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23 mars 2011

Le syndrome syrien ?

Il y a des journées qui finissent douloureusement, comme si des blessures d'un passé que l'on croyait définitivement enterré s'ouvraient à nouveau, et se remettaient à saigner ... l'annonce de l'attentat de Jérusalem, qui a fait cette après-midi un tué et plusieurs blessés graves a été un choc terrible, car la Ville Sainte n'en avait pas connu de la sorte depuis 2004 ; et à nouveau, ce sont les arrêts de bus qui deviennent des pièges terrifiants pour la foule des civils.
Mais je n'ai pas été moins horrifié et inquiet de voir revenir un autre cauchemar, celui du bombardement des cités israéliennes du Sud par des missiles de longue portée : Beersheba, Ashdod, ce sont de grandes cités industrielles obligées de vivre aussi dans la peur, mais aussi dans une paralysie qui n'est pas tenable sur le long terme. Comment le gouvernement va-t-il réagir ? Comment éviter le piège d'un embrasement généralisé, tout en conservant un minimum de dissuasion face à des ennemis résolus ?

Cette actualité éclipse la révolution qui vient peut-être de commencer en Syrie, où la répression a déjà fait des dizaines de victimes ... mais les deux affaires ne sont-elles pas liées ? On dit que les derniers lancers de missiles sont le fait non pas du Hamas, qui ne voudrait pas risquer une "opération plomb fondu numéro 2", mais du Djihad islamique, qui a toujours été présenté comme le bras terroriste des services iraniens. Hypothèse : et si, se sentant menacés par l'onde de choc révolutionnaire au Moyen-Orient, l'axe Téhéran-Damas tentait une diversion sanglante, sous la forme d'un nouveau conflit impliquant Israël ? Un "syndrome syrien", peut-être imaginaire, mais que je voulais vous exposer ici.

J.C