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25 septembre 2011

Israël a réalisé depuis de nombreuses années des concessions pour la paix, par Abdallah al-Hadlaq


Introduction :
Un grand merci à mon ami Souhail Ftouh de Tunis, qui m'a signalé cet article publié dans la presse koweïtienne il y a quelques mois : hélas, son auteur subit depuis longtemps les pires pressions et menaces, en raison de son indépendance d'esprit ! En tout cas, un article à découvrir si vous ne l'avez pas encore lu, et qui fait chaud au cœur alors que l'écrasante majorité des grands médias français donnent tous les torts à Israël, pour le blocage actuel du processus de paix.
J.C

La partie palestinienne exhibe fièrement les résolutions 242, 338 et 1850 du Conseil de Sécurité de l’ONU et celles de la Feuille de Route. Ces résolutions ont pourtant toutes en commun d’appeler à trouver des solutions au conflit agrées par les deux parties au travers de pourparlers directs. Elles rejettent également les actes unilatéraux qui affaiblissent les paramètres internationalement acceptés dans le cadre de la recherche de la paix, et elles définissent les principes fondamentaux d’une voie bilatérale du processus de paix.

Les Palestiniens s’efforcent d’obtenir une reconnaissance prématurée d’un « Etat palestinien » en septembre prochain, ceci malgré le risque de faire dérailler les négociations de paix, un risque qui est implicite pour une telle déclaration unilatérale.

Les accords internationaux traitant de la paix au Proche-Orient doivent être respectés.

Israël fait tout pour maintenir, à vrai dire, ces accords, en même temps que le principe des négociations directes en les tenant pour la seule façon de résoudre le conflit, alors que les Palestiniens ont depuis longtemps abandonné les pourparlers directs et agissent maintenant de façon unilatérale en essayant d’imposer à Israël un fait accompli en utilisant la pression internationale.

Les Palestiniens veulent réaliser leur rêve d’obtenir une légitimité internationale (qui devrait être basée sur une solution communément acceptée, condition absolument nécessaire pour la paix) à travers l’imposition à Israël par la force d’un diktat. Une déclaration unilatérale ne va pas mettre fin au conflit et va rendre les choses encore plus difficiles en intensifiant la dispute au lieu de la résoudre.

Les Palestiniens semblent avoir perdu tout intérêt dans les négociations ayant pour objectif d’atteindre un accord et veulent maintenant agir de manière uniquement unilatérale dans des actions qui ne feront rien pour le règlement des problèmes clé qui est actuellement dans une impasse. Ces problèmes peuvent seulement être abordés par le biais d’un dialogue direct entre les parties concernées. L’obstination continue des Palestiniens ne fait que compliquer le conflit.

Alors que les Palestiniens exercent unilatéralement une pression pour une reconnaissance prématurée de leur « État », ils ignorent du même coup le droit d’Israël à exister en paix en tant qu’État du peuple juif, reconnu dans ses frontières. La division qui caractérise les Palestiniens eux-mêmes, entre l’Autorité Palestinienne qui contrôle des parties seulement de la Cisjordanie et le mouvement terroriste du Hamas (loyal aux Perses d’Iran) qui tient la Bande de Gaza contredit les critères légaux de création d’un Etat en forme et caractère. Il faut ajouter à cela que l’Autorité Palestinienne n’a aucun contrôle sur la Bande de Gaza (qui, comme indiqué auparavant, est dominée par le Hamas), en dépit du récent accord de réconciliation entre les factions en conflit.

Une reconnaissance prématurée d’un Etat palestinien ne signifie rien d’autre que la reconnaissance d’une entité terroriste- puisque le Hamas exprime ouvertement son intention de détruire Israël et de le rayer de la carte. Le Hamas rejette les conditions de la communauté internationale pour sa propre reconnaissance, ce qui en ferait un acteur légal et accepté dans la région. Ces conditions sont : la reconnaissance du droit d’Israël à exister, l’acceptation des accords internationaux existants, et la cessation de la violence.

Nous ne devons pas oublier que la communauté internationale continue de définir le Hamas comme une organisation terroriste, d’ailleurs interdite en Europe et aux États-Unis. Comment une entité terroriste peut-elle devenir le modèle d’un État palestinien ?

Israël a réalisé depuis longtemps de nombreuses concessions pour la paix, prouvant ainsi son désir de mener à bien des négociations pacifiques. Israël a abandonné le Sinaï en échange d’un traité de paix avec l’Égypte et s’est retiré de Gaza et du sud-Liban. Et la réponse dont il a été gratifié dans les cas de Gaza et du sud-Liban a été une pluie de roquettes et des barrages d’artillerie. Les villes et villages israéliens dans le nord et le sud ont été depuis de nombreuses fois attaqués et de nombreux civils tués.

Ceci devrait nous faire réfléchir quant aux dangers auxquels le pays est confronté de la part des terroristes du Hezbollah et du Hamas, soulignant également le besoin d’une paix forgée par des solutions qui tiennent compte des besoins et des intérêts de toutes les parties au conflit.

Clairement, une reconnaissance prématurée d’un État palestinien irait à l’encontre du processus négocié et ébranlerait la noble idée d’un modus vivendi atteint à travers le dialogue.

Tous ceux qui appellent de leurs vœux une paix réelle dans la région doivent rejeter ces imprudentes actions palestiniennes qui bloquent le processus de négociations. Il faut obliger les Palestiniens à comprendre que le seul moyen d’atteindre un traité de paix permanent se fera au travers de pourparlers directs.

Abdallah al-Hadlaq
Al Watan (Koweït), 22 juin 2011