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02 octobre 2013

A chacun sa guerre sainte : "Djihad du sexe" en Syrie, par André Nahum



C’est officiel !

Des Tunisiennes partent en Syrie pour faire «le djihad du sexe» a  révélé  le ministre de l'Intérieur Lotfi  ben Jeddou à la tribune de l’Assemblée nationale constituante. «Elles ont des relations sexuelles avec  20 , 30 , 100» djihadistes, a-t-il déclaré, sans préciser si ces chiffres correspondaient à des actes quotidiens.
« Après ces relations  qu'elles ont au nom du djihad al-nikah («la guerre sainte de  la baise» c’est  le sens exact du mot nikah), elles reviennent enceintes», a-t-il ajouté, sans dire non plus combien de Tunisiennes étaient rentrées de Syrie dans cet état et dans quelles conditions elles avaient été prises en charge.
Ces filles considérées comme les héroïnes de la foi et de la guerre sainte aux yeux de certains dignitaires salafistes, viennent pour la plupart des quartiers populaires de la périphérie des grandes villes où elles ont été recrutées par des associations pseudo-caritatives ou prétendument religieuses de la mouvance islamiste. Le djihad -al-nikah, étant  à leurs yeux une forme légitime de guerre sainte.
Mais comment concilier ces pratiques avec les règles de la charia dans des sociétés où  le fait de ne pas arriver  vierge au mariage expose l’intéressée  à être occise par sa famille pour sauver son  honneur ? Très simple, il suffisait d’y penser : avant de faire l’amour ( la nikah)  on  marie cette jeune personne à son futur  partenaire  et on  la fait divorcer tout de suite  après. Ainsi  il n’y a pas relation en dehors du mariage. La morale et la religion sont  sauves  et tout le monde est  content.
Le ministre tunisien  n'a pas précisé le nombre de jeunes femmes qui sont ou ont été en Syrie à cette fin, alors que la presse évoque des centaines de cas de ce type tout comme des centaines d'hommes sont partis combattre les troupes du président syrien  Bachar al-Assad.
Le gouvernement  tunisien, bien qu’ islamiste en majorité  a fort heureusement  réagi énergiquement  contre ces pratiques inqualifiables. Il a  renforcé les contrôles dans les aéroports pour empêcher le départ de femmes et d'hommes suspectés de vouloir  rejoindre la Syrie et le  ministère de la Femme a prévu des campagnes de sensibilisation pour lutter contre "la multiplication" du nombre de Tunisiennes partant en Syrie pour y faire  ce  jihad spécial. Il va  œuvrer pour mettre en place un plan d'information, de sensibilisation et d'éducation adressé aux femmes et aux  familles dans toutes les régions pour  les aviser de la gravité de ces pratiques". Une "cellule de crise" existe déjà. 

On peut s’étonner que des fanatiques prêchant la morale et la vertu, voulant imposer  la charia au  monde entier puissent inciter des jeunes femmes à se transformer en prostituées sacrées, comme aux temps anciens, quelques soient les fatwas émises pour les justifier.
On connaissait, les bons vieux  BMC (bordels militaires de campagne) qui suivaient les armées en opérations, mais leurs pensionnaires étaient des prostituées professionnelles qui faisaient cela pour de l’argent et non pour  gagner le paradis d’Allah.
Mais au fond, sauter pour sauter, il est préférable que ces jeunes personnes pratiquent leur djihad en se faisant  sauter dans un lit par un vrai djihadiste  plutôt que, enroulée dans une ceinture de bombes elles se fassent  sauter au milieu  d’une foule innocente.

 André Nahum,

Judaïques FM, le 25 septembre 2013