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28 janvier 2011

El-Baradeï, le retour ?


Le Cox du jour
- mai 2007

 Introduction
Je n'ai pas pour habitude de re-publier des articles anciens du blog ... mais, actualité oblige, il m'a semblé nécessaire d'évoquer rapidement le personnage de Mohamed El-Baradei : c'est qu'un vent révolutionnaire souffle maintenant sur l’Égypte, une grande partie de la population, dopée par l'exemple tunisien, voulant en finir avec trente ans de dictature de Moubarak. La succession n'ayant été, au Caire comme à Tunis, quasiment pas préparée, un "homme providentiel" peut essayer de tirer son épingle du jeu, et cet homme est justement l'ancien directeur du Figaro. Je vous invite à lire cet article du Figaro en lien pour mieux découvrir qui il est, et surtout comment il se prépare depuis un moment à une prise de pouvoir - malheureusement avec le soutien des "Frères Musulmans", ce qui est inquiétant. Mais inquiétante, aussi, a été son attitude face à la course nucléaire de l'Iran, et je voudrais justement le rappeler en reprenant cet article vieux de presque quatre ans déjà !
J.C

Pour ce quatrième hommage au caricaturiste américain, j'ai décidé de vous parler de Mohamed El-Baradeï, le Directeur Général de l'Agence Internationale de l'Agence Internationale de l’Énergie Atomique (A.I.E.A). Ce diplomate égyptien titulaire d'un poste plus que sensible en ces années de crise ouverte avec l'Iran pose en effet, par son comportement, des questions bien troublantes.

Dans son livre "L'Iran, la bombe et la démission des nations" (Éditions Autrement), Thérèse Delpech qui a été mon invitée il y a quelques semaines rappelle un certain nombre de faits peu glorieux pour l'institution internationale chargée, normalement, de veiller à la non-prolifération nucléaire : le fait que c'est l'opposition iranienne en exil qui ait révélé le programme secret des Mollahs en 2002, et non l'Agence ; le fait que son Directeur Général ait traîné les pieds pendant des mois pour ce rendre en Iran et commander des inspections, qui pourtant ont confirmé les alarmes ; les nombreuses réunions du Conseil des Gouverneurs de l' A.I.E.A où, sous l'influence du Directeur Général, la saisine du Conseil de Sécurité de l'ONU a été retardée pendant plusieurs années ...

Or voici que, il y a quelques jours, Mohamed El-Baradeï a fait des déclarations surprenantes : depuis 2003, il avait expliqué qu'il "était urgent d'attendre" ; aujourd'hui, il pense que l'Iran a accompli des pas décisifs vers la maîtrise de l'enrichissement de l'uranium, donc - sous-entendu - que les sanctions de la communauté internationale sont devenus inutiles ! Je vous invite à vous reporter aux derniers articles du site "iran-resist" en lien permanent sur le blog : je ne suis pas forcément d'accord avec toutes les analyses qui y sont développées, et peut-être aurais-je l'occasion d'en rediscuter avec son principal animateur, Kavéh Mohseni, qui a déjà été plusieurs fois mon invité ; mais je partage son appréciation à propos d'El-Baradeï, qui se comporte, pour des raisons à approfondir (rancœur d'un Égyptien contre Israël dont il ne pardonne la puissance régionale ? Souhait inavouée d'une "bombe islamique" pour damner le pion aux Occidentaux ?), vraiment en "complice des Mollahs".

J.C