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22 novembre 2010

Damas, capitale du boycott arabe ... et de l'antisémitisme

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La 85ème conférence des officiers de liaison des bureaux régionaux arabes du boycottage d'Israël a ouvert pour 3 jours ses travaux  le jeudi 27 octobre 2010  à Damas. Avec la participation de 15 pays arabes.

Le sous–secrétaire général de la Ligue Arabe pour "Les affaires de la Palestine et des territoires arabes occupés", Mohammad Soubeih, a affirmé que "le boycott d'Israël est le devoir de tout Arabe et Musulman". De son côté, le chef de la délégation de la Palestine, Anwar Abdel Hadi, a affirmé que "le boycott est l'un des moyens nécessaires pour affronter l'entité sioniste".

L’antisémitisme arabe, qui a aujourd’hui le visage de la Ligue Arabe, se manifeste  à chaque occasion par ces conférences dites de "boycott d'Israël". Le slogan du boycott d'Israël est aujourd’hui l’arme du choix des tyrans, des dictateurs et des gouvernants de ces États totalitaires. Il détourne les populations arabes des troubles publics qui pourraient se déclencher à n’importe quel instant, de la colère,  de la pauvreté, de l’ignorance,  de la maladie, des inégalités économiques et de la négation des droits de l’homme. La Ligue Arabe, qui est un véritable club de pays autoritaires,  a épousé de multiples formes de la haine d’Israël. Il s’agit plutôt d’un antisémitisme politique qui fait de l’État juif la poubelle dans laquelle les pays arabes  vident toutes les frustrations. C’est pour cela que le  seul  combat qui rassemble le plus grand nombre des pays arabes, c’est bien le boycott d'Israël.

Le monde arabe représente 350 millions d'habitants et presque une fois et demi la surface de l'Europe, d'un bout à l'autre ce sont  des gouvernements qui s’appuient davantage sur la brutalité que sur l’autorité de la loi. Israël au Moyen Orient semble aujourd'hui un îlot de démocratie de progrès au milieu d'un océan de dictatures rétrogrades. Comment alors ne pas susciter la jalousie ? Le succès d’Israël inquiète les pays arabes. De plus, les régimes arabes en place n'ont d'autre but que de se perpétuer, sans aucune place pour une véritable expression populaire. Tous les pays arabes sont dans un équilibre fragile, le pouvoir pouvant être renversé du jour au lendemain par la force ou par des urnes truquées ou non, au profit d'un régime islamiste encore plus violent et arbitraire.

Les pays arabes semblent prendre conscience d’une chose: Israël domine largement l’ensemble de ce monde… au niveau scientifique en tout cas. Donc il faut  le boycotter.

En effet, Israël est une "success story" comme disent les anglo-saxons, sur les plans technologiques, économiques, financiers, sur le plan des "start-up", de l'esprit d'entreprise, sur le plan des performances, du nombre de prix Nobel par habitant, des différents prix reçus dans tous les domaines notamment culturels. Sur le plan politique, Israël est  une exception : c’est le seul pays dans toute la région qui soit dirigé par un gouvernement contrôlé par une Assemblée démocratiquement élue.

De fait, Israël sera toujours la première cible des dictateurs arabes et de leurs dirigeants qui sont  les plus  vieux  dans la planète. Ce petit bout de terre  cristallise les haines et les passions de ces gens  qui n’ont pas réussi à construire des pays démocratiques. Nous pourrions ici  revenir sur l’antisémitisme arabe intrinsèque qui remonte à la nuit des temps, et qui a jalonné l’histoire de ces pays après leur indépendance, sans relâche et sans raison, avec son cortège d’horreurs les plus inconcevables pour un esprit simplement "humain". Un million de Juifs ont fui  les pays arabes ou en ont été expulsés, après l’application de lois discriminatoires,  des spoliations, des extorsions, et dans certains états des arrestations, des internements et des exécutions.

L’État Juif a lutté  avec dignité pour recueillir tous  les réfugiés Juifs des pays arabes, rendus apatrides. Cet État était d’ailleurs  la réponse à l’antisémitisme arabe.Le déplacement des Juifs des Pays Arabes n’était pas seulement la conséquence de la  proclamation de l’indépendance, d’Israël  et de l’humiliante défaite des Arabes. Les ingrédients de l’expulsion étaient déjà là, bien avant 1948. Les États de la Ligue Arabe avaient rédigé en novembre 1947 une loi désignant leurs Juifs d’"étrangers ennemis". Et les minorités non- musulmanes,  étaient rejetées et méprisées dans l’Histoire comme "dhimmis" (protégées), avec peu de droits, qui  étaient déjà opprimées par des régimes pan-arabes inspirés des Nazis. Comme l’exprime l’historien Nathan Weinstock, même les Juifs d’Allemagne de 1939 n’ont pas été si bien "ethniquement nettoyés".

Les pays arabes Arabes vivent aujourd’hui le pic d’une décadence   totale. Leur  vision politique est  déjà anachronique, obsolète, faite de fantasmes, de mirages et de délires. La survie  de leurs régimes est tributaire de la haine des juifs. Face à un sentiment d’échec et d’impasse du monde arabe, il faut donc boycotter l'état hébreu  faute de pouvoir le rivaliser.

Ftouh Souhail, 
Tunis