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19 février 2015

Faites-vous un cinéma sur le blog




Parmi les "trésors" à redécouvrir sur le blog, une collection qui n'a fait que croitre et embellir au fil des ans : celle des vidéos, qui sont maintenant 64 à pouvoir être visionnées !

En les passant en revue, j'ai été frappé par l'éclectisme de mes choix ... enregistrements de débats télévisés ; extraits de films ou bandes annonce ; reportages inédits et témoignages ; chansons, et parmi elles beaucoup que l'on n'a guère entendues ; documentaires trouvés sur le très sérieux "Memri", et par contraste humour, et il en fallait souvent pour éviter une actualité bien lourde.

N'hésitez donc pas à visiter cette petite vidéothèque virtuelle, en cliquant sur les nombreux libellés en fin d'article.

J.C

02 octobre 2008

McCartney chante "Hello Goodbye" à Tel Aviv

Introduction :
Et si on débutait l'année 5769 dans la joie ? En oubliant un peu les lourds nuages qui plombent le Moyen-Orient, et menacent Israël plus que jamais ? Je vous avais proposé de commencer l'année civile avec Sarit Haddad (cliquer sur son nom en libellé), cette fois c'est l'ex Beatle Paul McCartney qui est à l'honneur dans cet extrait vidéo, filmé à Tel Aviv jeudi dernier 25 septembre ... L'image n'est pas terrible, mais je suis sûr que vous aurez tous envie de chanter l'inoubliable tube "Hello Goodbeye" ! Ensuite, je vous invite à lire l'article écrit par mon ami de Tunis, Souhail Ftouh, qui rappelle combien ce chanteur a été courageux en venant en Israël, bravant les consignes de boycott et les menaces terroristes.
J.C 


McCartney : Un grand monsieur qui a honoré les Israéliens

C'était la première fois que Paul McCartney était venu chanter en Israël. Il vient en effet de donner son premier concert ce 25 septembre au Park Hayarkon.
Cet ex-Beatle, véritable légende musicale qui vient d’achever à Tel-Aviv sa tournée mondiale, a attiré sur lui les foudres des islamistes, pour la simple décision de jouer en Israël ! Les fans qui l’attendaient impatiemment ont enfin pu le voir jouer, malgré la haine des extrémistes qui ont menacé le chanteur de mort s’il se rendait en Israël. Le 14 septembre 2008 selon l’hebdomadaire britannique Sunday Express, Omar Bakri, un leader islamiste qui réside au Liban (1), a proféré ses menaces sur un site Internet : « Si Mc Cartney tient à la vie, il vaut mieux qu’il ne se rende pas en Israël, où il ne sera pas en sécurité. Les forces présentes dans la région (les terroristes ndlr) l’attendent déjà ». D’autres ont été également nombreux à s’exprimer sur des sites musulmans, contre ce concert qui était donné à l’occasion des 60 ans de l’état hébreu, et ont appelé à boycotter ses disques. L’ex chanteur des Beatles a démonté cependant un courage exemplaire en refusant d’annuler son concert historique.
Voila ou mène l’extrémisme, la censure, l’intolérance même sur des domaines à priori non politiques. Ces gens là ne connaissent pas la démocratie et la liberté. Pour eux seuls le sang et la violence comptent. Pour ces gens là, chaque prétexte est bon pour commettre une barbarie. Le monde libre traverse, probablement, une période extrêmement dangereuse dans laquelle l’islamisme apparaît comme le nouveau totalitarisme mortel.
Mais McCartney avait persisté en dépit des menaces de plus en plus nombreuses et variées puisqu’elles émanent tout à la fois des cercles islamistes radicaux mais aussi des ultra gauchistes pro palestiniens (2).
Le fondateur des Beatles s’est produit donc comme prévu à Tel Aviv, devant 50.000 spectateurs enthousiastes, pour montrer au Monde qu’ Israël, Terre éternelle, est aussi un pays de tradition musicale. C’est dans ce sens peut être qu’en Israël il y a un lien indéfectible avec la musique, qui exprime si bien la fierté nationale du peuple juif et qui servait aujourd’hui à retrouver les chemins de la paix (3)
La venue de McCartney en Israël et le concert qu’il a donné, ce fin septembre, à Tel Aviv, est une nouvelle manifestation de reconnaissance pour l’état d’Israël qui célèbre les soixante ans de sa souveraineté nationale rétablit après 2 000 ans d’exil. Une reconnaissance à la seule démocratie du Proche Orient qui a reconstruit une nation dynamique et qui a créé une vie économique, politique, culturelle et intellectuelle florissante. La venue de McCartney en Israël est aussi une reconnaissance pour les citoyens israéliens pour leurs réussites spectaculaires à travers la construction d'un nouvel État pluraliste et d'une société démocratique, malgré le terrorisme, la haine, les boycotts et les conflits . L’héritage splendide des Beatles, légende vivante du paysage musical, vient de rendre hommage à l'un des pays les plus libres et les mieux instruits au Monde.
Paul McCartney est un grand Monsieur qui a honoré les Israéliens par sa présence !

Ftouh Souhail ,
Tunis

(1) Omar Bakri, un leader fondamentaliste d’origine syrienne, longtemps exilé en Grande-Bretagne, d’où il a été expulsé, est résidant aujourd’hui au Liban. Il est interdit de séjour en Grande-Bretagne
(2) McCartney a été aussi l'objet de pressions de la part de différents groupes politiques depuis des semaines de l’annonce de sa venue de son arrivé en Israël, cette nouvelle a suscité aussi de violentes réactions de la part de l’extrême gauche européenne à l’exemple de la conduite d’Eileen Fleming, une journaliste irlandaise connue pour ses positions «anti-israéliennes ».
(3) Nota de Jean Corcos : Paul McCartney n’a cessé, au cours de son séjour en Israël, de dire son soutien à la Paix, sur la base de deux États pour deux peuples. Et il a salué son public israélien, en disant à la fois « Shana Tova » (bonne année) et « Ramadan Karim » (bon Ramadan).

31 août 2008

L’Europe, nouveau berceau de l’islam radical ? : un reportage de Malik Aït Aoudia pour la chaîne de télévision belge RTBF

Alors que vous avez pu entendre au début de l'année deux émissions importantes sur les Musulmans de France, avec comme invité un des meilleurs experts de la question, Bernard Godard (voir en libellé) ; et qu'il y a été aussi question, sans langue de bois ni dramatisation, des risques de dérive radicale d'une partie de la jeunesse des "quartiers sensibles" ... je vous invite à suivre un reportage bien dans le sujet !
 
Une demi-heure de vidéo passionnante, à visionner sur le blog car (à ma connaissance), aucune chaîne de télévision française n’a encore repris ce reportage saisissant de leur consœur belge RTBF : comme pour l’enquête de Mohamed Sifaoui, que j’avais mise en ligne ici (cliquer sur le lien), c’est à nouveau un journaliste d’origine maghrébine et parfaitement au courant de l’entrisme de cette idéologie totalitaire, qui a été aux bons endroits pour la débusquer. Grande réunion annuelle de l'UOIF au Bourget, où des dizaines de milliers de Musulmans vont découvrir les dernières modes vestimentaires intégristes ; centre islamique de Lille, où les « frères » et leurs amis commencent à endoctriner les enfants dans une école ; réception à Londres de Youssouf al-Qaradawi, le prédicateur vedette d’Al-Jazeera qui justifie sans complexes les attentats terroristes, y compris l’assassinat d’autre enfants, ceux-là juifs et « dommages collatéraux » ; discours ouvertement antisémite de Hani Ramadan à Bruxelles, et propos plus fielleux de son frère Tariq ; radio musulmane de la grande métropole du Nord de la France, où un animateur affiche ouvertement son adhésion à l’islam politique ; menaces, enfin, de faire payer aux partis démocratiques la loi sur le port des insignes religieux à l’école ... plus de 30 minutes à découvrir d’urgence ! 

J.C

25 mai 2008

Le Caire, nid d’espions

Le sourire du mois
- mai 2008


Un peu d’humour pour ce « mois de l’Egypte », et grâce à un des talents les plus prometteurs du cinéma français : Jean Dujardin. Dans «OSS 117, Le Caire nid d’espions» - film de Michel Hazanavicius, 2006 -, il est le héros d’un pastiche des films d’espionnage très «french touch» des années 50 et 60, espion mondain nommé Hubert Bonnisseur de la Bath, digne prédécesseur du Prince Malko (de la série SAS, plus familière à ma génération) et bien sûr des innombrables James Bond ...

Le film se déroule donc dans les décors reconstitués du Caire en 1955, année troublée qui précéda la crise de Suez et où tous les ingrédients de la «cocotte minute» proche-orientale étaient déjà prêts à exploser. La scène que je vous invite à visionner est plus que savoureuse : on y voit Jean Dujardin, déguisé dans un orchestre oriental aux fez impressionnants, nous jouer une version locale de «Bambino», le tube immortalisé par Dalida à qui j’ai rendu hommage il y a quelques jours ... tordant !

J.C
 

19 mai 2008

Salma Ya Salama !

Impossible de parcourir l’Egypte pendant un mois sans évoquer la regrettée Dalida, qui mit fin à ces jours en 1987, il y a déjà plus de vingt ans ...

Née dans une famille italienne d’Egypte, aux temps lointains où Le Caire et Alexandrie étaient des villes cosmopolites, elle fut très influencée par sa terre natale. Son père était premier violon à l’Opéra du Caire, et les sonorités orientales l’avaient fortement marquée, même si beaucoup de ses "standards" inoubliables ( "Bambino", "Gigi l’Amoroso", "Les enfants du Pirée") évoquaient plus les rivages Nord de la Méditerranée. Mais elle eut l’occasion de jouer un personnage purement égyptien dans "Le Sixième Jour" de Youssef Chahine. Et puis elle fut aussi l’interprète de "Salma Ya Salama" ... que je vous invite à déguster dans le petit clip vidéo ci-dessous où vous la retrouverez, se trémoussant en tenue orientale.

Mais il faut dire aussi que cette chanson m’évoque des souvenirs attendrissants : ceux d’un moment quasi magique, où on pensait, naïvement, que la Paix avec l’Égypte allait mettre fin à des décennies de contentieux israélo-arabe. En effet, "Salma ya Salama" fut diffusée sur les radios seulement quelques semaines avant le coup de tonnerre du voyage d’Anouar el-Sadate à Jérusalem, fin 1977. Passant sur toutes les radios en Israël à ce moment là, elle évoquait la Paix ("Salam"), et d’ailleurs Dalida a surfé un moment sur ce rapprochement finalement fortuit entre "Salma" ("je te salue", littéralement "Paix sur toi") ... et cette sacrée Paix, à laquelle on voulait tant croire !

J.C

13 février 2008

Abdelwahab Meddeb contre Tariq Ramadan : un face à face exceptionnel

A gauche : Abdelwahab Meddeb
A droite : Tariq Ramadan

C’est une émission remarquable que je vous invite à voir (retrouver l'émission en plusieurs parties sur le site de Dailymotion) : le face à face entre deux intellectuels, le crypto islamiste Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des « Frères musulmans », Hassan El Banna, et le libéral d’origine tunisienne, Abdelwahab Meddeb. Ce dialogue a été enregistré sur le plateau de l’émission de France 3, « Ce soir ou jamais », le 30 janvier dernier. Habile dialecticien, le premier tend des pièges à répétition à son interlocuteur, arrivant presque - pour un télespectateur mal averti - à le faire passer pour un suppôt de la violence, alors qu'il serait, lui, un authentique défenseur des droits de l'homme !

A propos de Tariq Ramadan, je renvoie aussi - pour situer le personnage - aux articles déjà publiés sur le blog, à partir de son nom en libellé ci-dessous. Un « fil rouge » de son positionnement politique, qui explique largement son grand succès auprès de beaucoup de jeunes musulmans, est son hostilité radicale à Israël (comprendre : à son existence même, qu’il refuse par des formules cauteleuses). Je reproduis ci-dessous un extrait d’un texte où il avait dénoncé de façon virulente plusieurs intellectuels juifs (comme Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann ou Bernard Kouchner). Établissant une équivalence entre terrorisme islamiste et politique d'Israël, il écrivait :
« On perçoit clairement que leur positionnement politique répond à des logiques communautaires, en tant que juifs, ou nationalistes, en tant que défenseurs d’Israël. Disparus les principes universels (...) S’il faut exiger des intellectuels et acteurs arabes et musulmans qu’ils condamnent, au nom du droit et des valeurs universelles communes, le terrorisme, la violence, l’antisémitisme et les États musulmans dictatoriaux de l’Arabie saoudite au Pakistan ; on n’en doit pas moins attendre des intellectuels juifs qu’ils dénoncent de façon claire la politique répressive de l’Etat d’Israël. »T. Ramadan, « Les nouveaux intellectuels communautaires », 2003, texte refusé par les journaux « Le Monde » et « Libération », et publié sur oumma.com

A propos d’Abdelwahab Meddeb, je voudrais renvoyer les lecteurs à l’écoute des podcasts de mes deux interviews, à propos de son merveilleux livre, « L’islamisme, maladie de l’islam » (Editions du Seuil) :
- Emission du 21 mars 2004
- Emission du 4 avril 2004

Et puis je tiens à reproduire ici une illustration de sa condamnation sans réserves du terrorisme islamiste, une position qui est aussi celle de nombreux intellectuels de culture musulmane - et hélas qui est souvent ignorée sur trop de blogs et site juifs.
« Pour ce qui concerne le terrorisme et l’extrémisme islamiste, je serai tranchant : l’un et l’autre représentent pour moi l’inacceptable, rien ne peut les légitimer, et je me dresse intégralement et de toutes mes forces contre, quand même je me sentirais impuissant devant leur menée ; mais je les combats et continuerai de les combattre par les moyens qui sont les miens, c’est à dire par l’écrit et la parole qui dénoncent le scandale qu’ils projettent sur les écrans du monde. Je prends cette position irrévocable simultanément à leur acte sacrificiel et sanglant. »A. Meddeb, « Le partage », page 18, Revue « Dédale », multiple Jérusalem

J.C

01 janvier 2008

Un joli sourire et plein de musique pour la nouvelle année !


Bonne et heureuse année 2008 !

Une année pleine de bonheur, de santé et de réussite, tels sont les vœux que je voudrais adresser d'abord aux lecteurs et auditeurs fidèles. Et puis aussi - parce qu'ils sont la majorité des visiteurs - à tous ceux qui ne font que passer rapidement, et qui découvriront ce post.

Une nouvelle année que je voudras fêter en musique, en compagnie de la chanteuse israélienne Sarit Hadad. Ce joli sourire, c'est elle - une information uniquement pour celles et ceux qui ne font pas encore partie de ses fans ... comme moi, et je n'ai pas honte de l'avouer !
De la musique, vous pourrez en entendre d'abord en allant sur le site youtube de cette chanteuse (adresse https://www.youtube.com/user/sarithadadofficial) : petit juke-box de ses principaux succès ; collection de vidéos ; photos ... vous aurez l'embarras du choix ! En allant également sur cette autre adresse, vous découvrirez une page du site "israel-music" dédié à l'un des albums de la jolie chanteuse, la musique se met en route directement ... et en bas de page, vous pourrez découvrir en liens d'autres "collectors", avec sur chacun une série d'échantillons de chansons.

Quelques mots à propos de Sarit Hadad, et de ce qu'elle évoque pour moi, à part le souvenir d'innombrables heures passées à écouter le 94.8 FM, la fréquence juive de Paris. Née en 1978 à Hadera, cette chanteuse "mizrahi" (orientale) élevée dans une famille nombreuse où tous les frères et sœurs étaient musiciens, symbolise d'abord la victoire du talent et de la volonté, bref la classique histoire d'une Cendrillon devenue princesse grâce à un joli timbre de voix, mais il y a plus que cela : la jeune Sarit avait une petite vingtaine d'années lorsque ont débuté pour Israël les très dures années 2000, avec les pics d'horreur de 2001 à 2003 alors que le pays était ravagé par le terrorisme. Et pourtant elle a poursuivi sa carrière, enrichissant son répertoire, embellissant son look et réunissant des foules considérables dans ses concerts ... jusqu'à Paris, où la communauté juive lui a fait un accueil enthousiaste.
En un mot, la jolie Sarit symbolise la vitalité extraordinaire du peuple d'Israël ; et ses chansons d'amour, à la thématique tellement banale et universelle, procurent l'immense bonheur en les écoutant d'oublier un moment le bestiaire peu sympathique d'un Moyen-Orient où s'agitent le chimpanzé antisémite de Téhéran et ses acolytes barbus, du Hamas ou du Hezbollah. En chantant avec elle, en vibrant sur ses chansons, c'est comme un grand bol de vitamines avalé pour bien commencer la nouvelle année !

Allez, une dernier petit cadeau pour finir ce post : le clip de son dernier tube, "Alecha ve Alay" ("A propos de toi et moi") ... où la jeune israélienne vient nous conter - quelle drôle de découverte ! - que les jeunes couples flirtent ou se déchirent de la même façon, à Tel Aviv comme à Paris ou New-York ... et à Tunis comme à Beyrouth !

J.C



sarit hadad - Alecha Ve Alay par