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30 septembre 2016

Shana Tova 5777 !


Une nouvelle année bien tardive dans le calendrier juif, pour cet an 2016 du calendrier grégorien ... nous commencerons donc 5777 le 2 octobre au soir !

Comme d'habitude, le blog sera au repos pour les fêtes d'automne : lundi 3 et mardi 4 pour Roch Hachana ; mercredi 12 pour Yom Kippour ; lundi 17 et mardi 18 pour les deux premiers jours de Souccot ; et enfin, pour les deux jours de "clôture", les 24 et 25 octobre.

 5776 s'achève pour la Communauté juive de France avec une triste nouvelle, le décès de l'ancien Grand Rabbin, Joseph Haïm Sitruk. Mais, trois jours plus tard, c'est le peuple israélien qui était frappé par un autre deuil - mais l'émotion a été aussi très forte dans le monde, comme les grands médias l'ont rapporté : le dernier des "pères bâtisseurs" de l'Etat juif, Shimon Peres, nous a quitté après une vie incroyablement riche, une vie qui devrait nous inspirer tous ... A ma bien plus modeste échelle, divers soucis m'ont empêché d'écrire un article personnel sur cette actualité ; mes amis Jacques Benillouche et Gérard Akoun ont écrit bien sûr des synthèses pour le blog "Temps et Contetemps", en lien permanent ici.

Mais la nouvelle année approche vraiment, et il est temps de tourner la page ! Tous mes vœux de bonheur, prospérité et santé pour mes amis lecteurs de la Communauté ; pour le peuple d'Israël, à nouveau un seul souhait pour 5777 au moins éviter une nouvelle guerre, alors que la Paix, tellement rêvée par Shimon Peres, semble vraiment impossible à atteindre à court terme ; et pour tous les lecteurs, réguliers ou de passage, le souhait que le terrorisme - qui a si durement touché notre pays depuis janvier 2015 - soit contenu au maximum.

Shana Tova et amitiés à tous,

J.C

16 juillet 2008

Hommage à "notre" Grand Rabbin, Joseph Haïm Sitruk, par Souhail Ftouh



Le Grand Rabbin Joseph Haïm Sitruk

Introduction :
Notre ami Souhail Ftouh m'a envoyé cet hommage émouvant au Grand Rabbin de France, écrit juste après les dernières élections du 22 juin dernier, qui ont vu les instances dirigeantes du Judaïsme français choisir de mettre un terme à ses trois mandats successifs. Une candidature de trop ? Je suis resté fidèle - pour cette joute électorale comme pour d'autres, internes à notre communauté ou d'importance nationale - à mon devoir de réserve journalistique, m'interdisant de dire ici qui avait ma préférence, ou ce que je pensais du vainqueur. Mais cet hommage à Joseph Haïm Sitruk va bien au delà : c'est une page de l'histoire des Juifs de France, longue de 21 ans, qui s'achève ; il est particulièrement marquant, venant d'un jeune musulman dont les fidèles lecteurs ont pu apprécier, souvent, l'audace ; et puis c'est aussi un message d'amitié d'un fils de la Tunisie à un autre fils, illustre, de cette terre à laquelle je reste tellement attaché ... Bonne lecture !
J.C

Le dimanche 22 juin a été élu le Grand Rabbin de France. Environ 315 électeurs ont décidé de l'avenir du judaïsme français en choisissant M. Gilles Bernheim, le Grand Rabbin de la Synagogue de La Victoire, comme nouveau Grand Rabbin de France : nous lui souhaitons plein succès.
Mais nous tenons ici à rendre hommage au candidat sortant , le Grand Rabbin de France Joseph Haïm Sitruk (né Joseph Sitruk à Tunis , le 16 octobre 1944) qui était, depuis 21 ans, le premier juif « tune » à la tête de la première autorité morale et religieuse juive de France et qui a gardé une part importante de ses racines plongées dans le terroir juif tunisien (1).

M. Joseph Sitruk, qui s’est présenté cette année pour la quatrième fois consécutive au poste de Grand Rabbin de France, a présidé le Grand Rabbinat près de 21 ans, avec sagesse et respect des uns et des autres. Pendant toute cette période, il a guidé sa communauté avec lucidité et c’est pour cela que tout le monde lui est reconnaissant aujourd’hui, au moment de son départ. Même en dehors de la France, nous étions toujours très attentifs aux interventions du rabbin Sitruk qui furent, en autres, diffusées sur la Télévision Française Juive (TFJ). Le Grand Rabbin de France possédait un art de la séduction et un talent très prononcé pour attirer un grand public même au-delà du public juif. C’est un rabbin populaire plein d’humour. Le Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, est un homme qui a su convaincre avec ses anecdotes et sa fidèle réputation de débuter ses cours avec une histoire de circonstance, extraite de la Torah.

Malgré sa force physique qui s’est affaiblie ces dernières années, M. Joseph Sitruk est un homme animé par une véritable Paix intérieure qui lui a permis de continuer à œuvrer inlassablement pour l’unité, l’ouverture et la transmission. C’est un grand rabbin qui a marqué l'Histoire contemporaine, et qui a été, durant 21 ans, le garant du renouvellement du projet de la communauté juive. Son ouverture d’esprit l’avait amené d’ailleurs à s’intéresser à tous les courants du judaïsme, acquerrant ainsi la réputation d’un homme de consensus.

D’autres part, il a accompli des efforts considérables pour la transmission de la mémoire de la Shoah (2) et le rayonnement de la communauté juive. Il a donné une importance particulière au développement de l’étude de la Torah dans ses communautés et en particulier, à sa découverte précoce chez les jeunes.

Rendre hommage à Joseph Haïm Sitruk, c’est aussi rendre hommage à un homme amoureux de l’hébreu, cette Langue que D. a donnée au peuple juif (3). Joseph Haïm Sitruk était un rabbin résolument moderne qui a maîtrisé les nouvelles technologies d’informations et de communication. C’était aussi un rabbin très dynamique (une centaine de conférences par an) et toujours soucieux de consolider et d’innover. Leader spirituel du judaïsme français, M. Joseph Sitruk, est un homme d’une grande pudeur et dignité. La Sagesse et l'Intégrité qui le caractérisent lui ont permis de faire avancer l’avenir du Grand Rabbinat de France. Durant vingt et un ans de « règne », M. Joseph Sitruk a dirigé avec lucidité une communauté moderne qui a toujours fait preuve d’une grande ouverture d’esprit et d’un respect des valeurs républicaines (4). Par sa parole et par son enseignement éclairé, il a réussi à élever le niveau intellectuel et spirituel de ses ouailles, loin de l’obscurité, du dogmatisme et de la langue de bois qui caractérisent d’autres discours religieux.

Son respect infini de la personne humaine, a fait de lui un homme de foi, de dialogue et d’ouverture (5). Un humaniste attaché aux valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité ... militant courageux et déterminé du rapprochement entre les communautés (6). On se rappelle qu’en Tunisie, il a fait une participation brillante à un colloque intitulé: "Le dialogue des religions d’Abraham pour la tolérance et la paix" et organisé dans le cadre de la chaire « Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions ». Chaque voyage de Joseph Haïm Sitruk à sa terre natale était porteur d’espoir et d’optimisme. Homme de foi, et de dialogue, il a toujours exhorter les hommes de religions différentes à se respecter et s'entraider. Son accueil cordial et chaleureux en Tunisie montrait à quel point, le Grand Rabbin J.H Sitruk bénéficie de respect et d’estime. Rares sont les dirigeants communautaires qui ont eu un tel charisme au niveau international.

Nous prions pour lui souhaiter une très bonne santé et j’espère qu'il priera pour nous. Nous aurons encore beaucoup de choses à apprendre de sa Torah, de sa sagesse, de ses qualités morales, de ses conseils et de sa direction. Il a consacré sa vie à la défense des valeurs universalistes et au respect de l’être humain.

Nous lui devons tout notre respect en Tunisie pour l'immensité de son savoir et ses efforts pour illuminer le monde par sa sagesse.

Que D. le bénisse dans toutes ses entreprises. Amen!

Souhail Ftouh,
Tunis

Notes :
(1) Dans son Livre : Rien ne vaut la vie : mémoires et réflexions de Joseph Haïm Sitruk (Bibliographie - Daniel Radford) il évoque ses souvenirs d’enfance à « Tunis, une ville que l’on porte en soi».
(2) Voir par exemple son intervention « La Shoah » en K7, REFERENCE 93069.
(3)Voir son intervention : « L'Hébreu, cette Langue que D.ieu nous a donnée » en K7 REFERENCE, 93054.
(4) En 2003, Joseph Sitruk avait été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national du Mérite. Le 16 mars 2007, il reçoit aussi la distinction de Commandeur de la Légion d’honneur.
(5) Voir son intervention « Le Respect de l'Autre » en K7, REFERENCE 93046.
(6) Dans son livre, cité plut haut, il nous rappelle que « Juifs, Chrétiens, Musulmans, une évidence s’impose, ce qui nous rapproche est plus grand que ce qui nous sépare ».

12 février 2006

Affaire des caricatures de Mahomet, 2 : les Juifs dans la tourmente

Commençons par la première prise de position d’un représentant de la communauté juive de France, le plus prestigieux sur le plan religieux puisqu’il s’agit du Grand Rabbin Joseph Haïm Sitruk. Ci-après des extraits de sa réaction, d’après une dépêche AFP en date du 2 février :
"Je trouve que c'est déplacé", a déclaré le Grand Rabbin de France à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Dominique de Villepin. "On ne gagne rien à rabaisser les religions, à les humilier et à en faire des caricatures. C'est un manque d'honnêteté intellectuelle et de respect ». Le Grand Rabbin de France a jugé que le droit à la satire "s'arrête dès qu'il est une provocation ou un mépris de l'autre". "Ce n'est pas un droit sans limites", a-t-il dit.
Cliquer sur le lien pour avoir l’article complet.


Le 4 février, le « Conseil des Communautés juives de la Seine Saint Denis » publie un communiqué, signé de son Président Sammy Ghozlan. Sammy Ghozlan est par ailleurs un ami de vieil date, responsable de l’antenne de notre Radio Judaïques F.M le vendredi matin, élu du Consistoire Israélite de Paris, Président du « Bureau de Vigilance contre l’antisémitisme », et commissaire de police à la retraite - c’est dire s’il est sensible aux risques pour l’ordre public de cette affaire, et si chaque mot a été pesé ! Je reproduis ci-dessous le communiqué dans son intégralité :
« Le Conseil des Communautés Juives de Seine Saint Denis désapprouve la publication de caricatures du prophète Mahomet, par des médias européens qui ont choqué le monde musulman. Si dans une vraie démocratie, la liberté d'expression reste un droit inaliénable, nous considérons que ce type de provocation qui heurte la conscience d'une communauté, (la communauté musulmane en l'occurrence), pour sa croyance, sa religion, est stérile et offensante surtout si elle peut être perçue comme un blasphème. Nous constatons toutefois que ceux qui dans les pays arabo musulmans, s'offusquent et menacent de représailles, n'ont jamais protesté contre les nombreuses caricatures antijuives qui foisonnent dans ces pays. Par ailleurs nous n'avons pas entendu les musulmans citoyens de pays européens (notamment en France et en Belgique) condamner les propos et les caricatures antisémites en général et celles d'un certain humoriste en particulier qu'ils ont souvent soutenu. Nous adressons néanmoins à nos concitoyens musulmans, l'assurance de notre solidarité. »
Grâce soit rendue à Sammy pour avoir tout de suite soulevé un immense scandale, encore très peu connu de nos compatriotes et jamais dénoncé par nos autorités, mais que l’affaire des caricatures publiées en Europe aura eu (au moins) l’intérêt de mettre en évidence : la publication régulières et sous prétexte de solidarité avec les Palestiniens et de dénonciation d’Israël, de caricatures abjectes dignes du « Stürmer » nazi. Voir à ce sujet le résumé de ce triste dossier sur le journal en ligne « proche-orient.info »(aller sur le lien) Ceci étant, les Communautés juives du département le plus touché par les incidents antisémites violents des dernières années (voir aussi évocation sur le blog, cliquer ici), ont exprimé en des termes que j’approuve tout à fait, leur réprobation envers une provocation « stérile et offensante » envers une religion, voir ma position plus loin.

Le Rabbin Gabriel Farhi du « Mouvement Juif Libéral de France » (donc d’une branche du Judaïsme normalement plus ouverte au dialogue interreligieux que la mouvance orthodoxe représentée par l’actuel Grand Rabbin) lit un billet tous les dimanches matin sur Judaïques FM. On lira le texte de son intervention complète du 5 février dans les archives du site "www.topj.net".
Je reproduis ci-dessous un passage avec lequel je voudrais, avec tout le respect du à mon collègue de la radio, prendre mes distances :
« On nous a parlé de liberté de la presse et de liberté d’expression mais ces grandes idées ne doivent pas se rabaisser devant la petitesse des arguments fallacieux exprimés par certains musulmans. Si la représentation du Prophète est interdite dans l’islam, elle est interdite pour les musulmans. Point barre. En tant que juif je ne vais pas m’insurger contre les personnes non juives qui conduisent une voiture dans les rues de Paris le jour du Shabbat. Les règles de l’Islam s’appliquent aux musulmans, et encore à ceux qui sont religieux. »
En effet, si les dessins incriminés n’avaient fait qu’illustrer des représentations imaginaires de Mahomet que les Musulmans considèrent comme leur Prophète et l’incarnation de la Voix divine sur Terre, alors là oui, aucun non-musulman ne doit se sentir obligé de respecter un interdit qui ne le concerne pas. Mais le problème va au-delà, car il y a eu aussi la « fameuse » caricature du Prophète coiffé d’un turban en forme d’explosif, et celle le montrant accueillir au Paradis des kamikazes ... Ce raccourci anachronique avec l’actualité, cette « Benladénisation » globale d’une croyance me semblent extrêmement maladroites et contre-productives, sans parler de l’offense morale ! Et voir sa religion caricaturée sous les traits réducteurs du terrorisme peut effectivement être considéré comme blessant pour tous les Musulmans. Revient aussi à mon esprit un commandement très simple, compréhensible par tous et qui résume l’essence du Judaïsme (en tout cas pour mon éthique personnelle qui est celle d’un traditionaliste ouvert sur le Monde) : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Aimerions nous, nous les Juifs qui avons été tellement calomniés et caricaturés, que l’on nous réduise à la frange extrémiste qui existe dans toutes les communautés humaines ? Et qu’aurions-nous dit si un journal européen avait publié un dessin de Moshé Rabbénou (Moïse), sous les traits du terroriste juif qui massacra des dizaines de fidèles musulmans en prière dans le caveau des Patriarches, à Hébron en 1994 ?
Reprenant les arguments déjà rappelés ci-dessus, le journal israélien « Haaretz », pourtant tellement laïc, tellement attaché à la liberté de la presse dont il est un témoignage quotidien dans un contexte très difficile, a publié le 6 février un éditorial critiquant la publication des caricatures. Je reproduis juste la conclusion (en anglais) :
« But neither European countries' fears of their Muslim minorities, the fear of terrorism by Al-Qaida zealots nor the anti-Jewish publications of the Arab states suffice to justify hurtful assaults on religion. »
Partant de ce constat, on peut donc refuser de toutes nos forces cette politisation des religions, quelles qu’elles soient. Hélas, force aussi de constater que malgré les « mains tendues » évoquées au début de ce long article, trop de Musulmans, même ouverts, même laïcs, ont profité de cette pénible affaire pour placer les Juifs dans le débat, avec des propos soit mielleux, soit hors sujet. Deux exemples :

- Dans une tribune publiée par le journal « Le Monde » en date du 10 février (voir article), l’ancien Mufti de la Mosquée de Marseille Soheib Bencheikh condamne les réactions violentes suscitées par l’affaire des caricatures, bravo ! Mais il écrit aussi cela :
« Quant au soutien du Rabbinat et de l’Église en France, il ne peut que susciter les remerciements vifs et sincères des musulmans pour cette solidarité affichée. Mais on aimerait l'avoir aussi pour les hommes et les femmes, musulmans de Palestine, d'Irak, de Tchétchénie et d'ailleurs, privés de leurs droits fondamentaux et victimes d'atteinte à leur dignité. » 
Pourquoi politiser le débat ? Pourquoi afficher à cette occasion un tel mépris pour les droits et la dignité des « autres » (victimes juives du terrorisme palestinien depuis des décennies ; Irakiens de toutes origines massacrés sous Saddam ou aujourd’hui par Al-Qaïda ; victimes russes du terrorisme islamique, etc.) en ignorant systématiquement leur propre souffrance ?
- Le journal « Libération » a publié le 4 février un article sur les réactions passionnées entendue sur notre radio consoeur « Beur FM », en voici un extrait :
« Mohamed relève que «les attaques qu'il y a eu contre le peuple juif ont soulevé des réactions indignées à travers l'opinion publique et les représentants de la République ». Et se dit « stupéfait du silence du monde occidental » après la publication des caricatures de Mahomet. « Est-ce qu'on peut s'amuser un jour à faire une caricature représentant un SS en train d'embrocher un Juif en 39-45 ? interroge Abdel de Grenoble. Est-ce qu'on peut rire de ça et dire que c'est la liberté d'expression ? Est-ce qu'il ne faut pas chercher les coupables et les punir ? On a condamné monsieur Garaudy et plein de gens qui ont juste pensé que peut-être ça n'était pas le bon chiffre ou le bon nombre de brûlés dans l'Holocauste.»
Inévitablement, la comparaison avec le traitement réservé à l'humoriste Dieudonné, qui a été poursuivi devant les tribunaux pour des propos jugés antisémites par ses accusateurs, est évoquée. « Vous savez que Dieudonné, au nom de la liberté d'expression, on l'a interdit », rappelle Nabil. Chérif interpelle « tous ces chantres de la liberté d'expression. Je suis pour la liberté d'expression totale mais vraiment totale, y compris les caricatures sur le Prophète [...] mais qu'avez-vous fait quand Dieudonné s'est déguisé en juif orthodoxe sioniste extrémiste ? »

 

Que répondre (a posteriori) à ces auditeurs qui ne connaissent sans doutes ni mon émission, ni ce blog ? Que je me trouve en parfait accord avec "Mohamed", dont on aimerait entendre aussi une condamnation du révisionnisme déclaré des fous furieux de Téhéran ; et que "Nabil" n’a rien compris à l’antisémitisme, réel, de Dieudonné - encore un futur dossier à traiter !

J.C