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20 janvier 2017

Jean-Léon Gerôme, un peintre "sioniste" ?

Le Mur des Lamentations, toile de Jean-Léon Gerôme

Une toile sur la Toile
- janvier 2017 

Jean-Léon Gérôme est un peintre orientaliste français que j'apprécie beaucoup : pour preuve, en cliquant sur son nom en libellé ci-dessous, vous verrez que j'ai déjà publié cinq articles de ma série "Une toile sur la Toile" avec des reproductions de ses œuvres.
Mais j'avoue que je publie, cette fois-ci, cette peinture là pour des raisons autres que picturales : ayant vécu au 19è siècle, excellent chroniqueur de la mode orientaliste de cette période, Gérôme nous aura laissé, par exemple, des évocations de la campagne de Napoléon Bonaparte en Égypte, ou des vues de paysages de ce dernier pays. Il devait aussi passer par ce qu'on appelait à l'époque la "Terre Sainte" ; cela lui inspira quelques tableaux, dont celui-ci, une vue du Mur des Lamentations ou Kotel, avec quelques personnages en prière à proximité.
Pourquoi donc mon choix ? Et bien, les votes récents à l'ONU et à l'UNESCO viennent de nous laisser un goût amer : négation des liens historiques du peuple juif avec sa terre d'origine, présentation de Jérusalem Est et de la Judée-Samarie comme des territoires étrangers à son histoire et sans aucune connexion avec lui ... trop, c'est trop. Même si, et je ne m'en cache pas, je n'ai pas de sympathie pour l'équipe actuellement au pouvoir en Israël, même si je pense toujours nécessaire pour la survie même du pays une séparation entre Israéliens et Palestiniens, ces mensonges outranciers sont insupportables. Or que nous dit ce tableau ? Que depuis des siècles et des siècles, et cela était parfaitement connu en Europe, les Juifs avaient aussi ce lieu saint où ils venaient prier. "Mur des Lamentations", donc, connu comme tel et pas "Place Al Bouraq" comme l'UNESCO a eu le culot de l'appeler.
Merci donc à Jean-Léon Gérôme, "peintre sioniste" !
J.C 

23 janvier 2015

Jean-Léon Gérôme et Schéhérazade ...

 Une toile sur la Toile
- janvier 2015


Que l'association de ces deux noms fait rêver ! 

Jean-Léon Gérôme est un peintre orientaliste au talent fabuleux, et il a déjà été plusieurs fois à l'honneur dans cette rubrique consacrée à l'art. Shéhérazade, faut-il le rappeler, est la conteuse du "Livre des mille et une nuits" mais aussi le titre d'un poème symphonique de Rimski-Korsakov.  

Un grand bravo, donc, à Amir Selim qui a mis en ligne sur Youtube cette vidéo, associant l'image et la musique, et deux visions occidentales d'un Orient toujours fascinant.

Et cette vidéo inaugure une présentation un peu plus vivante de ma rubrique "Une toile pour la Toile" : vous pourrez admirer, grâce à d'autres qui seront mises en ligne dans les prochains mois, des dizaines de tableaux à la suite ! 

J.C


22 octobre 2012

Une toile bouleversante de Jean-Léon Gerôme

Femmes d'un harem donnant à manger à des pigeons dans une cour
(toile de Jean-Léon Gérôme)

Une toile sur la Toile 
- octobre 2012 


 J'ai déjà publié ici plusieurs reproductions de toiles de Jean-Léon Gérôme, cet immense orientaliste.

Il nous a laissé plusieurs scènes de harems, bien représentatives de son époque où l'Orient fascinait l'imaginaire européen, par des rêveries aussi romanesques que sensuelles : femmes nues prenant le bain dans des  palais somptueux, ou rêvassant, en apparence heureuses auprès de leurs servantes et des Eunuques qui les gardent ...

Cette scène, au contraire, frappe par sa dureté et sa symbolique évidente : les jeunes femmes de ce harem ne peuvent sortir que voilées à l'extérieur des murs de leur prison dorée ; elles donnent à manger à des pigeons qui, par contraste, virevoltent entre la cour et le ciel, dans une liberté dont sont privées ces malheureuses, captives et esclaves sexuelles livrées au bon vouloir du potentat qui les garde. Cette toile nous interpelle, brutalement, sur la condition de la femme en terre d'Islam : et elle est bien plus contemporaine que d'autres tableaux !

J.C

03 avril 2012

Un muezzin, représentation rare !


Une toile sur la Toile
- avril 2012 

Pour tout voyageur en terre d'islam, l'appel du Muezzin pour la prière, cinq fois par jour du haut d'un minaret de mosquée, fait partie des souvenirs indélébiles.

Or cette voix, puissante, parfois même ensorcelante, qui chante les paroles rituelles en même temps qu'elle les égrène, n'a presque jamais été associée - dans notre imaginaire occidental - à une figure humaine. Le grand peintre orientaliste Jean-Léon Gérôme l'a fait, dans cette toile étonnante où l'on se met dans la perspective du Muezzin et du panorama que LUI voit, en hauteur : et le résultat est tout à fait saisissant !

Pour en savoir plus sur ce peintre,  emblématique du Second Empire qui  composa des scènes orientalistes, mythologiques, historiques ou religieuses, aller sur ce lien.

J.C 

24 novembre 2010

Marché aux esclaves

Le marché aux esclaves
Toile de Jean-Léon Gerôme

Une toile sur la Toile
- novembre 2010

Une magnifique toile orientaliste, d'un peintre déjà illustré sur mon blog ...

Les marchés aux esclaves "barbaresques" ont largement hanté l'imaginaire européen, dans des représentations à la fois exotiques et érotiques comme cette peinture : encore une "fascination orientale" ! Il faut dire que la "course" des pirates en Méditerranée, ramenant leur cargaison de chair humaine soit comme otages rançonnés, soit comme esclaves promis aux galères, soit - pour les jeunes femmes - comme pensionnaires des harems, avait de quoi effrayer les hardis voyageurs de l'époque. Justement, dans une prochaine émission avec la romancière Geneviève Chauvel, nous évoquerons une figure illustre de cette période, :"Barberousse", qui fit d'Alger et pour plusieurs siècles un repère de pirates :...mais je vous en dirai plus bientôt ! 

J.C

18 février 2008

Jean-Léon Gérôme, ou la nostalgie orientaliste

La piscine du harem,
toile de Jean-Léon Gérôme (1824-1904)

Une toile sur la toile
- février 2008

L'Orient musulman nous offre un visage tellement austère, depuis la montée en force de l'intégrisme avec son cortège de burkas, niqabs et autres tchadors, que l'on a peine à imaginer que, jadis, il évoquait au contraire la sensualité et la débauche. Relire à ce sujet sur le blog Abdelwahab Meddeb, à propos de cette inversion totale du paysage humain (cette citation accompagnait aussi une autre très belle toile orientaliste).

Reste que, au delà du fantasme de l'artiste - qui nous rend tous un peu voyeurs -, le harem pose aussi des graves questions : celles de l'esclavage, de la domination des hommes sur les femmes, et des étranges créatures associées à ces rapports de pouvoir (ainsi sur ce tableau, l'eunuque noir portant des narguilés). Au menu, donc, de mes prochaines émissions, des livres nouveaux écrits par des intellectuels musulmans et qui nous permettront de traiter ces sujets !

J.C