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13 juin 2021

Interview de Bernard Esambert et Roland Burrus pour la Fraternité d’Abraham

 

Pour rappel à l’attention de nouveaux visiteurs, je suis depuis 2012 un des vice-présidents de cette association laïque, dédiée au dialogue interreligieux entre les trois grandes religions monothéistes.

J’ai eu le plaisir de réaliser le 8 juin 2021 une interview de Bernard Esambert et de Roland Burrus, membres de notre Comité Directeur. Le sujet était le livre « Ethique et Economie : comment sauver le libéralisme ? »

Pour rappel, on peut trouver la présentation de cet ouvrage sur le site de la Fraternité d’Abraham, où il peut être commandé directement. Pour rappel également, Bernard Esambert a depuis plus de 12 ans – avec le soutien actif de notre président, Edmond Lisle, et de Roland Burrus cheville ouvrière du projet -, associé la Fraternité d’Abraham à une réflexion en profondeur sur les enjeux éthiques du libéralisme. Extrait de l’introduction de ce livre :

« Le libéralisme, dans son acception d’économie de marché, a permis la sortie de la misère de centaines de millions d’habitants de notre planète. Il est maintenant attaqué, et singulièrement par les jeunes. Car la mondialisation à laquelle il a conduit est défigurée par les malversations qui se multiplient et par les écarts de richesses qui s’accroissent et deviennent indécents. »

Cette interview revient d’abord sur le projet, et ses principales étapes. Puis j’ai suivi comme « fil rouge » les 15 « questions » à aborder par un futur « Comité des Sages » imaginé par Bernard Esambert, et que l’on retrouvera dans ce plaidoyer. Je les ai passés toutes en revue, en citant au fur et à mesure des conférenciers venus présenter leurs réflexion à l’Institut entre 2015 et 2017, ainsi que des rapports des groupes de travail publiés à la fin du livre, en posant à chaque fois une ou plusieurs questions.

Bonne écoute, et bonne lecture de cet ouvrage qui est vraiment une référence.

J.C

 

15 septembre 2016

Encore des nouvelles des réfugiés syriens du Liban




 Maguelone Girardot

Mes lecteurs et auditeurs fidèles se souviennent peut-être de l'émission consacrée à ce sujet, au tout début de l'année : lire ici la présentation de ce numéro de "Rencontre". Mon invité était Roland Burrus, membre comme moi de la direction de la "Fraternité d'Abraham", et qui nous avait parlé de son séjour comme volontaire au Nord Liban, dans une structure d'accueil créé par une jeune O.N.G appelée Relief and Reconciliation for Syria ; ONG que nous avons décidé de soutenir à la Fraternité d'Abraham.

Maguelone Girardot, jeune bénévole de 23 ans, travaille aussi pour la "Fraternité", et elle publie des témoignages de terrain fort intéressants à la fois sur notre site et dans notre revue. Quelques lignes de biographie :
"Au terme de ses études de sciences politiques, Maguelone Girardot se spécialise dans l’action humanitaire à l’université de la Sorbonne et s’engage dans le dialogue interreligieux au sein de l’association Coexister. Suite à un voyage en Palestine et Israël est publié « Quarante jours dans le désert – Tribulations humaines, religieuses et politiques d’un falafel en Israël et Palestine ». Ce goût de l’échange interculturel l’amène à prendre cause pour les conditions de vie des exilés, en Europe et au Maroc, puis au Liban, aux côtés des réfugiés syriens soutenus par l'ONG Relief and Reconciliation."

Maguelone a donc pris la suite de Roland Burrus pendant plusieurs mois, d'où elle nous a envoyé des "Chroniques du Liban" en quatre épisodes. Surtout, elle a recueilli, dans un texte bouleversant de 27 pages, le témoignage d'un réfugié syrien qui lui a raconté son odyssée ...

Je vous invite à lire tous ses reportages sur le site de la Fraternité d'Abraham.

J.C

10 janvier 2016

Réfugiés syriens au Liban, un témoignage de terrain : Roland Burrus sera mon invité le 17 janvier

Friedrich Bokern, le Président de "Relief and Reconciliation for Syria", 
au milieu d'enfants réfugiés

Nous allons retourner au Moyen-Orient pour ce numéro de "Rencontre", on va aller tout près de la Syrie, ravagée par une horrible guerre civile qui n'en finit pas, puisque nous irons au Liban. Ce sera quand même un témoignage de terrain puisque notre invité revient d'un séjour de plus d'un mois là-bas, il s'agit de Roland Burrus. Nous nous sommes connus à la Fraternité d'Abraham, une des plus anciennes  associations consacrées au dialogue entre Juifs, Chrétiens et Musulmans ; j'avais reçu dans ma série son Président, Edmond Lisle, il y a un peu plus de trois ans ; et nous nous y retrouvons dans son Comité Directeur. Pour le présenter très rapidement, disons qu'avant sa retraite il a eu une vie très active de cadre supérieur, directeur financier puis directeur général dans des secteurs très variés. Et puis, comme d'ailleurs toute notre équipe à la Fraternité, il est devenu un retraité hyperactif, responsable de projets dans notre association et ailleurs ; mais - et c'est notre sujet d'aujourd'hui - il nous a fait connaitre une jeune O.N.G appelée Relief and Reconciliation for Syria ; ONG que nous avons décidé de soutenir à la Fraternité d'Abraham. Il ne s'est pas contenté d'un soutien lointain, puisqu'il a été volontaire pour travailler auprès de ces réfugiés dans le Nord Liban, il y a été du 9 novembre au 11 décembre. Il y a écrit un petit journal qui m'a inspiré quelques questions, bref ce sera j'en suis sûr une émission vivante et originale par rapport à ce que je propose habituellement à nos auditeurs.

Parmi les questions que je poserai à Roland Burrus :

-        Vous êtes vous même chrétien, vieux militant du dialogue inter religieux : en quoi - sur un plan général - une aide à des réfugiés syriens, fuyant un pays en proie à ce qui ressemble de plus en plus à une guerre de religions, pouvait à la fois vous intéresser personnellement, et surtout mériter le soutien de la Fraternité d'Abraham ?
-        "Relief and Reconciliation for Syria" est une association jeune, fondée en janvier 2013 à Bruxelles. Sa cheville ouvrière est Friedrich Bokern, qui est allemand, membre du cabinet du Président du Parlement Européen de Strasbourg. Quels sont ses objectifs, et quelle priorité a été choisie pour aider les réfugiés syriens ?
-        A propos de l'enseignement dans ce "Centre de Paix", est ce que les enfants scolarisés vont dans un établissement à part, ou est-ce qu'ils vont aussi dans des écoles libanaises se mélanger avec d'autres élèves ? Est-ce que c'est le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies qui fournit des vivres et une assistance médicale dans ces camps ? Et y a t-il des réfugiés qui dorment dans la rue, à Beyrouth ou ailleurs, comme c'est le cas chez nous en France ?
-        Cette malheureuse population est prise en tenaille entre deux violences horribles, celle du régime Assad et celle du Daech ; d'ailleurs vous ne citez qu'un cas d'éloge du régime par des réfugiés, et c'étaient des Alaouites. Mais d'après ce que vous savez : qu'est-ce qui les a fait fuir ? Sont-ils en majorité sunnites ? Est-ce qu'ils espèrent revenir un jour en Syrie ? Ou bien n'ont-ils comme rêve que de venir en Europe, malgré les difficultés ?
-        Vous citez d'autres ONG dans votre journal de volontaire, ainsi que des journalistes rencontrés lors de vos déplacements. Tous sont européens, en n'oubliant pas bien sûr les bénévoles libanais que vous avez rencontrés et qui travaillent avec "Relief and Reconciliation for Syria". Il ne semble pas y avoir une forte mobilisation des Etats de la région : avez entendu parler d' aides financières des riches Etats du Golfe ? Est-ce que le Secours Islamique mondial apporte quelque chose ?
-        Vous évoquez la problématique posée par le travail de ces réfugiés, dans le BTP ou l'agriculture, payés 50% moins cher que les Libanais. C'est typiquement un sujet relevant de l'éthique en économie, car comment résoudre cette équation impossible : soit on fragilise la société, soit on laisse des millions de gens à l'état de mendiants ? Par ailleurs, que penser, en parallèle, de l'exclusion continue au Liban de plusieurs générations de descendants de réfugiés palestiniens, interdits de toute activité professionnelle ?

Une émission originale, où on oubliera la géopolitique pour parler d'abord de l'humain, en évoquant les victimes trop souvent oubliées de ces conflits. Soyez nombreux à l'écoute !

J.C

Lire aussi cet appel de Friedrich Bokern, accompagné d'un album photos sur le Centre de Paix, appel publié sur le site de la Fraternité d'Abraham.