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26 septembre 2008

« Israël, un petit pays et une grande âme » par Souhail Ftouh

Alors que les nations occidentales assistaient impuissantes, au mois d’août dernier, au massacre du peuple géorgien, les Israéliens étaient les premiers à avoir réagi pour aider la population civile victime de la barbarie de l’armée russe (1). Ce que les médias sélectifs n’ont pas rapporté, c’est que au cours de cet été de 2008, des organisations humanitaires israéliennes ont été mobilisé pour apporter une aide au peuple géorgien. Cette opération avait regroupé plusieurs organisations humanitaires dont le célèbre Maguen David Adom, Brit Olam, l’association Matan et le Fond humanitaire du mouvement des Kibboutz. Malgré l’insécurité générale, qui avait entravé l’accès aux personnes déplacées dans certaines régions de Géorgie - notamment dans la ville de Gori -, les organisations humanitaires israéliennes avaient rapidement ressenti le danger de la situation et le désarroi de la population locale, lors de l’avancée dramatique de l’armé russe sur le territoire souverain de la Géorgie. L’ONU avait qualifié la situation humanitaire à Gori de « désespérée ». Le premier convoi humanitaire n’a pu pénétrer dans cette ville de l’ouest de la Géorgie que le 17 août. Le 19 le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) déclarait attendre des garanties sécuritaires avant de pouvoir opérer dans certaines régions de l’ouest de la Géorgie. En effet, sous la pression militaire russe, les organisations humanitaires n’ont pas été autorisées à acheminer leur aide aux Géorgiens. Les civils étaient exposés aux maladies et à la faim (2). Très vite les organisations humanitaires israéliennes ont répondu à l’appel de l’ambassade géorgienne en Israël. Une délégation s’est envolée, depuis Tel Aviv vers la ville de Gori, pour apporter une aide efficace aux Géorgiens les plus traumatisés. Cette action était coordonnée par le ministère israélien des Affaires étrangères et le président de l’État d’Israël. Durant son séjour en Géorgie, la délégation israélienne avait effectué un travail remarquable en fournissant à la population sinistrée une aide alimentaire et des produits de première nécessité (y compris des vêtements), une aide médicale mais aussi une assistance psychologique post-traumatique avec une équipe de spécialistes, présidée par le docteur Mike Naphtali, président de l’association « Brit Olam ».

D’après le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 150 000 personnes ont dû fuir leur foyer à cause du conflit. Le 18 août, les autorités géorgiennes avaient enregistré, selon les données recueillies, 70 000 personnes déplacées. Elles ont cependant affirmé que le conflit avait déplacé bien plus de personnes encore. La population géorgienne reste exposée à des attaques liées à l’appartenance ethnique. Même après le cessez de feu (3) l’aide de l’État d’Israël aux populations victimes du conflit en Géorgie se poursuit et des équipes continuent la distribution du matériel.

Ce conflit a montré, encore une fois, que la force de la Russie réside seulement dans son agressivité envers les peuples caucasiens et que ses alliés aussi lâches qu’hypocrites sont toujours prêts à cautionner ses crimes et à lui faire allégeance. Le Monde Libre a vu aussi comment le Peuple juif est différent des autres peuples parce que sa force réside dans cette phrase : " tu aimeras ton prochain comme toi-même" c’est-à-dire qu’en fait la base de sa force est l’amour du prochain, c’est cela sa nature première.

Quand Israël, un petit pays au Proche Orient , a rendu le sourire et l’espoir jusqu’à ce peuple lointain du Caucase, j’ai senti comme un devoir de me lever et remercier solennellement ce petit pays qui possède pourtant une si Grande âme.

Souhail Ftouh,
Tunis


(1) Le 8 août, la Russie prétextant vouloir porter secours aux détenteurs de la nationalité russe en Ossétie du sud, envoie son armée. Sous ce motif et sans le dire réellement, elle entre en guerre contre la Géorgie. Lorsque ses chars franchissent la frontière, la Russie viole le territoire géorgien, enfreint les règles internationales et déclare donc implicitement la guerre.

(2) Amnesty International était également préoccupée par certains bombardements effectués pendant le conflit, qui pourraient s’apparenter à des attaques directes ou menées sans discernement contre des civils et constituer à ce titre des crimes de guerre.

(3) La Russie et la Géorgie ont accepté le cessez-le-feu provisoire négocié par la France. L’accord a été signé par les deux parties les 15 et 16 août. Mais depuis la fin des hostilités, certaines informations font état de la formation, en Ossétie du Sud et autour de cette région, de groupes armés irréguliers et organisés localement qui commettent des atteintes en toute impunité, exacerbant les dangers potentiellement courus par les civils. Des villages peuplés de personnes d’ethnie géorgienne ont également été brûlés dans la région séparatiste de l’Ossétie du Sud.