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25 mai 2021

Un nouvel article publié sur Temps et Contretemps : Hamas-Israël, l'Histoire globale, le jour d'après 1/3

Comme annoncé, voici le premier article de synthèse que j’ai écrit suite au nouveau « round » entre Israël et le Hamas : 11 dures journées, où l’organisation terroriste devenue une véritable armée possédant des milliers de roquettes a soumis l’Etat hébreu à des tirs sans répit, provoquant la paralysie d’une grande partie du Sud de Pays et frappant même les environs de la Capitale, Jérusalem, et la métropole de Tel Aviv.

Je me suis refusé de participer au bruit et à la fureur ayant accompagné sur Internet le vacarme effrayant subi en Israël comme à Gaza du 10 au 21 mai. Je respecte la déontologie de chacun, et le désir pour certains de manifester en temps réel notre solidarité avec le peuple israélien ; il y avait aussi le désir de commenter l’actualité en ligne, comme l’ont fait en particulier plusieurs collaborateurs de « Temps et Contretemps ». Prendre du recul restant ma méthode, j’ai décidé de compiler assez d’informations pour vous proposer, après coup et en prenant le temps nécessaire, trois longs articles, « the big picture on the day after » comme on le dit dans la presse anglo-saxonne.

On va commencer par un panorama international, sans noircir ou enjoliver le tableau : comment ont réagi les nations avec lesquelles Israël a noué ou renoué des relations ? Qu’en est-il des positions des pays européens ? Quid du grand allié américain ? Voyons les faits réels, sans les biais rencontrés régulièrement dans trop de médias, nationaux ou communautaires.

Bonne lecture, et n'oubliez pas que vous pouvez aussi avoir accès à l'ensemble des archives de mes articles sur "Temps et Contretemps", en cliquant sur l'icône correspondante en haut de la colonne de gauche.

Vous trouverez l'article :

sur ce lien

J.C

 

23 mai 2021

Histoire sans paroles, bis repetita

 

Je cesse aujourd’hui le « jeûne de la parole » que je m’étais imposé tout au long du nouveau « round » entre Israël et le Hamas, après être déjà revenu, progressivement, sur Twitter puis sur Facebook.

Je le fais en publiant ce dessin sans paroles, reflet d’une réalité vécue et revécue au cours des épisodes précédents de ce conflit – sans parler des nombreuses fois où la milice islamiste a bombardé, sans préavis, les villes les plus proches de la frontière.

Cette dissymétrie n’est qu’une des facettes d’une guerre existentielle pour l’Etat hébreu, et je me suis accordé le temps pour établir un premier bilan, avec le recul que l’on peut avoir maintenant : et il y aura une série d’articles publiés sur « Temps et contretemps », puis sur le « Times of Israël », à partir de la semaine prochaine.

J.C

18 septembre 2016

Le Proche-Orient, cent ans après les accords Sykes-Picot : Samy Bochner sera mon invité le 25 septembre



Pour notre émission de dimanche prochain, il sera question d'Israël et de ses voisins arabes. Mon invité sera Samy Bochner. Il est avocat à Paris, mais surtout très actif dans le domaine de la coopération franco-israélienne : administrateur de la chambre de commerce France-Israël ; originaire de Lille où il a été conseiller municipal, il a œuvré pour le jumelage de cette ville avec Safed. Son livre, édité aux éditions BibliEurope, a un titre assez long et un peu mystérieux : "1916-1917 : des accords Sykes-Picot à la déclaration Balfour. Iconoclastie du Moyen-Orient (2016-2017)".

Parmi les questions que je poserai à Samy Bochner :

-        Pourquoi avez-vous choisi ce titre ? Et comment définissez vous ce terme "d'iconoclastie", que ne j'ai pas trouvé dans le dictionnaire ?
-        J'ai trouvé votre livre paradoxal. D'un côté on lit une réelle espérance de paix et de coopération régionale, vous écrivez dès l'introduction : "nous sommes à l'aube d'une ère nouvelle où paix et messianisme vont de pair avec la révolution scientifique". Vous affirmez les droits politiques et historiques du peuple juif, ce qui est bien ; mais avec une position très dure concernant les Palestiniens de Judée Samarie, en gros vous êtes pour une annexion totale. Pourquoi cette contradiction ?
-        A propos des accords Sykes-Picot, vous avez reproduit le texte complet de ces accords, que vous avez trouvé au Ministère des Affaires Etrangères : quel était le contexte, historique et politique dans la région ? Qui étaient ces négociateurs français et anglais et qu'avaient-ils prévu? pour l'après-guerre? pour le devenir des populations arabes du Proche-Orient parce qu'il n'y est pas question des aspirations nationales du peuple juif ?
-        Même si on considère que les droits nationaux du peuple juif ont été reconnus par la Communauté internationale, toutes les résolutions depuis la déclaration Balfour jusqu'à la déclaration d'indépendance d'Israël, évoquent l'égalité des droits pour toutes les populations, y compris les Arabes ; or les Palestiniens de Cisjordanie ne sont pas des citoyens reconnus, ils n'ont pas les mêmes droits que les Israéliens, que répondez-vous à cela ?
-        En ce qui concerne la Jordanie, j'ai noté un discours paradoxal : d'un côté, vous la présentez comme un Etat artificiel, dont la séparation du mandat britannique aurait privé les Juifs d'un vaste territoire ; vous dites que depuis qu'elle a renoncé à la Cisjordanie en 1988, elle n'y a aucun droit ; mais en même temps vous envisagez ce pays comme le futur état palestinien. Or à la fin des années 80, Shimon Peres avait presque signé un accord avec le Roi Hussein pour en gros le retour aux frontières de 1967, Itshak Shamir n'a-t-il pas eu tort de saboter ce projet ? Et ensuite, cela ne résoudrait pas la question des Palestiniens vivant en dehors ?
-        Il y a un défi terrible à relever pour tous les Israéliens comme pour leurs voisins, c'est celui de la démographie, rappelons deux chiffres : la population a été multipliée par 10 en Israël même ; dans la bande de Gaza, il y a 5.000 habitants au kilomètres carré, et ils seront plus de deux millions dans quatre ans. Pourtant, dites-vous, on peut envisager un Etat séparé pour Gaza : pourriez-vous expliquer comment ?

Une discussion passionnante, car comme vous l'aurez compris je ne partage pas toutes les positions de ce nouvel invité : soyez nombreux à l'écoute !

J.C