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09 mars 2006

Samira Bellil, in memoriam

Samira Bellil, 1971-2004
(illustration tirée du lien en fin d'article)
Cette belle jeune femme nous a quitté en septembre 2004, à l’âge de 33 ans, après avoir écrit un bouleversant livre autobiographique, « Dans l’enfer des tournantes » (éditions Denoël), où elle racontait les viols collectifs qu’elle avait du subir dans sa cité des banlieues. Un autre visage de la « barbarie » dont on a tellement parlé, il y a un mois à propos de l’assassinat d’Ilan, et en novembre au moment des émeutes où partirent en flammes des dizaines d’écoles.

J’avais évoqué son souvenir quelques mois après sa mort, en janvier 2005 lors de mon interview de Safia Lebdi, vice-présidente de l’association « Ni putes ni soumises » (voir article sur le blog). Je pense très fort à Samira au lendemain de la journée internationale de la femme, et alors que le Président de la République a inauguré la « Maison de la mixité » dans le 20ème arrondissement de Paris, ouverte par l’association. 
Extrait de son discours d’après l’agence Reuters :
"Aucune tradition, aucune coutume, aucune croyance ne saurait prendre le pas sur les lois de la République (...) Il faut que les jeunes filles comprennent qu'elles ne sont pas coupables de vouloir vivre leur vie normalement. Il faut qu'elles comprennent que, ce faisant, elles ne renient en rien ni leur famille, ni leurs origines ».

Et je pense également à Shérazade brûlée vive par un autre petit macho de banlieue l’automne dernier (voir aussi sur le blog) et à toutes les femmes courageuses qui finiront par sortir la majorité du monde musulman du Moyen Age (voir l'article "trois femmes").

A propos de Samira Bellil et de son livre, un lien qui résume l’essentiel : cliquer ici

J.C