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05 janvier 2016

Le pari risqué de l'Arabie saoudite après l'exécution d'un chef chiite

Manifestation pro-chiite, Beyrouth le 3 janvier 2015
 
L'imam chiite Nimr al Nimr, considéré comme une figure de la contestation saoudienne, et 46 autres condamnés à mort ont été exécutés samedi en Arabie saoudite, ce qui a soulevé une vague d'indignation dans la communauté chiite.

En exécutant aussi bien des radicaux sunnites liés à al-Qaïda que quatre dignitaires chiites accusés de jeter de l'huile sur le feu en Arabie, les responsables saoudiens ont voulu adresser un message d'extrême fermeté à tous leurs ennemis, sans distinction confessionnelle. Mais en choisissant de liquider le cheikh Nimr al-Nimr, figure de la contestation chiite dans le royaume, l'Arabie a pris le risque d'aggraver dangereusement la guerre que se livrent chiites et sunnites à travers le monde arabe. Une guerre à laquelle Riyad pour les sunnites et Téhéran pour les chiites sont les principaux protagonistes, que ce soit en Syrie ou au Yémen, voire au Liban et en Irak.

Les condamnations en provenance d'Iran - qui jure que Riyad «paiera un prix élevé» - du Bahreïn - où la majorité chiite est marginalisée par les sunnites au pouvoir alliés des Saoudiens - du Yémen - où Saoudiens et Iraniens se combattent par alliés interposés - mais aussi du Liban et d'Irak témoignent de ce fossé qui va encore se creuser, à un moment où le Moyen-Orient est déjà à feux et à sang.

Le signal lancé par Riyad a plusieurs destinataires.

En faisant exécuter le dignitaire chiite, l'Arabie donne des gages aux franges extrêmes de sa majorité sunnite attirée par Daech. Certains d'entre eux voient en effet l'Etat islamique comme «le meilleur défenseur» des sunnites face aux «hérétiques chiites» et à leur soutien iranien. Mais céder aux extrêmes est dangereux, y compris sur le sol saoudien.
Si Riyad a durci sa position au printemps 2014 vis-à-vis des djihadistes locaux qui avaient été auparavant encouragé à aller mener la «guerre sainte» contre «le dictateur» Assad, le royaume reste encore le principal pourvoyeur de combattants étrangers en Syrie et en Irak, et pas seulement auprès de Daech, mais aussi auprès du Front al-Nosra, la branche locale d'al-Qaïda, et de certains groupes considérés comme «modérés» par la France ou la Grande-Bretagne comme les salafistes d'Ahrar el-Sham.
C'est aussi une réponse au calife Abou Baqr al-Bagdadi qui dans un récent message a appelé ses sympathisants à «renverser» la maison des Saoud, la famille régnante d'Arabie, au sein de laquelle des tensions sont apparues depuis que le roi Salman a succédé en janvier à son demi-frère Abdallah.
L'Arabie se montrera donc intraitable face aux djihadistes qui sur son sol ont commis plusieurs attentats revendiqués par la nouvelle branche locale de Daech. Mais comme ils sont nombreux à sympathiser avec l'idéologie djihadiste, la lutte promet d'être difficile à mener. L'exemple des années 2003-2005 au cours desquelles al-Qaïda avait fait trembler les bases de la monarchie est là pour le rappeler.

Revanche

Il y a aussi comme un parfum de revanche dans l'exécution du cheikh Nimr. Revanche après la liquidation du chef rebelle syrien Zahran Alloush près de Damas il y a dix jours. A la tête de «l'armée de l'islam», financée et appuyée par Riyad, Alloush était l'homme-clé des Saoudiens dans la guerre civile syrienne. Sa faction se retrouve aujourd'hui affaiblie par sa disparition, que les alliés russes voire iraniens de Damas n'ont pu ignorer. Œil pour œil dent pour dent: l'Arabie opte à son tour pour la loi du talion.
A court terme, l'exécution de Cheikh Nimr - dont le neveu se trouve lui aussi sous les verrous - risque d'enflammer la situation dans les provinces orientales d'Arabie où vit la minorité chiite, qui souffre de discriminations multiples. Elle pourrait entraîner également une relance de l'insurrection chez leurs voisins chiites de Bahreïn, et durcir encore la guerre meurtrière au Yémen.
Il ne faut pas prendre à la légère les menaces iraniennes contre l'Arabie. Jamais depuis de nombreuses années, les relations n'ont été aussi tendues entre les deux pays à la tête des pôles chiite et sunnite de l'islam. Ces derniers mois, plusieurs incidents ont témoigné de cette dégradation. Un ambassadeur iranien a mystérieusement disparu durant le hadj avant que Riyad reconnaisse qu'il avait été tué dans une bousculade qui fit plus de 2000 morts. Un prince saoudien a été arrêté à l'aéroport de Beyrouth par les alliés chiites de Téhéran. Sans compter d'autres épisodes méconnus d'une guerre de l'ombre que se livrent depuis des années Saoudiens et Iraniens sur différents théâtres.
Enfin ce net durcissement place les alliés occidentaux de Riyad - au premier rang desquels la France et les Etats-Unis - dans une position embarrassante, au moment où un débat est lancé - en France notamment - sur notre alliance avec la monarchie saoudienne, peu regardante vis-à-vis des droits de l'Homme.

Georges Malbrunot

Le Figaro, 3 janvier 2016

04 janvier 2016

Une année sur le blog



Rubrique inédite pour un début d'année, ce petit bilan sur l'activité de ce média que beaucoup d'entre vous suivent régulièrement : en général, je vous remercie au moment de "l'anniversaire" soit donc à la fin février, mais deux occasions valent mieux qu'une !

Je partirai du nombre annuel de publications, dont le total apparait en clair en colonne de gauche ici. Avec 228 articles, l'année passée 2015 se trouve en quatrième position sur les 11 qui se sont succédées depuis 2005. C'est presque autant, en fait, que les 225 enregistrés en 2012 ; année à partir de laquelle, et régulièrement, le total d'articles mis en ligne s'est mis à baisser, jusqu'à tomber à 151 en 2014, un chiffre égal à celui de 2010, autre année "creuse" ; mais supérieur à celui de 2005, alors que le blog "montait en puissance", peu à peu et au fil des mois.

Peut-on expliquer ces évolutions ? Oui, et je vous dois aussi quelques explications :

- Pendant plusieurs années, j'ai bénéficié de contributions bénévoles de plusieurs signatures, ce qui permettait un rythme soutenu ; et je n'ai plus eu ensuite, malheureusement, ces contributions ;

- Paradoxalement, c'est en 2012, année de mon départ en retraite, que sont venues s'empiler de nouvelles activités - toujours bénévoles, elles aussi, mais bien sûr chronophages ;

- Même si je m'étais contraint à limiter les publications (le rythme visé reste de 3 par semaine), l'actualité - faut-il le rappeler - s'est emballée dramatiquement au cours de l'année passée : attentats du mois de janvier ; atrocités du Daech ; horreur des massacres du 13 novembre à Paris. A chaque fois, j'ai constaté des "pics" de fréquentation de l'ordre de 250 à 300 pages ouvertes par jour, et je devais y répondre,  autant que faire se peut, par des réflexions écrites personnelles ; ceci étant bien sûr complété par une sélection d'articles trouvés dans les grands médias ;

- Mais cette année 2015 a vu aussi le retour d'une "production" oubliée ces dernières années, et que j'ai eu énormément de plaisir à partager avec vous : ce sont les dossiers thématiques par pays, que vous pouvez retrouver, en lien permanent et en colonne de gauche, sous l'appellation "Voyages en Orient" ; cette année, cela a été la Syrie, la malheureuse Syrie en proie à une guerre civile horrible qui a été à l'honneur, avec 30 articles, un record pour une telle série !

2015 a été aussi l'occasion de marquer les 10 ans du blog, en vous permettant, par des "surfs" autour des principaux libellés, de visiter les très riches archives ; une nouvelle série d'archives a été dévoilée, en juin, avec cette fois comme "clés" les photos mises en illustration et regroupées par familles : et vous retrouverez tous ces articles "chapeaux" en allant sur les liens permanents, regroupés également en colonne de gauche, sous l'appellation "Visite guidée des archives".

2015, enfin - et j'ai marqué l'évènement -, aura vu franchi le "cap" des 500.000 pages ouvertes ; ce depuis que ces statistiques sont suivies par mon logiciel interne, soit juillet 2007 ; mais chiffre n'intégrant pas les chiffes des deux premières années du blog.

Voilà ... beaucoup de travail, donc. Merci à celles et ceux qui ont eu la gentillesse de suivre ce petit bilan, mais merci surtout d'avoir fait sans doutes partie des dizaines de milliers de visiteurs de 2015 : soyez encore plus nombreux en 2016 !

J.C

03 janvier 2016

Bye bye 2015 ... et un petit coup d'oeil dans le rétroviseur !



Et voici à nouveau un grand classique au moment d’entamer l’année nouvelle, et un exercice refait à chaque fois avec plaisir : vous inviter à jeter un petit coup d'œil dans le rétroviseur, en dressant le bilan de l'année précédente pour ma série radiophonique. Vous en avez une édition complète en cliquant sur le lien situé à droite de la page, sous le répertoire "Invités et émissions" à l'année 2015.

En voici donc une petite synthèse.

1. 19 nouvelles émissions au total, un "score" dans la moyenne des années précédentes (respectivement 18 et 20).Toujours le dimanche matin avec le même rythme bimensuel auquel vous êtes habitués, modulo la période des congés. Mais avec, cette année 2015, plusieurs bousculements de dates - je vous épargnerai les explications, données sur le blog au fil de l'eau -, et qui je l'espère n'auront pas trop bousculés les auditeurs : mois sans émissions ; pause d'été exceptionnellement longue ; et même, à titre exceptionnel, deux numéros à une semaine d'intervalle et une diffusion un vendredi matin !

2. 2015 a été riche en nouveaux invités, 10 l'année dernière. En voici la liste, par ordre de diffusion : Foudil Benabadji, Anouar Kbibech, Chaimaë Bouazzaoui, Danielle Guerrier, Yolande Amzallag, Yvette Rauwers, Hagay Sobol, Hocine Drouiche, Bernard Schalscha et Henri Cohen-Solal. A tous un grand merci, en espérant avoir le plaisir de les recevoir à nouveau !

3. "Rencontre" a ses "invités réguliers", et en général tous ceux qui sont venus sur mon plateau souhaitent y revenir : remercions donc ici Dorothée Schmidt, chercheur à l'Institut Français des Relations Internationales ; Benjamin Stora, historien spécialiste de l'Algérie ; l'expert en géostratégie Bruno Tertrais ; Chérif Amir, égyptien et docteur en géopolitique ; Michel Alfandari, spécialiste de la Turquie ; et l'orientaliste Jean-Pierre Filiu. Ce fut un plaisir pour moi de les avoir à nouveau sur mon plateau.

4. Certains de mes nouveaux invités ont parlé de leur dernier livre, et vous pourrez accéder directement à leur présentation en cliquant sur les nouvelles couvertures ajoutées sur la page d'accueil. Citons les : "Les clés retrouvées" ; "Histoire secrète des Frères Musulmans" ; "Les Arabes, leur destin et le notre". Reconnaissons que c'était moins que l'année dernière et certaines années, la faute au manque de temps, d'une part, et à l'actualité qui m'a fait donner la priorité à certains sujets, d'autre part.
 
5. L'actualité en cette année 2015, ensanglantée dans notre pays par les attentats , aura été celle d'un terrorisme commis par des "autochtones" - musulmans français ou belges "radicalisés" - et il a fallu aussi s'habituer à ce mot nouveau, à la fois source d'inquiétude et défi à relever. Qui pouvait mieux nous en parler que des acteurs à la fois français et musulmans, interpellés de façon redoutable par cette menace qui met l'Islam sur la sellette ? "Rencontre" vous a permis d'entendre Foudil Benabadji, qui est le plus ancien aumônier musulman dans les prisons françaises ; Anouar Kbibech, qui devait succéder à Dalil Boubakeur à la tête du CFCM ; et Hocine Drouiche, jeune et brillant Imam dont on entendra certainement parler à l'avenir.

6. Ceux qui nous ont parlé des dérives d'une partie de la jeunesse musulmane, et des moyens de lutter en amont contre la radicalisation, n'étaient pas tous musulmans : ainsi vous avez pu entendre Danielle Guerrier, responsable du Service Diocésain pour les Relations avec le Judaïsme, dans une émission intitulée "Education, laïcité, antisémitisme, un état des lieux dans le neuf-trois" ; avec Hagay Sobol, médecin et militant associatif, le thème était "Peut-on prévenir le djihadisme par l'éducation ?" ; enfin, Yvette Rauwers, bloggeuse engagée et vivant à Bruxelles, nous a parlé de l'antisémitisme en Belgique, très souvent lié à "l'importation" du conflit israélo-palestinien.

7. Bien entendu, nous avons eu aussi plusieurs interviews pour parler des soubresauts au Moyen-Orient, qui n'en finit pas de sombrer dans la violence. "Turquie, Syrie, Kurdes, la partie à trois" ; "Kurdes d'Irak, demain l'indépendance ?" ; "Daech, Iran, le Moyen-Orient de tous les dangers" ; "Migrants, Syrie, à qui la faute ?" (cette dernière émission évoquant aussi les polémiques entendues en France) : voici les titres de ces émissions. Pas encore abordés en 2015, mais cela sera fait je l'espère en 2016, d'autres zones de conflit comme le Yémen, l'Afrique Sahélienne ou la Libye. Et il faudra aussi, certainement, évoquer à nouveau l'Iran.

8. Comme vous le savez, Israël et les Palestiniens - sur lesquels sont centrées les informations de la fréquence juive, "Judaïques FM" en particulier -, ne constituent pas le cœur de ma thématique, et je n'y reviens en général que lorsque les violences reviennent. C'est hélas le cas depuis les fêtes juives d'automne. "La Guerre des couteaux, quel impact sur la société israélienne ?", ce fut le sujet de ma toute dernière émission de l'année 2015 avec Henri Cohen-Solal, psychanalyste et éducateur.

9. Le présent, toujours brûlant, ne m'a pas fait oublier le passé, et l'année écoulée m'a permis de vous faire découvrir trois beaux ouvrages : celui de Benjamin Stora, une évocation sensible de son enfance à Constantine pendant la guerre d'Algérie et avant l'exil de 1962 ; une vaste fresque sur les Frères Musulmans, vue par un égyptien, Chérif Amir ; et enfin un panorama encore plus impressionnant de Jean-Pierre Filiu, nous racontant l'Histoire des peuples arabes de Bonaparte à nos jours.

10. Enfin, le Maghreb n'a pas été tout à fait oublié, mais sur une note plus légère et sans évocation de l'actualité qui, hélas, y fut aussi tragique en Tunisie : mon amie la journaliste marocaine Chaimae Bouazzaoui, nous a parlé de la condition des Femmes en Afrique du Nord ; et Yolande Amzallag, fille du célèbre chanteur oriental Samy El Maghribi, nous a parlé de l'héritage musical de son père et de la fondation qui porte son nom.

Vous retrouverez tous les invités de 2015 - et en cliquant sur leur photo, les émissions associées - sur le "trombinoscope" remis à jour, et qui se situe toujours en bas de colonne de gauche.

Merci aux auditeurs qui me liront pour votre fidélité ; et en espérant ne pas vous décevoir en 2016, à nouveau mes meilleurs vœux à toutes et tous.

Jean Corcos

01 janvier 2016

Bonne année 2016 !



C'est à nouveau une carte virtuelle que je vous propose en ce jour de l'an. Pas de bouteille de champagne ou de clip musical comme ce fut le cas dans le passé, car le cœur n'y est pas vraiment, avec ce que nous vivons et risquons de vivre dans les prochains mois.
Mais un peu d'originalité ne fait pas de mal, n'est-ce pas ? Cette carte évoque bien le caractère éphémère des années qui passent, et qui sont la trame de nos vies si fragiles par ailleurs ... une vague est passée, et a effacé 2015 sur le sable ; arrive 2016, qui disparaitra à son tour dans un an, etc.

En jetant un coup d'œil rapide aux vœux que j'ai écrit ici au fil des années, j'y ai retrouvé parfois le dynamisme du bloggeur qui vous présentait les développements de son "enfant", embellissant et grandissant peu à peu ; mais souvent le regard grave de l'observateur, obligé de constater qu'Israël reste menacé, que le monde arabe demeure plongé dans la violence, et que notre pays reste dans une profonde dépression.

Reprenons par exemple ce que j'écrivais au 1er janvier 2015, mis en italiques ci-dessous, et mettons en regard ce qui s'est passé les mois suivants.

En l'espace d'un an, des horreurs qu'on n'osait même pas imaginer deviennent des perspectives crédibles :
- Un échec indiscutable de notre gouvernement ici, qui n'aura réussi qu'à plonger d'avantage encore la France dans l'ornière d'une crise économique et sociale : le nombre des chômeurs a continué d'augmenter, ce qui compromet fortement les chances de la Gauche de rester au pouvoir.
- Non seulement un blocage du processus de paix au Moyen-Orient, mais un isolement complet d'Israël, gouverné par une équipe incapable d'analyser correctement les dangers : les élections ont mis au pouvoir l'équipe la plus à droite possible, brouillée avec les Américains à force de maladresses du Premier Ministre ; la soit disant "gestion" de l'occupation des Territoires palestiniens a explosé, avec une nouvelle vague de terrorisme et le traumatisme de "la guerre des couteaux".
- Une marée montante de l'antisémitisme en France, provoquant à la fois la fuite d'une partie importante de la Communauté - clairement, la plus menacée car la plus visible en raison de sa pratique religieuse - et le lent délitement des institutions juives, minées en plus par des divisions diverses : on a enregistré en 2015 un nouveau record de l'Alya avec 8.000 départs ; l'antisémitisme continue de se propager sur Internet, malgré les bonnes paroles du gouvernement et les signalements ; seule bonne nouvelle, la Communauté n'a pas implosé, et a su obtenir des Autorités une protection de l'armée et de la police suite à l'attentat de l'Hypercasher.
- La montée irrésistible du Front National, parti dont une bonne partie des sympathisants reste antisémite, ce qui est en soi inquiétant, mais qui en plus serait un désastre pour la France vu son programme : Marine Le Pen Président de la République, voilà un cauchemar crédible pour dans deux ans et demi : hélas, 2015 est venu confirmer les pires craintes ; le F.N est devenu le premier parti politique de France, on a la certitude qu'il sera présent au second tour des élections présidentielles de 2017, et la question est maintenant de trouver de façon urgente une parade à cette menace.

Mais à tout cela s'est ajouté autre chose, que avouons-le je n'imaginais même pas : l'horreur djihadiste dans les rues de la Capitale, l'assassinat de toute l'équipe de "Charlie Hebdo" le 7 janvier, la série d'attentats évités de justesse ensuite, et surtout les 130 tués des massacres du 13 novembre. Evènements qui ont plombé l'ambiance, et expliquent ce que j'écrivais au début de mon message ...

Alors ? Jamais la situation n'aura semblé si fragile, et j'hésite un peu à ajouter à ce cocktail bien amer le reste, que vous savez bien : l'accord avec l'Iran sur le nucléaire, qui normalise les relations avec les nations occidentales du pire ennemi de l'Etat juif ; le grand retour de la Russie au Moyen-Orient ; l'impuissance totale de l'administration Obama, qu'il va falloir supporter encore pendant un an, etc. Mais en même temps, et comme tout est réversible, on ne peut pas prévoir les développements qui pourraient "renverser la table" : espérons les, de toutes nos forces !

En attendant, il me reste à vous remercier pour votre patience si vous m'avez lu jusqu'au bout ... mais surtout, pour votre fidélité, si vous lisez régulièrement le blog et/ou si vous m'écoutez sur Judaïques FM.

Bonne et heureuse année pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers, en espérant que 2016 sera "moins pire" que 2015 ...

J.C