Notre radio

Notre radio

26 janvier 2009

L'histoire ne pardonnera pas au Hamas

L'histoire ne pardonnera pas au Hamas qui a ignoré l'initiative égyptienne, visant à un cessez-le feu entre le mouvement intégriste et Israël, initiée par le président Hosni Moubarak dés la première semaine du conflit. L'histoire ne pardonnera pas le Hamas qui n'avait pas compris que la voie des combats n'emmène nulle part, qu’elle aurait pu cesser plutôt, et qu'un cessez-le feu accepté était inévitable pour sauver un millier de vies à Gaza

Tout aurait pu être fait pour que la mort horrible, tragique, de civils hommes, femmes et enfants cesse le plus rapidement possible. Personne ne pouvait accepter la souffrance civile durant les trois semaines à Gaza. Sauf que pour le Hamas les vies n'ont aucune importance ni du coté palestinien ni du coté israélien (1). Nous étions tous bouleversés à chaque fois que des enfants étaient atteints dans la bande de Gaza, car il n'y a pas de différence à nos yeux entre un mort palestinien et un mort israélien. Le monde était impatient de voir un accord pour faire cesser le cercle vicieux de la violence. Sauf que le Hamas avait répondu avec un "total mépris" à l'appel au cessez-le-feu voté dans la soirée du 9 janvier 2009 par l'ONU.
Une résolution de l'ONU obligeait les deux parties au silence des armes ... sauf le Hamas. C'est pour cela d'ailleurs que la sagesse est venue du coté israélien lorsque l’État hébreu a décidé unilatéralement un cessez-le feu pour atténuer la souffrance coté palestinien. Si Israël n'avait pas pris une t-elle décision, on aurait pu voir à Gaza un bilan humain plus dramatique. Israël a eu raison aussi d'ouvrir durant les combats un couloir humanitaire, il était inutile de faire souffrir la population civile, car le Hamas la fait déjà assez souffrir. Personne n'aurait pu rester insensible à la souffrance dont témoigne le chirurgien norvégien, qui adressa des SMS à ses amis pour leur dire « nous naviguons dans un flot de mort, de sang et d'amputations ». Le meilleur moyen d'y mettre fin n'était pas d'attendre que le Hamas décide spontanément la fin des hostilités. Le seul espoir est venu de l'annonce d'Israël d'un cessez-le-feu unilatéral, alors même que la décision onusienne prévoyait un cessez-le-feu réciproque.
Nous savons avec pertinence que le Hamas est une organisation hors loi. Il ne fallait donc pas rêver, et s'attendre de ceux qui s'abritent derrière des emblèmes de neutralité comme l'ONU ou ceux qui cachent les armes dans des écoles, les mosquées ou qui transportent les miliciens dans les ambulances, de faire un geste pour atténuer la souffrance de leur population. Les nombreuses déclarations de refus de l'acte onusien par les islamistes, au demeurant toutes semblables, aurait pu faciliter la tâche du gouvernement de Jérusalem, de plus en plus résolu à en finir avec les islamistes de Gaza. Mais Israël a prit en considération la situation humanitaire à Gaza pour décider unilatéralement la fin de l'opération « Plomb durci ».

Malgré l'initiative volontaire et purement humanitaire d'avoir annoncé un cessez-le-feu unilatéral, Israël demeure systématiquement critiqué. Les trois semaines de combat ont abîmé son image au niveau international, et ont radicalisé quelques palestiniens. Mais elles ont aussi envoyé un message essentiel : le Hamas n'est pas un partenaire de négociations, encore moins de paix. C'est l'amère leçon de cette guerre : on ne peut laisser le Hamas gagner et l'histoire ne devrait pas pardonner cette secte politico-religieuse extrémiste, qui sacrifie la population civile pour ses passions recuites, sa haine folle et nihiliste.

Le Réveil de l'Orient
(Pseudonyme de l’auteur, musulman vivant au Maghreb)


(1) Depuis 2001, environ 8000 roquettes et obus ont arrosé les civils israéliens vivant autour de la bande de Gaza, mettant ½ million de personnes sous cette menace.