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12 novembre 2019

Les identités meurtrières : un colloque d’actualité à l’Ecole Normale Supérieure, les 21 et 22 novembre


L’Institut de recherche et d’études sur les radicalités (INRER), a été fondé et présidé par la journaliste indépendante Isabelle Kersimon, soutenue dès le début par plusieurs universitaires de qualité. Son site fait partie des nouveaux liens permanents, ajouté à ceux figurant dans la colonne de gauche sur mon blog.

On en trouvera une présentation sur ce lien
Extrait : « L'INRER est une association, constituée de journalistes, chercheurs, spécialistes, professionnels, sensibles aux problématiques qui agitent notre société, et, par conséquent, à l’idéologie et aux discours radicaux. L'INRER observe au long cours et en profondeur les tendances idéologiques liés à différents phénomènes de radicalités sociétales, politiques et religieuses. »

Je me reconnais totalement dans cette démarche, conscient que les sociétés européennes – et particulièrement les juifs – sont pris en étau entre deux radicalités : celle des islamistes militants, qui par des démarches sournoises ou terroristes s’attaquent aux fondements même de notre République ; et celle de l’ultra-droite dans toutes ses nuances – identitaire, raciste, antisémite, violente – dont les discours et passages à l'acte nous menacent également. Chaque radicalité alimente en fait l’autre, et profite d’une vision binaire et manichéenne du monde amplifiée par les réseaux sociaux.

L’INRER a déjà réuni des conférenciers au cours des premières années d’existence. Mais c’est la première fois qu’un colloque de grande ampleur est proposé. Il est intitulé "Les identités meurtrières dans l’Europe du XXIème siècle", et aura lieu à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm les 21 et 22 novembre : lire ici.
Son programme sera particulièrement riche : « Etat des lieux des identitarismes en Europe » ; « Radicalité islamiste et haines antimusulmanes » ; « Problématiques informationnelles à l’ère des réseaux sociaux » ; « L’antisémitisme au XXIème siècle » ; « Devoir de mémoire et avenir de l’universel ».

Inscription obligatoire par mail à l’adresse : institutinrer@gmail.com

J.C

06 février 2019

Encore un article publié sur "Temps et Contretemps" : La fabrique de l'islamisme


Un nouvel article sur le blog israélien francophone de mon ami Jacques Benillouche. Intitulé « La fabrique de l’islamisme », il s’agit de la recension de mon émission du 13 janvier avec Hakim El Karoui.

Pour rappel, cet invité a eu les plus hautes responsabilités dans le secteur public comme dans le privé. J’avais déjà eu le plaisir de le recevoir dans notre radio, pour mémoire c’était le 12 février 2017 ; et nous avions parlé du rapport de l’Institut Montaigne qu’il avait publié, « Un islam français est possible ». Nous avons parlé cette fois-ci d’un autre rapport, publié au mois de septembre et intitulé « La fabrique de l’islamisme ». On peut le télécharger sur le site de l’Institut Montaigne, c’est une somme impressionnante de 600 pages, ce qui donne une idée de l’ampleur du travail. 

Bonne lecture, et n'oubliez pas que vous pouvez aussi avoir accès à l'ensemble des archives de mes articles sur "Temps et Contretemps", en cliquant sur l'icône correspondante en haut de la colonne de gauche.

Vous trouverez l'article :

  
J.C 

06 janvier 2019

La fabrique de l’islamisme : Hakim El Karoui sera notre invité le 13 janvier


Pour la première émission de 2019, j’aurai comme invité Hakim El Karoui. Pour rappel, c’est un conseil en stratégie. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, il a eu les plus hautes responsabilités dans le secteur public comme dans le privé, ayant été notamment conseiller technique au cabinet du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin. J’avais déjà eu le plaisir de le recevoir dans notre radio, pour mémoire c’était le 12 février 2017 ; et nous avions parlé du rapport de l’Institut Montaigne qu’il avait publié, « Un islam français est possible » ; il s’agissait d’abord de faire une radiographie des musulmans français, puis de proposer une réforme pour la gestion de leur culte dans notre pays. Nous allons parler cette fois-ci d’un autre rapport, publié au mois de septembre et intitulé « La fabrique de l’islamisme ». On peut le télécharger sur le site de l’Institut Montaigne, c’est une somme impressionnante de 600 pages ce qui donne une idée de l’ampleur du travail : 200 ouvrages et rapports ont été consultés, dans plusieurs langues ; ont été examinés des dizaines de milliers de documents du Ministère des Affaires Etrangères Saoudien, divulgués par les Wikileaks en 2015 ; un travail approfondi de données sur Twitter et Facebook a été aussi effectué, bref ceci donne une idée du sérieux de cette étude, qui tranche avec ce qu’on lit ou entend sur le sujet.
 
Parmi les questions que je poserai à Hakim El Karoui :

-          Y a-t-il « un islamisme » ou plusieurs ? Parce qu’on évoque souvent dans les médias dans une bouillie peu claire « le salafisme », « les Frères Musulmans », « les intégristes », est-ce que ce qui les réunit l’emporte sur leurs différences ? Et ceci étant posé, comment finalement définissez-vous l’islamisme ?
-          Vous écrivez dans votre conclusion « l’islamisme n’est pas le sous-produit d’un Occident imparfait mais une idéologie ». Vous parlez dans votre introduction des interprétations « occidentalo-centrées » de l’islamisme : quelles sont-elles, et comment démontrer qu’elles ne suffisent pas ?
-           Votre rapport consacre un chapitre commun à l’idéologie des Frères Musulmans, mouvement né en Egypte dans les années 1920, et au wahabbisme, doctrine religieuse née au 18ème siècle en Arabie, et associée depuis au pouvoir politique de la famille royale des Al Saoud. D’un point de vue doctrinal, quels sont les principaux points communs et les différences entre les deux ?
-          A propos de l’Arabie Saoudite. Du point de vue matériel et financier ses moyens écrasent ceux de toutes les autres « fabriques de l’islamisme ». Vous dites que le chiffre de 85 milliards de dollars dépensés depuis 1960 est impossible à vérifier, ne trouve-t-on rien sur Wikileaks ? Vous dites aussi que l’Europe n’est pas au centre de l’action prosélyte de l’Arabie ; pourtant vous dites plus loin dans ce rapport que les courants salafistes – qui trouvent leur inspiration chez les prédicateurs saoudiens – se caractérisent par leur prosélytisme : n’est-ce pas contradictoire ?
-          Depuis 2002 la Turquie est le seul pays du Moyen-Orient où un parti islamiste se maintient au pouvoir, vous dites que la ligne idéologique de l’AKP dépasse l’islam politique ; or le régime Erdogan est quand même, avec le Qatar, le grand allié des Frères Musulmans ; vous dites que pour la politique étrangère, on a en fait un « turco-islamisme, » associant le nationalisme et la religion : est-ce à dire que son seul objectif est de maintenir les Diasporas turques sous son influence, et comment ?

Un rapport très riche, traité dans une émission déjà enregistrée, et qui aurait peut-être mérité deux numéros successifs de « Rencontre » : soyez nombreux au rendez-vous !

J.C