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29 janvier 2009

Le postier et les timbrés !







Voici une série de photos qui parlent d’elles-mêmes, mais - comme les choses vont toujours mieux en les disant - qui valent aussi quelques mots de commentaires ...
Ces photos, à ma connaissance non publiées par une agence de presse, ont été prises courant janvier Boulevard Raspail, à Paris, au cours de l’une des multiples manifestations de « solidarité avec le peuple palestinien » suscitées par l’opération israélienne à Gaza. Je les ai reçues par mail, mais ces photos n’ont pas eu les honneurs de la grande presse et pourtant ... elles sont tellement parlantes !
- Sur la photo du haut, on reconnaît tout sourire le leader trotskiste Olivier Besancenot en bonne compagnie : si l’étiquette « islamo-gauchisme » avait besoin d’une illustration, celle-là est à archiver ;
- Sur la deuxième à partir du haut, une vue plus globale de la foule confirme bien ce qui a été relevé par tous les observateurs lors de ces manifestations, et dans toute l’Europe : majorité de « marcheurs » musulmans ; et parmi eux majorité d’islamistes, femmes voilées en avant ; celles-là portent ... une première page du journal communiste "l'Humanité" ;
- Sur la suivante, on retrouve l’odieuse analogie entre Israël et le nazisme déjà évoquée dans de précédents articles : mais - le diable étant caché dans les détails - une autre chose doit être relevée, l'expression « soldat sioniste », en calque parfait du Hamas que ces pseudos pacifistes soutiennent ; car pour eux l’état juif doit disparaître, une fois vaincu « le sionisme » ;
- Et les deux photos du bas (les porteurs de « kassams » en carton pâte) viennent illustrer le caractère belliqueux de toutes ces manifestations, qui n’aura guère troublé les « idiots utiles » ou « compagnons de route » de l'extrême gauche, dénoncés dernièrement à mon micro par Mohamed Sifaoui et Caroline Fourest.

J.C

06 octobre 2008

« Social Fascisme » : un éditorial inquiétant d’Alexandre Adler dans « Le Figaro »


Olivier Besancenot (photo Reuters)

Introduction :
Le krach financier qui s’est étendu en quelques semaines comme une traînée de poudre, depuis les Etats-Unis jusqu’à l’Europe, augure une période de fortes secousses bien redoutable pour les pays démocratiques. Posté à ma petite fenêtre et redoutant, fort naturellement, une éclipse américaine qui renforcerait d’autant le camp des « islamo fascistes », j’avoue n’avoir pas, spontanément, songé à un autre fascisme qui risquerait de survenir ... chez nous ! Alexandre Adler imagine que, comme dans les années trente et en raison de la même lâcheté des élites, un parti antisémite de masse ne vienne en embuscade : et il le voit à l’extrême gauche de l’échiquier politique. 
J.C

Dans l'accalmie qui sépare le grand cataclysme de Wall Street de ses conséquences macroéconomiques et politiques sur le reste du monde, il est possible de ménager un petit espace à la réflexion politique, un espace nécessairement angoissant. Certes, l'effondrement ne sera pas comparable à celui de 1929 sur le plan matériel. Mais il en va différemment du plan intellectuel où, pour le dire non sans une certaine emphase, sur le plan spirituel. En 1928, quelques mois avant le krach de Wall Street, l'Allemagne avait pour chancelier le débonnaire social-démocrate Hermann Mül­ler, soutenu par les non moins débonnaires catholiques démocratiques et libéraux laïques. Le parti nazi, dont la tentative de prise de pouvoir en 1923 s'était soldée par une fin lamentable et même comique, oscillait entre 4 % et 6 % du corps électoral.
Trois ans plus tard, le même parti approchait des 40 %. Une telle progression cancéreuse avait pour cause essentielle, sinon unique, l'effondrement du système économique capitaliste géré par des formations démocratiques modérées. Si l'ampleur du désastre, on l'espère de tout coeur, pourra être contenue, si même on peut s'attendre de la correction en cours une amélioration et une rationalisation du système, il n'empêche que nous sommes à la merci d'un accident économique sérieux, et nous au­rons à faire à une poussée populiste et autoritaire de grande ampleur.
Bien entendu, avec un sens de la répétition historique qui s'est toujours démenti, les yeux se tournent vers ce qu'il reste du Front national. Pour ma part, scrutant l'horizon tous azimuts, je verrais plutôt le danger sur notre extrême gauche que sur notre extrême droite. Mais que le lecteur me permette ici un petit excursus par la Vienne de Robert Musil.
Le grand romancier autrichien qui commence à rédiger son chef-d'oeuvre « L'Homme sans qualités », à peu près au moment où le désastre allemand devient lisible, nous dépeint une mode particulièrement étrange dans la capitale de l'Autriche-Hongrie, en 1913. Toute la bonne société, intellectuels et artistes notamment, s'enthousiasme, en effet, pour un clochard qui a assassiné quelques prostituées dans le parc du Prater, du nom de Moosbrugger ; tout le monde le trouve étonnamment poétique et audacieux.
Musil nous parle de ce fait divers, parce que probablement le meurtrier Moosbrugger a dû partager sa couche, à l'asile de nuit, avec un autre clochard du nom d'Aldolf Hitler qui, lui, n'en restera pas aux prostituées de passage dans l'ambition destructrice. L'enthousiasme pour le petit assassin prépare, comme dans un pressentiment, l'émotion en faveur du grand criminel.
Quelque chose de semblable est en train de se passer en France aujourd'hui. Cela commence par la pâmoison active de certains artistes en faveur de tueurs en cavale, généralement italiens. Puis on découvre, avec horreur, qu'un nombre, on hésite à dire, respectable de nos concitoyens, imaginent que le 11 septembre 2001 est le résultat d'un vaste complot dans lequel Ben Laden n'aura été, au mieux, qu'une marionnette manipulée. Soyons clairs : on n'a pas besoin du nouveau torchon qui se réclame de l'excellent Siné pour comprendre que si complot il y a, ce ne peut être que le fait de l'establishment américain, et bien sûr de ses suppôts juifs, new-yorkais autant qu'israéliens. C'est ce que disent généraux pakistanais et imams cairotes dès maintenant, c'est ce que brûlent de dire nos modernes sceptiques. Et voici que l'un des assassins de Georges Besse justifie son action et est admis au nouveau parti anticapitaliste du célèbre affranchi postal, Besancenot.
Dans la République de Weimar, la responsabilité principale de l'ascension de Hitler vient des élites conservatrices catholiques et protestantes : malgré la répulsion que leur inspirait le nazisme, de temps à autre, ces élites inconsolables de l'Empire de Guillaume II ne pouvaient s'empêcher de tenir les nazis pour des patriotes, certes un peu vulgaires et excités, et tenaient de la même manière les républicains modérés pour des acteurs illégitimes de la vie politique. Cette même baisse des défenses immunitaires existe aujourd'hui à gauche.
Certes, le Parti socialiste n'est pas sur les positions de l'extrême gauche sociale fasciste. Mais l'origine, très souvent trotskiste, parfois communisante de la grande majorité de ces élites lui a mis «un flic dans la tête» : comme le disait Jaurès à propos de Briand, rien n'est pire qu'un hilote dégrisé. Tant les dirigeants du Parti socialiste se donneront tort de leur effective modération, ils considéreront Besancenot et la théorie de petites brutes imbéciles qui font masse autour de lui comme des représentants plus purs et plus intègres des idées qu'ils défendaient dans leur jeunesse.
Si nous voulons éviter que la crise nous confronte bientôt à un parti social fasciste de masse, aux connotations manifestement antisémites, c'est au Parti socialiste, en première ligne, de réagir énergiquement. S'il parvient à le faire, il sera peut-être le parti hégémonique de l'après - crise. S'il manque à son devoir, l'explosion est à brève échéance.

Alexandre Adler,
Le Figaro, 4 octobre 2008

23 avril 2007

Un printemps républicain !



Il faisait un temps merveilleux hier, sur Paris comme sur presque toute la France. Un ciel tellement bleu, une luminosité tellement exceptionnelle que l’on pouvait distinguer dans ses moindres détails le décor de cette journée historique que nous étions en train de vivre ...

... Et la première chose que l’on pouvait remarquer était la foule incroyable des électeurs se pressant à l’entrée des bureaux de votes, essentiellement des écoles sur Paris. Rien qu’en la voyant et en se souvenant du caractère artificiel des 16,8 % de Le Pen en 2002 (qui devait beaucoup aux 28 % d’abstentions, blancs et nuls cette année là), on devinait déjà le premier résultat de la soirée : le recul de la menace d’extrême droite. Son score aujourd’hui (10,5 %) est beaucoup plus faible que celui que prévoyaient les instituts de sondage : c’est d’ailleurs le seul échec que l’on puisse leur imputer ; les résultats pour Sarkozy (plus de 31 %) et Royal (25,8 %), se situant en « fourchette haute » de leurs prévisions - le score de Sarko étant accentué par le tassement de Le Pen à qui il a pris un bon million de voix ; et Bayrou à 18,5 % retombant, à peu près, sur ce qui était prévu (ce qui, par ailleurs constitue pour lui un succès indéniable, car son électorat était, toujours d’après les sondages, le moins assuré de son vote). Petite parenthèse : j’ai fait partie des internautes privilégiés ayant pu accéder vers 19 heures au site du journal suisse « Le Temps » qui donnait les premiers sondages « sortie des urnes » ; résultats conformes aux échos reçus d’amis engagés fortement, l’un au P.S et l’autre à l’U.M.P - quelle chance, à nouveau, de ne pas faire partie des « hémiplégiques de la pensée », dans mes lectures comme dans mes fréquentations !

J’ai donc eu tort en ce qui concerne mes craintes pour le Front National (relire mon post du 7 avril), mais j’ai rarement été aussi heureux de me ridiculiser dans un pronostic ... et on a souvent raison de sonner le tocsin. Il n’aura donc servi à rien pour le vieux leader de l’extrême droite de lancer les attaques les plus basses et les plus sournoises contre Nicolas Sarkozy (la dernière reprenant à son compte des rumeurs de caniveau sur son épouse Cécilia, que l’on a vue voter en compagnie de son mari et de ses deux filles hier à Neuilly) ; de promettre une amnistie générale sur les points de permis retirés ; ou même de draguer en banlieue les électeurs d’origine immigrée ! On apprend, par ailleurs, que parmi les rares « personnalités » étant venues faire un tour à la triste soirée du premier tour du Front National, se trouvait un ex-humoriste condamné pour antisémitisme : imaginer la tête que doit tirer Dieudonné ce matin va ensoleiller encore plus ce printemps exceptionnel !

Journée historique, aussi, par le taux de participation extraordinaire de 85 % qui montre que les Français ont conservé foi et espoir en leurs institutions républicaines : foi et espoir conservés ou découverts, car les jeunes électeurs et nouveaux inscrits sont venus voter en masse ; et ils n’ont pas plébiscité les extrémistes, de gauche (moins de 10 % au total pour les 6 « nains », Besancenot tirant relativement son épingle du jeu), ou de droite avec le Front National. Ce sont donc plus des trois quart des Français qui n’ont pas voté pour les extrêmes, surreprésentées il y a cinq ans lorsque les partis « traditionnels » leur faisaient l’« offre » vieillie ou usée de Jospin ou Chirac. Je m’en réjouis, d’abord comme citoyen révulsé par les slogans simplistes, démagogues et manichéens de tous les extrémismes. Et puis (et pourquoi avoir la moindre gêne à le dire ?), parce que l’antisémitisme se recrute maintenant à la fois à l’extrême droite et à l’extrême gauche : et, comme pour l’écrasante majorité des Juifs de France, voir mordre la poussière à la fois le grand ami des Mollahs iraniens et José Bové, l’agitateur alter mondialiste « qui à une autre époque aurait attaqué des magasins juifs » (dixit à mon micro Alexandre Adler) constitue déjà pour moi un immense soulagement !

Soulagement aussi quand j’apprends que les jeunes musulmans des banlieues ont voté, très majoritairement, pour la candidate du Parti Socialiste : preuve que, comme pour leurs compatriotes, le « vote utile » a fonctionné et que « l’intégration républicaine » a bien fonctionné. Mais crainte - en pointillé, et pour l’avenir - que, comme cela est déjà le cas dans des pays voisins (en Belgique, aux Pays Bas ou en Allemagne), une polarisation ne se fasse entre un grand parti de gauche « métissé » et un grand parti de droite « de Blancs ». Si le premier parti jouait alors, par démagogie ou par clientélisme électoral, la carte des frontières ouvertes et d’une immigration non maîtrisée, la France risquerait d’être complètement coupée en deux. Rêvons donc quelques minutes, le beau temps s’y prête ... Si Sarkozy est élu, il donnera des signaux forts « aux minorités visibles » en faisant plusieurs nominations symboliques à la tête de l’État. Et si Royal est élue, elle donnera un signal fort « aux Blancs » en ne faisant pas régulariser (comme le fit son ami Zapatero) des centaines de milliers de sans-papiers !

P.S : le blog a connu une fréquentation record ces derniers jours, plus de 150 visites par jour depuis une semaine, plus de 200 hier ... hélas, hélas, plus de la moitié viennent de recherches peu sympathiques, mais cela j’en ai déjà parlé dans mon post du 19 avril, pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu !

Jean Corcos

20 avril 2007

Dernière mise au point avant le premier tour

Dimanche prochain, ce sera enfin « pour de vrai » ... Après plus d’un an de campagne ouverte avant son ouverture officielle, après les faux suspenses de la désignation, à droite de Nicolas Sarkozy et à gauche de Ségolène Royal, après la vraie surprise François Bayrou et à nouveau la peur d’une redoutable surprise Jean-Marie Le Pen, les Français vont s’exprimer. Et à partir du rapport de forces du premier tour, tout deviendra possible, car - hélas, mais c’est mon avis personnel - on n’est pas dans la configuration d’un choix clair entre deux programmes permettant aux électeurs « de prendre leurs responsabilités » : l’extrême droite vient polluer le débat en se présentant comme le courant « anti-système qui a échoué » ; plus sympathique, l’option centriste peut, si Bayrou arrive effectivement à éliminer l’un des deux « grands », amener au pouvoir une vraie coalition nouvelle - mais dont la composition et le programme seront, par définition, définis en opposition de phase avec ceux du candidat restant au second tour ... et donc impossibles à prédire précisément !

Ceci posé, je voudrais rapidement expliquer le « devoir de réserve » que je me suis imposé au cours de cette campagne - avec quelques libertés qu’il me faut aussi expliquer.

D’abord, et même si ce blog est strictement personnel (et reste le support d’une émission dont je suis le producteur), il fait clairement référence à la radio de la bande FM qui veut bien m’accueillir sur ses ondes. Et si une chose caractérise Judaïques FM, malgré son « ancrage à gauche » (relire à ce sujet l'article de Gérard Akoun, qui codirige la station), c’est bien la diversité des sensibilités politiques de ses chroniqueurs ! Il n’est donc pas étonnant que j’ai reçu, de l’un ou de l’autre collaborateurs passés ou présents de la station ou d’autres sources, des informations sur les « coulisses de la campagne » qui auraient pu m'amener à faire de la propagande - ou de la contre-propagande - de l’un(e) ou l’autre candidat(e) : je m’y suis clairement refusé. Ce faisant, j’espère avoir conforté à la fois ma neutralité de journaliste, et l'indépendance de notre station (qui a reçu des candidats ou leurs représentants de tous bords, à l’exception de ceux qui ont refusé de répondre aux invitations et du Front National, contre lequel la communauté juive organisée maintient - et on le comprend - un cordon sanitaire). Par ailleurs, refusant que les lecteurs réguliers ou occasionnels de ce blog demeurent des « hémiplégiques de la pensée », j’ai mis en lien permanent d’autres blogs ou sites de sensibilités vraiment diverses, qui vous ont permis - si vous y avez fait des excursions - de suivre la campagne présidentielle vue « de gauche », « de droite » ... ou d’en haut, pour certains des meilleurs journalistes qui se sont exprimés sur le Web 2. J'ai enfin publié tout à l'heure les compte-rendus d'interviews des trois principaux candidats sur les sujets (tellement sensibles pour ma communauté !), de l'antisémitisme et du Proche-Orient.

Là-dessus, il est vrai que j’ai « commis » quelques articles sur certain(e)s candidat(e)s au cours des derniers mois. Vous les retrouverez en cliquant sur les noms figurant en « libellé » en fin d’article. Écrits « à un instant t », il faut les considérer comme autant d’éléments d’information, et non comme des « invites » à voter pour tel(le) ou tel(le) ... Reste que les mouvances extrémistes méritaient d’être dénoncées avec beaucoup plus de vigueur que ne l’ont fait nos « grands » médias (neutralité oblige, mais c’était déjà le cas avant la campagne officielle sur les ondes) : je pense naturellement à Jean-Marie Le Pen ; mais aussi aux candidatures d’extrême gauche de José Bové ou d’Olivier Besancenot - deux personnages dont la complaisance vis-à-vis de la menace islamiste et le silence devant les agressions antisémites n’ont rien à envier à leur pendant d’extrême droite (rappelons par exemple le refus de la LCR de participer à la grande manifestation en hommage à Ilan Halimi ; ou la promotion de Roger Garaudy par des supporters du candidat « alter mondialiste ») !

Bon vote donc dimanche 22 avril, et en espérant que ce ne sera pas un nouveau « 21 avril » ...

J.C

22 février 2006

Manifestation nationale du 26 février : le postier, qui ne viendra pas, a fait un méchant courrier d’excuse

Quasiment tous les grands partis politiques ont annoncé leur participation à la grande marche silencieuse de dimanche prochain contre le racisme et l'antisémitisme et en hommage à Ilan Halimi. On se reportera à la liste publiée sur le site du CRIF, cliquer ici. L’UDF sera certainement dans le cortège, et je parie sur la présence personnelle de François Bayrou, si proche de la communauté juive (voir article sur le blog). Parmi les associations, seront même représentés le MRAP, avocat fidèle de toutes les causes islamistes en France depuis des années, et la Ligue des droits de l’homme, qui s’interrogeait jusqu’à hier sur l’antisémitisme des tortionnaires d’Ilan ... Manquent à l’appel (mais leur présence gênerait probablement dans une manifestation antiraciste) le Mouvement pour la France de De Villiers, et bien sûr le Front National. Manque aussi sur cette liste le parti des Verts, mais ne présumons pas de leur décision.

Mais la LCR a déjà annoncé qu’elle ne participerait pas ! Le seul parti politique antisioniste de France, l’héritier historique des trotskistes qui déjà dans les années 40 refusaient de s’engager contre les nazis « dans une guerre impérialiste », juge indigne une manifestation qui «aboutirait à la stigmatisation de certaines catégories de la population ». Voir le communiqué. Leur leader, petit postier déjà épinglé ici (voir article sur le blog), ne peut rompre la réelle alliance « islamo-gauchiste » qui mériterait toute une émission sur Judaïques FM. Mais la meilleure réponse à tant de mauvaise foi et de procès d’intention se trouve dans un article du blog d’Alain Hertoghe, que je vous recommande vivement de lire (amalgame toi-même !).

J.C

09 janvier 2006

Le postier et le gentilhomme




Photo du haut : Hamid Karzai (source : site "Wikipedia").
Photo du bas : Olivier Besancenot sur le plateau de France 2 
(source : blog "Da PInguI Weblog").

« Pas une larme pour Sharon qui fut le bourreau de Sabra et Shatila et s’est toujours refusé à appliquer le droit des Palestiniens à un état viable et souverain. » Voilà ce que l’on peut lire sous la signature d’Olivier Besancenot, et sur le site de son mouvement trotskyste, la LCR. Voilà en effet qui est d’un goût charmant pour un vieil homme entre la vie et la mort. Véritable obsession pour les antisémites de droite et de gauche, « Sharon le bourreau » est une figure emblématique de tous les sites néo-nazis ou islamistes, une image ayant inspiré d’innombrables attentats sanglants. Pour Besancenot, le « beau gosse » chouchou des plateaux de télévision, ce fut aussi et toujours « pas une larme » pour leurs milliers de victimes, hommes, femmes, enfants, vieillards qui n’avaient aucune responsabilité politique. A propos de Sabra et Chatila, lire aussi l’excellente mise au point publiée sur le site Primo-Europe (cliquer ici).

« Puisse Dieu lui accorder une vie plus longue ». Voilà ce qu’a dit le Président élu de l’Afghanistan, Hamid Karzai, selon l’agence Associated Press citée dans le journal « Haaretz » d’aujourd’hui. Hamid Karzai, élu en 2004, musulman d’origine pachtoune comme la majorité de son peuple, a échappé plusieurs fois à la mort par attentat depuis qu’il dirige son pays, poursuivi pendant les années 90 par les affreux Talibans qui ont assassiné son père. Il est de la même noble ascendance que l’ex-Roi Zaher Chah. Une noblesse qui a inspiré les paroles rapportées dans l’interview : « Si un État palestinien est reconnu, nous reconnaîtrons Israël (...). Si j’ai le droit de vivre et d’avoir un pays, Israël a le droit de vivre et d’avoir un pays ». Karzai connait le prix de la vie, le risque de la perdre. Et sa façon à lui de vivre l'islam le situe à des années-lumière du petit donneur de leçons athée à chemise brune !

J.C