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05 février 2009

Tunisie : un antisionisme hélas encore à l’honneur (suite)

J’évoquais hier les hommages appuyés rendus par la presse tunisienne suite au décès de Georges Adda, lui-même juif et s’étant réclamé toute sa vie d’un antisionisme radical - comprendre : réclamant la destruction pure et simple de l’état d’Israël.

L’opération militaire à Gaza a exacerbé le ressentiment anti-israélien dans le pays, et je peux apporter un témoignage personnel : je vous avais parlé il y a quelques mois de ma récente nouvelle aventure sur le Web, cette fois sur Facebook : j’ai eu très vite le bonheur de compter dans mon réseau de nombreux Tunisiens, et malgré ces évènements presque tous sont resté des « amis » : mais certains d’entre eux avaient adhéré à des « groupes » comme « Arrêter le génocide à Gaza », ou avaient changé leur photo de profil pour un drapeau palestinien ... J’ai eu aussi des échanges toujours courtois, mais fermes, avec certains, mais sans que cela ne rompt le fil entre nous.

Après cette guerre, les plus virulents des « pan arabistes » se sont manifestés bruyamment : ainsi le doyen des avocats de Tunis, Maître Béchir Essid, s’est déplacé à La Haye le jeudi 22 janvier, où il a déposé avec sept autres avocats ( français et belges ) une plainte contre Ehud Olmert, Ehud Barak et Tzipi Livini dans le bureau de Monsieur Marc de Lyon, le président de l’unité des informations et des preuves, auprès du procureur général de la Cour Pénale Internationale .

Le doyen des avocats de Tunis, dans un entretien au quotidien tunisien « El Chourouk » daté du 23 janvier 2009 a précisé qu’il a chargé l’avocat tunisien Nasser Seddik de suivre l’affaire à La Haye dans le but de « traduire les responsables politiques de l’entité sioniste à la justice internationale ». La plainte du doyen tunisien accusait les hauts responsables de l’état hébreu de « crimes de guerre » et « crime contre l’humanité. » 

J.C