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12 mai 2010

Pour oublier un peu l'infecte burqa ...

Femme kabyle en costume traditionnel

Oui, si on oubliait un peu la burqa ?

Ou plus précisément, les monceaux d’insanités que l’on a pu lire ici et là, sophismes et défausses de certains politiques, diversions et provocations en tous genres s’étalant à longueur de commentaires après chaque article publié sur les sites des journaux ... On croit d’abord que tout sera simple, que l’on entendra - enfin ! - un cri unanime pour dire "pas ça, pas chez nous en tout cas, et si c’était possible, pas ça nulle part ailleurs". On croit que ces "Fantômas" seront compris pour ce qu’ils sont - les vrais fantômes d’un univers que l’on croyait révolu sous nos latitudes, celui de l’asservissement de la femme, des emmurés vivants et des esclaves ramenés au Moyen Age : mais non, il s’est trouvé des bonnes plumes pour nous ressortir le procès en "islamophobie" ; nous dire que l’on allait "stigmatiser" une religion, qu’il fallait expliquer avant de condamner ; et que peut-être ces femmes n’étaient pas contraintes de porter un linceul ambulant ! Et on réentendra tous ce sophismes à l'occasion du prochain vote, dans l'urgence, de la loi décidée par le gouvernement - une loi qui n'a pu venir de l'Assemblée Nationale, faute hélas d'unanimité pour la faire passer ; et bien que la même Assemblée ait voté hier mardi 11 mai et à une presqu'unanimité, une "résolution" condamnant le port du "voile intégral" ...

En face, timidement, on a aussi entendu qu’il ne s’agissait pas de religion ... Comme le soulignait Abdelwahab Meddeb dans le dossier spécial du journal "Le Point" du 21 janvier, "ce n’est pas une obligation religieuse (farîza) c’est une coutume (âda), ça vient d’être rappelé par Mohammad Gomaa, le grand mufti d’Égypte qui a pris position contre le burqa (...) C’est un signe idéologique de l’islam radical, prônant la concurrence des universalités ; c’est lui qui nourrit le "choc des civilisations", idée islamiste reprise par l’essayiste américain Samuel Huttington".

Alors, pour apporter ma modeste contribution à ce dossier et pour oublier un peu ces silhouettes de cauchemar, je suis heureux d’aérer mon blog avec cette jolie kabyle, en tenue traditionnel de son pays : pas de voile noir, total, de trois quart ou partiel, mais des cheveux noirs de jais ... agrémentés des plus beaux bijoux de l’artisanat local. Une beauté qui fait du bien, et vient tordre le cou à la fois aux racistes qui pensent « burqa » chaque fois qu’ils entendent "musulmans" ; et aux idiots utiles, qui imaginent faire de l’antiracisme en acceptant les burqas !

J.C