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20 mars 2005

Juifs et musulmans doivent se parler !

Introduction :
Moïse Cohen, Président du Consistoire israélite de Paris, avait courageusement appelé au renouveau du dialogue entre juifs et musulmans alors que le contexte diplomatique au Proche Orient ne connaissait pas l'embellie d'aujourd'hui. Cet article a été publié dans le journal "Le Monde" en juin dernier, et est reproduit sur le site du Consistoire. Nous donnons copie du début ci-dessous. On peut le lire intégralement en allant sur le lien (cliquer ici). 
Le congrès évoqué a finalement eu lieu en janvier 2005, voir notre émission du 13 mars.
J.C
 
"Juifs et musulmans doivent se parler.
C'est aujourd'hui qu'il faut rechercher des chemins du "vivre ensemble".
Un congrès exceptionnel réunissant des religieux représentant toutes les tendances de l'islam et du judaïsme devait se dérouler il y a quelques jours à l'université Al-Akhawayn d'Ifrane, sous le haut patronage du roi du Maroc Mohammed VI, à l'initiative de la Fondation Hommes de parole. Ce "congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix" avait immédiatement suscité un immense intérêt et les plus hauts dignitaires de ces deux religions avaient accepté d'y participer avec enthousiasme. Cette rencontre inédite a été annulée, in extremis, pour des motifs d'ordre politique. Est-ce la réunion de la Ligue arabe à Tunis qui a été à l'origine du refus de se réunir ? Est-ce la tiédeur des délégations israéliennes ou palestiniennes ? Peu importent les raisons officielles ou officieuses, car l'essentiel est autre : la rencontre n'aura pas lieu. On évoque une période peu propice au rassemblement interconfessionnel et on annonce que le congrès sera reporté au mois d'octobre prochain, lorsque le climat de tension actuelle qui règne au Proche-Orient se sera apaisé.
Quelle grave erreur ! " (...)


Moïse Cohen

Darfour : un drame oublié, traité par "Rencontre" le 13 février

Réfugiés au Darfour, site www.afrik.com


"Pas de temps pour l'Afrique", écrivait Evelyn Gordon dans le "Jerusalem Post" du 19/07/04, en remarquant la proportion de 1 à 10 entre les articles de la presse internationale consacrés respectivement au Soudan et au conflit israélo-palestinien. Et pourtant, il s'agit d'un drame d'une toute autre ampleur : 70.000 tués, environ un million et demi de personnes déplacées, et ces chiffres de l'ONU datent déjà du début de l'année ... Au Darfour, tous - troupes gouvernementales, rebelles autonomistes, milices "janjawids" terrorisant les populations et victimes civiles - sont musulmans. 

Pour en parler sont venus à notre émission le 13 février dernier deux témoins, experts du sujet : Madame Marie-José Tubiana, ethnologue, spécialiste de l'Afrique au CNRS et à l'INALCO ; et son fils Jérôme, universitaire, de retour d'une mission au Darfour pour l'ONG "Action contre la faim".

J.C

08 mars 2005

Une illustration pour notre émission du 27 mars ...


Préparation d'une lapidation en République Islamique d'Iran

Pour signer la pétition contre cette pratique barbare, cliquer ici

J.C

07 mars 2005

Le 27 mars, un ancien ministre iranien racontera la chute du Shah et la révolution islamiste



Houchang Nahavandi vient de publier un témoignage historique qui se lit comme un roman : "Carnets secrets, chute et mort du Shah" (Editions Osmondes, 398 p, prix : 22 E). 

Ancien recteur des universités de Shiraz et de Téhéran, deux fois ministre, connaissant de très près la famille impériale et son entourage, il a suivi dans les coulisses l'incroyable année 1978 ; cette année où allait basculer si facilement un régime certes autoritaire, critiquable sur beaucoup d'aspects, mais ayant aussi à son actif un indéniable progrès économique et des avancées exceptionnelles en terre d'Islam, pour la condition féminine en particulier. Près de trente ans après, la République islamiste a fait de cet ex-allié de l'Occident un ennemi des Etats-Unis, elle a brisé cette marche vers le progrès en faisant fuir une grande partie des élites, et elle a trahi les laïcs qui avaient cru en la révolution. 

 Houchang Nahavandi ne parle pas la langue de bois pour dénoncer les responsables de ce bouleversement historique, je n'ai pas été forcément d'accord sur tout, mais cela rendra le débat vraiment riche et intéressant.

J.C

02 mars 2005

Emile Moatti parlera le 13 mars prochain du premier congrès mondial des Imams et Rabbins pour la Paix


Photo tirée du site de l'association "Hommes de Parole"


107 Imams et Rabbins entourés de 71 personnalités du Monde entier se sont réunis à Bruxelles du 3 au 6 janvier dernier, à l'appel de l'association "Hommes de Parole", et sous le haut patronage des Rois Albert II de Belgique et Mohamed VI du Maroc. Ils se sont quittés sur l'engagement d'oeuvrer "pour mettre fin aux effusions de sang et aux attaques à l'encontre d'êtres humains innocents". 

Notre ami Emile Moatti, délégué général de "La Fraternité d'Abraham" et co-fondateur de l'émission était parmi eux. Nous entendrons son témoignage sur cet évènement exceptionnel.

J.C

01 mars 2005

Antoine Sfeir reçu dans le studio de Judaïques F.M

Antoine Sfeir dans le studio de Judaïques FM avec Jean Corcos et Serge Zerah

Le célèbre orientaliste Antoine Sfeir a déjà été quatre fois l'invité de "Rencontre". Cette photo a été prise lors de l'enregistrement de l'émission du 2 mai 2004, sur le thème "Les Chrétiens d'Orient"

J.C

Un jeune et brillant orientaliste reçu par "Rencontre"


Pierre Vermeren est un historien, arabisant et ayant vécu une dizaine année au Maghreb, contrée qui l'a toujours fasciné depuis qu'il a quitté les bancs de l’École Normale Supérieure. J'ai été conquis par son livre "Maghreb, la démocratie impossible ?" (Éditions Fayard, 2004), ouvrage qui n'a pas eu le retentissement mérité. Nous l'avons reçu deux fois à notre émission, le 17 octobre dernier sur le thème "Maghreb, une histoire revisitée" et le 31 octobre sur le thème "Maghreb, la démocratie est-elle possible ?". C'était une marque assez exceptionnelle d'intérêt pour un ouvrage, car nous n'avions eu avant lui que deux écrivains reçus deux fois consécutives : l'historien israélien Michel Abitbol, et le brillant universitaire franco-tunisien Abdelwahab Meddeb. J'ai eu aussi la joie de publier une critique de son livre sur le journal en ligne "proche-orient.info", le 29 juillet dernier.

L'auteur  : Pierre Vermeren
Né en 1966 à Verdun. Normalien et agrégé d'histoire, arabisant, il a vécu huit années au Maroc, en Egypte et en Tunisie. Spécialiste du Maghreb, il a consacré sa thèse de doctorat à « la formation des élites par l'enseignement supérieur au Maroc et en Tunisie », et il a enseigné six ans au lycée Descartes de Rabat. Aujourd'hui enseignant d'histoire dans un lycée de Bordeaux, il est chercheur associé au Centre d'études d'Afrique noire (CEAN). 

Le livre : Maghreb, la démocratie impossible ? Auteur : Pierre Vermeren, Éditeur : Fayard 420 pages Prix : 22 euros

Par Jean Corcos

Dans cet essai, Pierre Vermeren frappe d'emblée : « Le Maghreb post-colonial est en passe de devenir la terra incognita de la recherche historique française ». Et l'auteur d'évoquer (ce qui ne lui fera pas que des amis), la disparition des experts chevronnés, et la quarantaine de journalistes et conseillers, « souvent marqués par une approche proche-orientale », qui travaillent parfois comme relais d'opinion des régimes autoritaires en place. Les toutes dernières lignes de l'ouvrage reviennent sur l'évocation, fréquente au fil du livre, de la fin des minorités non musulmanes, au tournant plus ou moins violent des indépendances. Ce sont maintenant les élites nationales qui risquent de partir, un risque de terrible régression pour le Maghreb « s'il perdait pour la troisième fois en un demi-siècle ses franges les plus dynamiques et les plus ouvertes sur le monde (après les pieds-noirs et les juifs maghrébins) » (...) 

J.C

28 février 2005

Quel dialogue aujourd'hui entre Juifs et Musulmans ? Un article publié par le bulletin de l'ATPJT, 2001

Introduction :
Il y a déjà quatre ans, le bulletin de l'Association "Arts et Traditions Populaires des Juifs de Tunisie" publiait un article sous ma plume, au titre un peu dubitatif ... C'était au début de "l'Intifada des Mosquées", alors que la vague d'incidents antisémites venait de débuter en France - et hélas, nous ne devions en connaître le sommet que les années suivantes. C'était aussi quelques mois avant le 11 septembre 2001, cet instant de fracture où nous allions franchement entrer au XXI ème siècle - un siècle débutant par ce qui ressemble tellement à une guerre de religions !
Je vous laisse juger par vous-même si cet article a pris de rides, ou bien si les graines de l'espérance avaient été correctement découvertes dans la boue des évènements. Aujourd'hui, à l'heure où j'écris cette introduction, le peuple libanais va peut-être redécouvrir en même temps la liberté et la démocratie ; les Talibans ont été renversés en Afghanistan ; les Irakiens viennent de connaitre leurs premières élections libres ; et le peuple palestinien, s'il arrive à se libérer de la violence terroriste, pourra aussi connaître le "Printemps arabe" ...
Bonne lecture.
J.C

Parler du dialogue judéo-musulman, vu de sa fenêtre à Paris en ce printemps 2001, peut sembler bien surréaliste six mois après qu’une tempête de haine se soit à nouveau déchaînée au Proche-Orient. Et il ne s’agit pas d’un cyclone local et passager : la violence de la plupart des médias arabes, du Caire à Casablanca en passant par les chaînes de télévision par satellite, l’image horrible d’Israël qui y est véhiculée - on se souvient ici du traitement désastreux du début de « l’Intifada des Mosquées » et des attaques antisémites qu’il suscita - tout cela fragilise durement les résultats obtenus après des années de dialogue et de rapprochement. Faut-il pour autant se décourager et considérer tout l’univers musulman comme un ensemble irréductible et ennemi, des Beurs de banlieue à nos ex-compatriotes de Tunisie, en passant par leurs frères en religion de toute la Planète ? La réponse est à mon modeste avis non, et nous devons aboutir à une telle conclusion, à la fois par intelligence et réalisme.
Notre sensibilité juive, cette terrible expérience historique qui nous permet d’identifier l’ombre d’Amalek là où nos compatriotes sont aveuglés par manque de recul où indifférence à « l’Étranger », tout ceci nous commande bien sûr de voir les choses en face : la menace numéro un qui pèse sur l’avenir du Peuple juif, à travers la destinée de l’État d’Israël mais aussi en Diaspora comme membres de sociétés occidentales et démocratiques, cette menace vient des courants radicaux musulmans. La confrontation, soit entre ces Musulmans et les communautés d’autres religions (minoritaires ou majoritaires), soit entre Musulmans, alimente la majorité des quelque trente conflits recensés aujourd’hui à travers le monde ; la guerre d’usure israélo-palestinienne est la plus médiatisée, mais non la plus sanglante. Or l’intelligence ne peut s’abstraire de l’analyse, et un minimum d’analyse nous apprend qu’il faut aller au delà du visage de l’islam que nous donne la litanie d’exactions des fascistes qui s’en réclament - hier poseurs de bombe du RER ou preneurs d’otages au Liban, égorgeurs du GIA depuis neuf ans en Algérie, et toujours dictateurs sanguinaires à la Saddam Hussein, kamikazes du Hamas, terroristes pratiquant la mondialisation de l’explosif, Mollahs iraniens lapidant au nom de la « Charia », sans parler de leurs rivaux en obscurantisme, les tristes Talibans geôliers des femmes afghanes et dynamiteurs de trésors culturels.
 
Pourquoi donc voir plus loin que ce que nous commande l’émotion ? D’abord parce que la « fenêtre de Paris » que j’évoquais en commençant, permet, à l’ère d’Internet, de voir à la fois très près et très loin. Voir très près, dans mon dix-neuvième arrondissement où malgré la grande peur d’octobre dernier, coexistent pacifiquement les deux communautés et cela au delà d’exactions de jeunes voyous - qui posent, à leur manière, à la fois le problème général de l’insécurité et celui d’une nouvelle forme d’antisémitisme. Curieusement, en ce quartier devenu le plus juif de Paris - avec une composante « tune » bien dynamique - Juifs et Arabes se retrouvent, toujours et comme hier au Maghreb, associés dans les mêmes commerces ou restaurants, et ce, même si la relation « patron-employé » a cette dimension réductrice qui avouons le, ne facilite pas une vraie relation égalitaire de dialogue. Mais aussi voir très loin, à travers les sites WEB de la partie la plus ouverte du monde arabe - je pense à une partie de la presse algérienne, à certains journaux de Beyrouth, à des sites d’opposition aux dictatures de Bagdad ou d’ailleurs. Et c’est d’Israël que nous vient l’exemple, de cet État juif dont en France on nous sculpte trop souvent une image caricaturale, comme la fameuse « Synagogue aux yeux bandés » qui orne la façade de la Cathédrale de Strasbourg. C’est là-bas que des experts, arabologues ou arabisants, procèdent tous les jours à l’examen à la loupe des messages écrits des pays voisins ; de ces patientes lectures sortent des idées simples, pessimistes à court terme pour ce qui est de l’interlocuteur palestinien, relativement optimistes en ce qui concerne le monde arabe, qui ne semble pas prêt pour un nouveau conflit - et cela, par réalisme bien sûr plus que par amour d’Israël, mais faut-il s’en étonner ?
 
Par réalisme aussi, les médias et responsables israéliens, de tous bords à l’exception d’une minorité d’extrémistes (tout peuple en comprend) encouragent, dans le pays et en dehors, le dialogue judéo-musulman sous toutes ses formes. Ils l’encouragent sur les plans culturel, économique, et même religieux (alors que le soulèvement palestinien a joué d’emblée sur cette « corde sensible »), ils l’encouragent pour la bonne et simple raison que le peuple juif, éternel minoritaire, ne peut fermer la porte à une composante essentielle de l’Humanité, qui existera demain comme hier. Et les faits sont là, malgré la tourmente. Bien sûr, comme enfants de la Tunisie et héritiers d’une triple culture, nous autres « Tunes » avons été profondément blessés par la rupture des relations israelo-tunisiennes. Mais trois Pays arabes conservent des légations à Tel-Aviv ; aucun pays non arabe à majorité musulmane n’a rompu avec l’État juif ; la Turquie demeure un allié régional ; les relations demeurent bonnes avec les États du Sud de l’ex-URSS et ceux de l’Afrique noire ; et les appels au « Djihad » lors de tel sommet arabe ou islamique sont restés du vent. Il faut aussi voir au delà du politique : une connaissance plus fine des tendances et ramifications d’un univers déjà plus nombreux que la Chrétienté, nous révèle que c’est dans les contrées de tradition « Soufi », plus tournée vers la mystique individuelle que vers le communautarisme militant, que la coexistence avec les minorités juives a été et reste heureuse. Une information, même superficielle, sur les échanges spirituels qui continuent malgré la tourmente, montre que ce sont les imams de cette tradition, ou ceux qui ici se réclament audacieusement d’un « islam à la française », qui nous tendent la main, tandis que le pire sectarisme est soutenu par les Wahabites d’obédience saoudienne qui, hélas, financent la majorité des mosquées en Europe.
 
Je ne peux pas finir sans évoquer les « Musulmans » qui se définissent comme tels avant tout par référence culturelle, comme beaucoup d’entre nous se définissent comme « Juifs » alors qu’ils ne sont ni pratiquants, ni sionistes au delà d’un soutien naturel à nos frères d’Israël. Ce sont eux que j’ai eu, en majorité, comme invités sur les ondes de « Judaïque F.M », dans l’unique émission sur les ondes parisiennes consacrée spécifiquement au dialogue judéo-musulman. Cette émission continue, malgré l’orage actuel ; avec mes amis et collaborateurs Émile Moatti et Serge Zerah, nous avons décidé d’éviter qu’elle ne soit un lieu d’affrontement à propos d’un conflit dont nous ne sommes pas les acteurs principaux. Intellectuels, journalistes, universitaires, militants de l’intégration, résolument engagés contre l’intégrisme ou le racisme, ils et elles m’ont fait découvrir une élite que - à mon grand regret - trop de « Tunes » continuent d’ignorer cordialement. Certes, des contacts individuels peuvent exister ; la nostalgie réunit facilement les déracinés, il s’agit alors d’une atmosphère à la fois chaleureuse et superficielle autour d’un couscous ou de danses orientales. Mais au delà des souvenirs « cartes postales » du vendeur de jasmin ou du cireur de souliers, il est temps pour l’ensemble de la Communauté juive de France, de communiquer par d’autres canaux avant d’être dépassés par la montée en puissance démographique, économique et culturelle d’une nouvelle composante du paysage français.

Notre émission de radio comme d’autres instances - et à mon avis aussi l’A.T.P.J.T. qui a été un moteur pour la mémoire judéo-tunisienne - doivent continuer, plus que jamais, à encourager le dialogue. Chaque manifestation, aussi réduite soit elle, porte en elle une symbolique de coexistence qui la dépasse largement : récital de musique andalouse d’Enrico Macias, rencontres pacifiques d’artistes sur les plateaux de télévision, enseignement de la Shoah dans des Lycées de banlieue gangrenés par la haine, colloques inter-religieux à l’UNESCO, écoute accordée aux adversaires de l’intégrisme islamiste, réunions d’originaires ou d’anciens élèves, recherches d’universitaires des deux religions qui se penchent, ensemble et en scientifiques détachés, sur un passé commun qui ne fut pas toujours malheureux. Si donc l’intelligence doit nous pousser à réaliser la complexité du monde musulman, le réalisme nous conduit à reconnaître que nous devons y conserver des interlocuteurs ; et que leur tourner le dos serait donner aux pires antisémites, musulmans ou autres, le meilleur des coups de main.

Jean Corcos

27 février 2005

Naissance

Introduction
Bonjour amis lecteurs de partout dans le Monde !
Bienvenue sur ce "micro-journal", bienvenue en particulier aux auditeurs qui suivent régulièrement l'émission "Rencontre" sur JUDAIQUES F.M, 94.8 sur la bande F.M à PARIS, et partout dans le monde sur www.judaiquesfm.com
Pour ouvrir ce premier numéro, je vous propose de lire la présentation générale de l'émission, qui vous donnera à la fois la ligne éditoriale et des références de quelques illustres invités.
Bonne lecture !
J.C

Présentation générale

L’émission « Rencontre. A la rencontre du Monde musulman », programmée sur la fréquence juive, 94.8 FM (station « Judaïques F.M ») est produite par Jean Corcos. Elle est diffusée les dimanches des semaines paires le matin à 9h30 (GMT + 1), et sa durée est d’une demi-heure.

« Rencontre » a commencé à être programmée en mai 1997, avec à l’origine comme principale vocation de promouvoir le dialogue judéo-musulman. Les principes suivants inspiraient, et inspirent toujours les réalisateurs de l’émission, avec le plein soutien de la direction d’antenne : volonté de rappeler les éléments communs de nos cultures et de nos religions aux auditeurs juifs, musulmans ou autres ; soutien clair à la solution « deux Etats pour deux Peuples » pour en finir avec le conflit israélo-palestinien ; promotion constante des échanges et de toute forme de coopération ; dénonciation des fanatismes et des intégrismes de tous bords, qui enferment chacun dans une image démoniaque de « l’autre » ; désir d’échanger nos expériences et soutien à l’intégration des musulmans en France, dans le respect de l’Etat de Droit ; dénonciation commune de toutes les formes de racismes.

Depuis les débuts de notre émission, hélas, ces principes ont été durement mis à l’épreuve lorsque la violence a repris son cours au Proche Orient, enflammant les passions, confortant le repli communautaire des uns et des autres, et servant de prétexte à la pire vague d’agressions antisémites dans notre Pays depuis la Libération. L’origine maghrébine de la plupart des responsables de ces actes et un certain désespoir quant à l’issue de la crise israélo-palestinienne ont fortement ancré, dans une partie de notre public juif, une amertume difficilement conciliable avec notre positionnement, tandis que - et leurs témoignages nous confortent -, de nombreux autres ont compris notre démarche et nous font l’honneur de nous suivre régulièrement. Par ailleurs, et comme celui de l’ensemble de la fréquence juive, notre auditoire est en vérité de toutes origines, et plusieurs messages témoignent de l’intérêt d’auditeurs musulmans.

Conscients que le prisme inter-communautés devenait trop étroit par rapport aux enjeux, conscients également que l’Histoire a basculé depuis les attentats du 11 septembre 2001, les producteurs de l’émission ont décidé de recentrer « Rencontre » sur une connaissance plus large du Monde musulman, cet univers si vaste, si divers et tellement mal connu. Entre l’hagiographie d’orientalistes complaisants (et souvent marqués par l’anti-sionisme), et la caricature hostile (si facile en ces temps où l’Islam radical fait les manchettes de l’actualité au travers du terrorisme), il nous a semblé nécessaire de prendre du recul en faisant parler des invités de qualité, musulmans ou non, qui puissent nous aider à comprendre. Plusieurs journalistes et experts internationaux ont ainsi fait bénéficier notre auditoire de leur connaissance de l’Islam, du Monde arabe ou d’un Pays particulier, en abordant tous les angles possibles, le politique, le religieux, l’historique et le sociétal. Notre série comprend également une réflexion sur les problèmes liés à l’immigration en France, sans complaisance ni dramatisation. Les seules limites que nous nous sommes fixées sont celles de la polémique ou de la langue de bois : ne viennent pas sur notre plateau les ennemis de la Paix et de la Démocratie, en France ou en terre d’Islam. Nous avons ainsi eu des invités d’origine ou de nationalité algérienne, marocaine, tunisienne, égyptienne, américaine, française, israélienne, libanaise, turque, iranienne, irakienne, mauritanienne, sénégalaise, soudanaise, syrienne et burkinabe. Les thèmes de nos émissions ont été très variés, et vous trouverez ci-dessous les noms de certaines personnalités qui nous-ont fait l’honneur de passer sur notre plateau. Nous espérons ainsi poursuivre, et si possible encore améliorer, cette production consacrée aux problèmes peut-être les plus brûlants de ce début de Millénaire.

Parmi les invités ayant participé à nos émissions

 Monsieur Michel ABITBOL, Professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem
Monsieur Alexandre ADLER, Historien, Chroniqueur
Monsieur Slimane BENAISSA, Auteur, Metteur en scène et Acteur de Théâtre
Madame Latifa BENMANSOUR, Ecrivain, Chercheur au CNRS
Monsieur Dalil BOUBAKEUR, Recteur de la Grande Mosquée de Paris
Monsieur Malek BOUTIH, Ancien Président de « S.O.S. Racisme »
Monsieur Moustafa CHERIF, Universitaire, ancien Ministre algérien
Monsieur André CHOURAQUI, Ecrivain, ancien Maire Adjoint de Jérusalem
Monsieur Roger CUKIERMAN, Président du CRIF
Cheikh Abdoulaye DIYE, Responsable de la Communauté Mauride, Député Sénégalais
Monsieur Frédéric ENCEL, Universitaire, expert en géopolitique du Proche Orient
Madame Eleana GORDON, Directrice politique de « The Foundation for the Defense of Democraties »
Monsieur Mezri HADDAD, Philosophe et Universitaire tunisien
Mademoiselle Scheherazade HADID, Journaliste, correspondante de la presse algérienne à Paris
Monsieur Halkawt HAKEM, Maître de conférence à l’Institut National des Langues et Cultures Orientales
Monsieur François HEISBOURG, Directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique
Monsieur Nicolas HENIN, Journaliste, correspondant de Radio France à Amman
Monsieur Habib KAZDAGHLI, Professeur à l’Université de Tunis Manouba
Monsieur Gideon KOUTS, Journaliste, Correspondant de la Télévision Israélienne à Paris
Monsieur Mohammed KENBIB, Conseiller culturel auprès de l’Ambassade du Royaume du Maroc
Madame Safia LEBDI, Vice- Présidente de l’association « Ni putes, ni soumises »
Monsieur Pierre LELLOUCHE, Député de Paris
Monsieur Ivan LEVAI, Journaliste
Monsieur Abdelwahab MEDDEB, Universitaire et écrivain
Monsieur Albert MEMMI, Ecrivain
Madame Khalida MESSAOUDI, Députée algérienne
Monsieur Kavéh MOHSENI, Représentant en France du Mouvement des Etudiants Laïcs Iraniens
Madame Nadia SALAH, Rédacteur en Chef du quotidien marocain "L’Economiste"
Madame Elisabeth SCHEMLA, Journaliste, directrice du journal Internet « proche-orient.info »
Monsieur le Rabbin Michel SERFATY, Militant du dialogue interreligieux
Monsieur Antoine SFEIR, Directeur de la Rédaction de la revue « Les Cahiers de l’Orient »
Monsieur Benjamin STORA, Historien
Monsieur Mohamed TALBI, Professeur, co-fondateur de l’Université de Tunis, militant des Droits de l’Homme
Madame Marie-José TUBIANA, Directeur de recherche honoraire au CNRS, expert en ethnologie de l’Afrique
Monsieur Semih VANER, Politologue, Chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales
Monsieur Avraham B. YEHOCHUA, Ecrivain israélien
Monsieur Ahmed YOUSSEF, Correspondant à Paris du journal égyptien « Al Ahram »