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14 novembre 2015

Six évènements pour un massacre



Cette semaine, Monsieur Hollande devait recevoir Hassan Rohani, président de l'Iran, afin de lui vendre des Airbus. Une bouderie a eu lieu à propos d'une histoire de vin. Mais quand Monsieur Rohani a déclaré l'état d'Israël illégitime, pas une voix gouvernementale ne s'est élevée.
 
Cette semaine, l'UE a voté une loi afin d'identifier les produits fabriqués en Cisjordanie, afin de stigmatiser encore mieux l’État d'Israël et de donner des gages au BDS.
 
Cette semaine aussi, après les attentats à Beyrouth, j'ai vu sur nos écrans occidentaux des responsables du Hezbollah interviewés, comme si que ces terroristes étaient, comparés à Daesh et l'EI, des hommes politiques comme les autres, des Juppé, des Fillon, des Cazeneuve locaux. Tout est relatif. Ils nous parlaient d'humanité.
 
Depuis des semaines, des juifs se font poignarder, non seulement en Israël, mais à travers le monde. A Milan, Brooklyn, Marseille. Les bandeaux de BFM et d'Itélé ne manquent pas de noter, à chaque fois, que l'agresseur a été abattu, il est nommé "palestinien", en mentionnant son âge, les Israéliens étant qualifiés de "colons" dès qu'ils vivent dans les "territoires disputés". Si l'agresseur est en France, c'est un déséquilibré.
 
Depuis des semaines, Mahmoud Abbas, "homme de paix", n'a pas un mot de compassion pour les poignardés juifs. Il s'invente même des victimes, alors qu'elles sont soignées dans des hôpitaux israéliens après avoir agressé des juifs. Pendant ce temps, Laurent Fabius sillonne l'ONU afin d'activer la reconnaissance d'un État palestinien.
Enfin, l'UNESCO a étudié, il y a 2 semaines, un vote afin de "convertir" le Mur Occidental (Mur des Lamentations) à l'Islam, les palestiniens mettant résolument le conflit sur le terrain religieux et non plus territorial.
 
6 événements qui n'ont rencontré que très peu de critiques, très peu de résistances, voire pas du tout, de la part de nos responsables politiques.
 
Hier, un massacre a eu lieu à Paris, un massacre terroriste, dont le bilan dépasse largement les 100 morts. Un bilan tel qu'Israël en connaîtrait régulièrement si ils ne mettaient pas en œuvre les moyens de se défendre. Ces moyens que l'occident n'a de cesse de condamner, par de multiples votes à l'ONU, Israël étant le pays le plus condamné de cet organisation fantoche. Ce massacre était prévisible.
Français, il va falloir vous habituer à vivre "en Israël". Dans les mêmes conditions, avec des fouilles à l'entrée de la moindre salle de spectacle, du plus petit supermarché. Parce que c'est la guerre.
 
Parce que ces gens s'attaquent à la culture judéo-chrétienne, et que, tant que vous pensez qu'Israël n'est pas le même combat que le vôtre, tant que vous refusez d'admettre qu'il existe un défenseur de nos valeurs communes au moyen-orient, une base avancée dans la défense de ces valeurs de la vie, de la culture, de l'amour du prochain, alors de graves signaux sont envoyés à ceux qui veulent détruire cette richesse commune.
Demain, parce que l'EI et Daesh sont dans le Sinaï et ont repoussé les limites de l'horreur, le Hamas deviendra fréquentable. Et dans 10 ans, quand il y aura pire que l'E.I et Daesh, on trouvera ces derniers fréquentables. C'est une question de temps, et d'habitude dans l'horreur et la barbarie.
 
Enfin, quand les juifs ne se sentent plus en sécurité dans un pays, dans un espace, quand ils sont poussés au départ, c'est un mauvais signe pour la communauté nationale dans son ensemble. Un pays qui se vide de ses juifs est un pays qui se perd. Un pays qui doit mettre des soldats devant ses synagogues est un pays gravement malade. Nous serons, très bientôt, de nouveau comptables des errements coupables de nos gouvernants. Qui offrent la France au Qatar, qui cherchent à se rabibocher avec l'Iran désormais modéré sans vexer l'Arabie Saoudite, modèle de démocratie et de tolérance. En attendant le prochain attentat, qui sera encore plus sanglant, encore plus barbare. Parce qu'il peut arriver dès aujourd'hui, n'en doutons pas. Ce combat, dont l'ennemi est là, parmi nous, ne souffre pas de nuances, même si la langue de Molière s'y prête. Ni dans les mots, ni dans l'action. Si on justifie le terrorisme là-bas, on le valide chez soi."

Samuel Arié Sitruk