitatif de son arsenal. La presse israélienne a publié le chiffre de 5.000 missiles - sur un total de 100.000 - qui eux ne seraient pas du type "Grad", peu précis et largement utilisés par le Hamas depuis la bande de Gaza, mais qui auraient deux caractéristiques redoutables : à la fois des charges explosives beaucoup plus importantes, mais aussi une précision nettement plus grande, permettant de détruire des objectifs stratégiques. Comment fera Israël pour éviter d'être mis à genoux par de telles armements ?
-        Dans un article publié le 6 septembre par le "Times of Israël" et intitulé "Comment quelques milliers de combattants en pick-up effraient le monde", Avi Issacharoff dit qu'une bonne armée conventionnelle, avec ses blindés, son artillerie, son aviation serait capable de résister aux barbares de "l'Etat islamique" : mais le vrai danger ce serait la déstabilisation par des cellules terroristes infiltrées, la terreur sur les populations civiles, etc. Qu'en pensez-vous ? La Jordanie qui est alliée de facto d'Israël est-elle à votre avis réellement menacée ?

Quelques questions, parmi plein d'autres que l'on aimerait poser, tant il est vrai l'avenir parait menaçant : soyez nombreux au rendez-vous !

J.C