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06 septembre 2015

La Turquie après les élections : Michel Alfandari sera mon invité le 13 septembre

Michel Alfandari
 
Retour à mon émission ... avec une semaine de retard ! Pour information en effet, ma série alterne le dimanche matin avec celle du Centre Communautaire de Paris ; mes collègues feront leur rentrée le 6 septembre, donc nous échangerons à titre exceptionnel nos diffusions, et vous retrouverez "Rencontre" le 13 ... avant la reprise du rythme habituel des semaines paires, le 20 septembre.

Retour à l'actualité du Moyen-Orient avec mon prochain numéro, et nous allons évoquer une nouvelle fois un pays incontournable de la région, la Turquie. Pour en parler, j'aurai à nouveau le plaisir de recevoir sur nos ondes Monsieur Michel Alfandari. Pour rappel, il est originaire de ce pays, né dans une famille séfarade d'Istanbul. Il a ensuite vécu à New-York, puis en France où il est cadre dans une grande entreprise internationale. Son intérêt pour l'actualité l'a poussé, en parallèle, à faire du journalisme bénévole, et il est ainsi un "collègue" blogueur, d'abord sur son adresse : www.alfandar.fr où il parle de la Turquie, mais aussi sur l'excellent journal en ligne "The Times of Israël", où nous nous retrouvons d'ailleurs.  Michel Alfandari, a écrit une excellente synthèse après les élections législatives du 7 juin, et ce sera le point de départ de cette interview. En effet, pour la première fois depuis 13 ans, les islamistes de l'AKP ont perdu, alors il faut expliquer pourquoi, et quelles sont les perspectives politiques pour la Turquie qui semble vraiment en crise, puisque les électeurs retourneront prochainement aux urnes. Mais après son article, l'actualité s'est emballée : il y a eu la nouvelle politique officielle contre l’État islamique qui campe à la frontière syrienne ; mais surtout, il y a eu le réveil du conflit avec les Kurdes du PKK, avec une vraie guerre déclenchée par le président Erdogan, et que nous allons essayer de comprendre.

Parmi les questions que je poserai à Michel Alfandari :

-        Après ses victoires aux législatives de 2002, 2007 et 2011, le parti au pouvoir AKP n'a pas obtenu la majorité absolue aux élections, quels ont été les résultats ?
-        Comment les expliquer, est ce que c'est le ralentissement de l'économie turque, qui connait par ailleurs à nouveau une forte inflation ? Est-ce que ce sont des raisons politiques, comme le rejet de l'autoritarisme du président Recep Tayyip Erdogan, ou la montée en puissance, justement, du nouveau parti de gauche, le HDP, qui est aussi l'expression d'un désir d'autonomie de la puissante minorité kurde ?
-        Le Premier Ministre sortant, Ahmet Davotoglou a démissionné, après avoir échoué à former une coalition, mais il est toujours aux affaires. Et le Président Erdogan a annoncé de nouvelles élections pour le 1er novembre, croyez-vous qu'il pourra retourner l'opinion en sa faveur ?
-        La Turquie qui se tenait prudemment à l'écart de la guerre en Syrie a lancé le 24 juillet une guerre "contre le terrorisme", en attaquant simultanément les forces kurdes du PKK - avec qui il y avait une trêve depuis 2013 - et l’État islamique, envers qui il avait eu une neutralité qualifiée de complice par beaucoup. Quels sont les éléments qui ont déclenché officiellement cette décision ? N'y avait-il pas un "agenda caché" pour ces opérations militaires, alors que l'essentiel des opérations militaires ont concerné le PKK : est-ce que cette soi disant entrée en guerre aux côtés de la coalition n'était pas un prétexte pour s'attaquer aux Kurdes ?
-        Dans votre article, vous évoquez les pistes possibles pour un renouveau des relations avec Israël après la rupture politique de 2010, mais en concluant que les équipes au pouvoir en ce moment, à Ankara comme à Jérusalem, ne le souhaitent pas vraiment. Pourtant, il y a eu plusieurs échanges récemment entre diplomates des deux pays, que faut-il en penser ? 

J'espère que vous serez nombreux à me retrouver pour cette émission de rentrée, merci pour votre fidélité !

J.C