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09 juin 2010

André Nahum sur Judaïques FM : la chasse aux "sionistes" est ouverte et tous les coups sont permis pour abattre le gibier !

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Bonjour,

Oyez, Oyez, bonnes gens !

La chasse aux “sionistes”est ouverte et tous les coups sont permis pour abattre le gibier !

C’est facile, pas cher et ça peut rapporter gros. Réjouissez vous , staliniens attardés, gauchistes en tous genres, vichystes nostalgiques, la parole antisémite est libérée et vous pouvez librement exprimer votre haine des Juifs à la condition toutefois de remplacer le mot “juif” par le mot “Israël” ou “sionistes”.

Vous auriez tort de vous en priver.

Peu vous chaut que votre héros dont vous brandissez les couleurs, soit le Hamas, organisation islamiste, terroriste et fasciste, stipendiée par l’Iran, dont le seul objectif est la destruction d’Israël et la guerre contre un occident naïf, lâche et déjà soumis.

Vous savez pourtant que la mission pseudo-humanitaire organisée par l’association islamiste turque IHH n’avait pour but que de provoquer un clash et servir de prétexte , pour justifier un retournement d’alliance d’une Turquie frustrée de n’avoir pas été admise dans l’Union européenne, qui passe maintenant dans le camp de l’Iran et de la Syrie .

Vous rendez vous compte que ce nouvel axe Ankara-Téhéran-Damas, aspire à la direction du monde musulman et change complètement la donne dans la région ?

Grâce à la scandaleuse partialité des média, grâce à la veulerie et la complaisance de ces “idiots utiles" aveuglés par leur haine de l’état juif, les islamistes ont gagné. Le Hamas a obtenu la reconnaissance officielle des Nations au détriment du Fatah et de Mahmoud Abbas, lequel s’est empressé de condamner lui aussi Israël, (il n’avait pas le choix), et d’aller présenter ses condoléances au gouvernement turc en sachant bien que la consécration mondiale du Hamas le rejette définitivement dans l’ombre.

Les lobbies intégristes ont bien fait leur travail : incitations à la haine, rappels d’ambassadeurs, boycott économique et culturel , demandes d’expulser Israël de l’ONU, diabolisation, menaces, injures, entreprises de dé légitimation etc.etc.. La palme de l’ignominie revient à la nonagénaire Hélène Thomas, doyenne des correspondants de presse à la Maison Blanche, qui demande aux juifs d’Israël de retourner en Pologne et en Russie. Pourquoi pas à Auschwitz, comme l’a souhaité le capitaine du “Marmara” à l’officier israélien qui lui demandait de changer son cap ?

Remarquons toutefois que malgré un matraquage médiatique sans précédent, les manifestations organisées en divers points du territoire national n’ont rassemblé en fin de compte que quelques milliers de personnes sur les 60 millions d’habitants que compte l’hexagone. Ce qui est tout de même rassurant et prouve que le peuple est plus sain et moins stupide que sa classe dirigeante et ses meéia et commence peut-être à comprendre que ce n’est pas du pain que réclame le Hamas, mais des missiles et des bazookas.

Notons au passage que l’Egypte aussi avait fermé sa frontière avec Gaza, mais personne n’en parle parce que c’est une affaire inter-arabe, donc taboue .

Se souvenant du rapport Goldstone, Netanyahu refuse une commission onusienne d’enquête car de son point de vue les choses sont parfaitement claires. Les vidéos prises par les hélicoptères montrent bien qu’un “comité d’accueil”.fait d’une cinquantaine de militants armés de couteaux, de haches et même d’armes de poings attendait de pied ferme les militaires israéliens sur le pont du “Marmara” et le journal turc “Hurryet”, publie des photos de soldats à terre, poignardés et lynchés, qui ne laissent aucun doute quand à la responsabilité de ces drôles d’humanitaires dans le drame qui causa la mort de neuf des leurs.


Mais il n’est de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Israël se sent bien seul et constate une fois de plus que dans la tourmente, il ne peut compter que sur lui-même.

Il a besoin de nous. De nous tous.

Ne lui ménageons pas notre soutien . .


André Nahum
Judaïques FM le 9 juin 2010

08 juin 2010

Quelques merveilles sur les bords du Danube ...




Souvenirs de Budapest, mai 2010
En haut : la façade de la Grande Synagogue
Au milieu : la plaque commémorant Theodore Herzl
En bas : vue des bords du Danube, depuis la colline de Buda
(photos Jean Corcos)
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Et si on oubliais un peu la Turquie ? ... et les bords du Bosphore, qui nous avaient tellement charmés dans le passé mais qui nous effraient maintenant, à cause des dirigeants du pays et de leurs nouveaux amis ?

Laissons-les donc, et allons ... sur les bords du Danube, plus précisément à Budapest. J'évoquais un petit week-end à la fin du mois de mai, ce furent donc trois jours charmants passés en Hongrie. Un pays marqué par des envahisseurs divers, dont ... les Turcs ! Et une capitale pleine de charme, qui me rappela Prague, autre perle de la "Mitteleuropa", mais en plus imposant (voir photo du bas la vue sur les bords du Danube , avec le Parlement qui rappelle tant Westminster). Mais ce qui m'a le plus ému, bien sûr, ce fut le souvenir de l'imposante communauté juive d'avant guerre, détruite en grande partie pendant la Shoah - mais qui reste la principale d'Europe de l'Est aujourd'hui. La Grande Synagogue, de style mauresque, est la plus vaste d'Europe avec ses 3000 places assises.

Surprenante, enfin, la plaque en marbre noir sur la grille de l'édifice : elle rappelle la naissance de Theodore Herzl dans une maison voisine, en 1860. Le père du Sionisme honoré ainsi, cela fait du bien au coeur de l'Europe d'aujourd'hui !

07 juin 2010

Visite du pape à Chypre : un voyage sous l’ombre de l’occupation turque



Le voyage de Benoît XVI à Chypre, île divisée en secteur turc et secteur grec, s'est terminé dimanche 6 juin 2010 . Il est le premier pontife à visiter une île divisée depuis l'occupation par la Turquie d'un tiers du territoire en 1974.
Cette visite dans ce territoire situé aux portes d'un Proche-Orient majoritairement musulman est une occasion d’alerter l'opinion publique sur la situation désastreuse des Chrétiens, notamment en Asie mineure turque, au Proche et au Moyen Orient. Cette visite a été précédée par l'assassinat, le 3 juin à Istanbul, de Mgr Luigi Padovese, président de la conférence épiscopale en Turquie, par son chauffeur turc.
Le voyage du pontife de Rome à Chypre est aussi un rappel que la Turquie occupe toujours le nord est de l’île (40% du territoire) et qu’un mur de séparation y est construit comme frontière. Un état fédéré turc a été créé dans le nord de l’île, état d’occupation qui n’est reconnu par personne, excepté par la Turquie. Plus de 200 000 personnes ont dû quitter la région et se sont retrouvées sans toit et dans un grand dénuement. (personne ne parlent d’eux puisque ce ne sont pas les célèbres palestiniens).
En 1974, l’intervention militaire de la Turquie a produit à désastre pour les chypriotes grecs. Le 20 juillet 1974, les troupes turques débarquent 10 000 soldats au nord de l'île et occupent en deux jours 38 % du territoire chypriote. Des colons turcs peuplent peu à peu l’île (1). Des centaines de Chypriotes grecs étaient contraints de quitter le nord pour le sud de l'île. Le 15 novembre 1983, le leader des chypriotes turcs, Rauf Denktaş, proclame l'indépendance de la « République turque de Chypre du Nord ». Les Nations unies désapprouvent cette proclamation d'indépendance et la considèrent juridiquement nulle.
La République de Chypre est la seule internationalement reconnue. Elle dispose d'un siège à l'ONU et est membre de l'Union européenne (UE). Elle est réputée exercer sa souveraineté sur l'ensemble de l'île, cependant elle ne contrôle pratiquement que la partie méridionale. La République turque de Chypre du nord (RTCN), qui n'est reconnue que par la Turquie, et est aujourd’hui peuplée par des Chypriotes d'origine turque, et des Turcs issus de la politique de colonisation organisée à partir de 1974 .Prés de 99 % des habitants de Chypre du Nord sont musulmans (des colons musulmans donc).
Depuis 2004, l'Organisation de la Conférence Islamique a accordé à cet cette entité de facto, le statut d'observateur sous le nom de l'État turc de Chypre ! Cette Organisation qui regroupe tous les pays musulmans soutient la politique de colonisation islamique de l’île.
Cette République autoproclamée comme un État dans la partie nord est une entité illégale qui est soutenue par la Turquie, qui a envoyé en mars 1964 des avions qui ont bombardé certaines zones de l'île, peuplés de Chypriotes grecs. Ankara refuse toujours le retour de tous les réfugiés chypriotes grecs dans la partie nord, le démantèlement de toutes les colonies turques et une démilitarisation intégrale de la partie nord. Par conséquent la zone turque ne fait pas partie de l'Union européenne et est exclue de toute union (économique, monétaire, douanière...) et de l’espace Schengen.
La séparation entre l’entité illégale du Chypre du Nord et la République de Chypre, appelée la ligne verte, est sous le contrôle de 1 400 casques bleus. L'armée turque est présente en Chypre du Nord avec 300.000 soldats. Le Major général de la force de sécurité de Chypre du Nord est désigné par cette même armée turque. La force de sécurité chypriote turque est sous les ordres d’Ankara. Le surnom donné aux soldats chypriotes turcs est "Mücahit" (celui qui se bat pour Allah et pour l'Islam). La Turquie est également en charge de la formation de la police chypriote turque.
La visite de Benoît XVI sur l’île de Chypre, dont une partie reste, encore et toujours, sous occupation militaire turque, est l'occasion de dénoncer cette présence illégale des soldats de l'occupation turque. Ce territoire fut soumis à l'administration militaire et des milliers de colons turcs ont créé là leurs propres implantations.
Le fait est que quiconque examine d'un oeil critique l'état d'occupation de cette île, pourrait comprendre que la propagande en faveur de l’adhésion de la Turquie à l'U.E est très grave. Elle risque de récompenser un Etat colonial responsable aussi du drame de l’Arménie, de la question kurde et de la colonisation de Chypre. L'état turc est basé sur une doctrine de la soumission des autres peuples, chypriote mais aussi kurde (2) .Pour la cause chypriote, la seule démarche légitime réside dans le retour du peuple chypriote dans la patrie nord de l’île et le départ de l'armée d’occupation turque du Chypre du Nord.
Ftouh Souhail,
Tunis
(1) En 1870, l'île de Chypre a passé déjà passé plus de trois siècles aux mains des Ottomans. En 1878, l'Empire ottoman cède Chypre à la Grande-Bretagne.
(2) Les exactions inhumaines de la Turquie contre la population civile kurde ont été mises en évidence par quelques documents télévisés et elles sont si brutales que l'on ressent une très grande émotion en les regardant et que l'on regrette profondément de ne pas pouvoir s'y opposer.
Nota de Jean Corcos :
Mon ami Souhail Ftouh exprime une colère que beaucoup partagent, en voyant l'exploitation éhontée faite par le gouvernement Erdogan, suite à l'arraisonnement sanglant du "Maris Marmara" : clairement, les Turcs sont très mal placés pour jouer les "pères la morale" auprès d'Israël ; et le silence de l'opinion publique arabe face aux violations des droits de l'Homme de ce pays relativise vraiment les cris d'indignation, lorsque des non musulmans en sont accusés ; c'est exactement ce qu'a dit hier matin à mon micro Chawki Freiha, en rappelant combien le blocus maritime du réduit chrétien du Liban à la fin des années 80 avait peu indigné le monde, même lorsque l'artillerie syrienne tirait sur des bateaux civils !

06 juin 2010

"Flottille de Gaza" : quelques liens pour le dossier


Le ferry turc "Mavi Marmara",
où s'est déroulée l'interception sanglante de la marine israélienne


Pourquoi faire semblant de le dissimuler ? La semaine passée a été catastrophique pour Israël en termes d'image : quels que soient les résultats d'une enquête (nationale ou internationale) et toutes les preuves existantes démontrant que les commandos de la marine n'ont tiré sur le "Marmara" que pour protéger leur vie ; quels que soient les interventions - souvent brillantes - de ses défenseurs pour expliquer le blocus de la bande de Gaza, ce qu'est le Hamas et ce que l'on risquerait en laissant des missiles arriver en nombre dans ce "Califat islamique" ; tout s'est joué très vite en termes d'images, qui définissent immédiatement "the good guy" et "the bad guy" : d'un côté une flottille "pacifiste" voulant forcer un blocus "affamant une population"; et de l'autre, une armée de brutes épaisses tirant sur des civils désarmés. Presque impossible, dans ces conditions, de "ramer à contre courant" (c'est bien le cas de le dire !) ou d'exposer des arguments, forcément plus longs et difficiles à assimiler que l'émotion première. A cet égard, le président du CRIF Richard Prasquier a bien raison de dire que "la critique et l'émotion sont tellement fortes qu'aucune explication n'est audible".
Mais pour celles et ceux qui voudraient réfléchir un peu plus sur cette affaire en prenant surtout le temps de le faire, je donne ci-dessous une série de liens utiles. J'espère surtout que les lecteurs ne seront pas, en majorité, des supporters inconditionnels d'Israël ... ce ne sont pas eux qu'il faut convaincre - pour rappel, aussi, je ne fais pas partie des supporters de son gouvernement actuel ; je pense que ce dernier a contribué puissamment par ses maladresses à isoler le pays ; et qu'il faut trouver - sur cette question du "blocus" comme sur d'autres - des "solutions inventives" impliquant la communauté internationale.

1. Un article de Aluf Benn dans le "Haaretz" (en anglais), où il explique il est temps de se désengager vraiment de la bande de Gaza ; ne plus avoir aucun échange, ne faire aucune livraison, en en laissant la responsabilité à l'Egypte ; mais bien sûr, de considérer aussi ce territoire comme une entité en état de guerre, avec - plus ...subtil qu'un blocus total - la liberté de contrôler tous les bateaux entrant et sortant !

2. Cet enregistrement audio (en anglais également), où on entend l'équipage des passagers du bateau dire de drôles de chose aux opérateurs radio d'un bâtiment israélien ... pas très "soft" pour des pacifistes, je vous laisse découvrir !

3. Cet article (du site MEMRI), en français, donnant des extraits d'interviews de chaînes de télévision arabes prises sur la "flottille de la liberté" deux jours avant l'assaut israélien : que ce soit sur Al-Aqsa TV (du Hamas) ou sur l'incontournable Al-Jazeera, des participants exposent clairement leur programme : soit mourir en "martyr", soit atteindre Gaza ... le tout en chantant le fameux "Khaybar, Khaybar, ô Juifs l'armée de Mahomet va venir" : un message qui n'a rien d'humanitaire !

4. La liste complète des "personnalités musulmanes" embarquées sur la flottille, (en français), "frères musulmans", Salafistes et autres radicaux venus de Jordanie, du Koweït, d'Egypte ... y compris le fameux Cheikh Raed Salah, leader islamiste citoyen israélien ... et en garde à vue depuis lundi dernier. Nous devons à nouveau cette compilation indiscutable (les références sont tirées de la presse arabe) à l'excellent MEMRI, repris sur le site portail "Desinfos.com" en lien permanent.

5. Cet article de Marc Knobel publié sur le site du CRIF, qui lève le voile sur le CBSP ("Comité de bienfaisance et de secours du peuple palestinien") : quatre des six passagers français en faisaient partie ; or il s'agit clairement d'une organisation de soutien au Hamas, ce qu'ont feint d'ignorer plusieurs médias nationaux les ayant interviewés !

En fait, le WEB fourmille d'articles, points de vue, analyses suite à cette triste affaire, et il est bien sûr impossible de tous les mentionner.

A première vue, la conséquence la plus désastreuse concerne surtout les relations israélo-turques, qui sont au bord de la rupture ; à cet égard - et l'actualité allant toujours trop vite - mon émission du 23 mai dernier avec Alain de Savigny et intitulée "Où va la Turquie" est déjà dépassée ; mon invité conseillait la prudence pour les relations avec de "géant" du Proche-Orient, tout en constatant que l'emprise islamiste constituait une vague de fond, difficile à retourner. De quoi éprouver, bien sûr, une forte inquiétude pour la communauté juive du pays, une communauté qui déjà faisait "profil bas" malgré l'excellence - à l'époque - des relations avec Israël : je vous invite à relire l'excellent article publié sur mon blog par Claudine Barouhiel il y a déjà 4 ans, et intitulé :

"les Juifs de Turquie, une communauté en sursis ?"

03 juin 2010

Requins au large !

Le sourire du mois
- juin 2010

Sans commentaires ... une actualité brûlante, angoissante ... mais on peut essayer aussi de sourire.

Merci à la "newsletter" de l'Ambassade d'Israël à Paris pour ce clin d’œil.

J.C

01 juin 2010

Quand la cause humanitaire est instrumentalisée à des fins politiques douteuses, par Hervé-élie Bokobza

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D'une manière générale pour tout ce qui touche la question de la paix en Israël Palestine je me bats depuis des années pour défendre le droit aux Palestiniens à un État souverain et puissant.

Mais pour le coup je ne suis pas tout à fait certain des motivations des médias et des critiques à l'encontre d'Israël, quand bien même je n'ai pas de mots pour qualifier l'horreur de cette tragédie, et que je m'associe à la douleur des proches des victimes sans aucune ambiguïté, il reste que la provocation faîte à l'encontre de l'État d'Israël est grave.

En effet : Aucun pays au monde, à plus forte raison, en état d'hostilité, accepterait qu'un bateau puisse amarrer ses côtes sans tenir compte un minimum de la procédure douanière en pareille circonstance. Il est clair que la démarche de ces militants visait avant tout à montrer leur capacité à faire fi de l'autorité israélienne et par conséquent rendre illégitime l'existence même de l'État hébreu, cette "aide humanitaire" déguisée ne visait pas autres choses que de montrer à la face du monde qu'il est possible de passer outre l'autorité d'Israël et par conséquent affaiblir sa souveraineté.

On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, et pour le coup, je me mets du côté d'Israël dont l'autorité est bafoué à travers le monde, je ne dis pas qu'Israël agit toujours comme il faudrait, je suis le premier à condamner ce qui est condamnable, mon livre [Israël Palestine la paix à la lumière de la Torah] témoigne en ma faveur, mais je ne peux accepter qu'on instrumentalise la valeur "sacré" de l'aide humanitaire à des fins politiques visant à affaiblir Israël de son droit et de sa légitimité.

L'inconscience est poussée à son paroxysme lorsque les organisateurs de ce convoi osent exhorter la communauté internationale à protéger la flottille contre les menaces d’interception israéliennes, ceci afin d'impliquer insidieusement la communauté internationale à une guerre contre Israël, alors qu'il aurait été tellement plus simple d'agir en concertation avec le gouvernement Israélien.

Il ne s'agit pas pour moi de dédouaner Israël, certes les donnés sont insuffisantes, mais il est probable qu'il y avait certainement une autre solution, comme dit le Talmud au sujet d'une personne qui poursuit une autre pour le tuer, il est certes permis de le tuer au nom de la légitime défense, mais on se rend coupable de l'avoir fait si on a pu le mettre hors d'état de nuire, en touchant un de ses membres par exemple, plutôt que de le tuer (Sanhédrin 57, a-b). Un tel argument, en revanche ne couvre qu'une partie du problème, l'état actuel des choses et le processus d'approvisionnement en armes du Hamas fait qu'Israël ne peut se contenter de l'argument selon lequel les zones sur lesquelles devaient amarrer les bateaux se situent en dehors de ses frontières, sachant qu'en l'état la sécurité d'Israël n'est pas préservée, la preuve c'est qu'un des bateaux contenait visiblement des armes.

Voir ce lien: : http://www.lepost.fr/article/2010/05/31/2094049_des-armes-ont-ete-retrouvees-sur-la-flotille-des-islamistes.html#xtor=AL-282

S'il est vrai qu'Israël a une responsabilité morale il a aussi le droit de se défendre pour sa sécurité et s'il n'était pas question de vie humaine, je dirais que cette mascarade relève davantage d'un canular afin de montrer à la face du monde le dénie d'Israël, certes rien ne justifie de telles représailles, certes tant que l'on peut sauver des vies c'est la vie humaine qui prime sur tout mais on ne peut étouffer les réalités de terrain, être pour la paix c'est avant tout se situer de la manière la plus objective possible et sans parti prix aucun.

Afin de ne pas laisser subsister un quelconque malentendu, je me dois de préciser ceci: je suis moi aussi atterré par ce qui s’est passé, je l’ai dit plus haut, ma position ne réduit en rien la gravité de la tragédie, je pense simplement que s’il y a lieu de condamner Israël autant le faire en connaissance de cause et d’une manière objective plutôt que de se cantonner à la seule information de surface.

Il est clair que les acteurs de cette expédition ne sont pas des enfants de cœurs, ils sont choisis délibérément de faire fi de l’autorité israélienne, il s’agissait avant tout pour eux de prendre l’armée israélienne en flagrant délie, et vouloir impliquer l’autorité internationale dans cette affaire visait uniquement le but de tourner tout les pays dit civilisés contre Israël, au risque conscient de provoquer une guerre. S’il s’agissait uniquement d’une démarche humanitaire pourquoi ne pas avoir accepté les règles qui s’imposent en pareil circonstance?

Pour revenir sur le fond, pour des raisons qui peuvent être discuté Israël a mit en place un blocus avec Gaza, l’Égypte en est d’ailleurs partie prenante, le Hamas s’est déjà en effet approvisionné en armes en passant par des voies initialement réservées à l’humanitaire, par conséquent il est impensable d’interdire à Israël de pouvoir vérifier le contenu du convoi afin de garantir sa sécurité, le refus d’obtempérer enfonce à mon avis davantage la gravité du problème.

Sans exonérer Israël de sa politique qui l’enferme de plus en plus, et tout en restant défenseur du camp de la paix, j’estime qu’une telle manœuvre visant à instrumentaliser la valeur «sacré» de l’humanitaire à des fins politiques est profondément déplorable et dangereuse, qui, en effet parmi les gens civilisés peut rester insensible à une cause humanitaire, et à mon avis c’est ici que se joue la clé du problème, jusque là nous savions le ‘Hamas capable d’utiliser des bouclier humain afin de faire croire au monde entier à la cruauté de l’armée d’Israël capable de tuer sans état d’âme des civiles, voilà qu’on utilise aujourd’hui la "cause humanitaire" pour soutenir les réseaux terroristes de la région.

Je le dis et le répète, je ne fais pas d’amalgame. L’attitude de l’armée israélienne reste condamnable il y avait certainement d’autres manières d’agir, mais je ne peux limiter la responsabilité à ce seul critère, je me dois si je veux rester objectif de tenir compte de tous les paramètres. Et pour le coup à mon avis une chose grave c’est passé ici qui relève d’une inconscience
Taille de policemorale absolue et qui posera question à l’avenir sur la confiance, pourtant requise, dans les réseaux d’aide humanitaire. Et ce, sur le dos de malheureux qui meurt de faim et qui manquent de produit de première nécessité. Comment en effet faire la différence entre des ONG sérieuses qui visent réellement le bien de la population de certains groupuscules militants du Hamas capable de s’ériger en donneur de leçon des droits de l’homme, alors même qu'ils n’ont aucune considération pour la cause qu’ils prétendent défendre?

La question que je soulève a tout à fait le droit d’être posée sans être accuser de protectionnisme à l’égard d’Israël.


Hervé-élie Bokobza