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05 juillet 2010

Israël et la Tunisie assurent un meilleur encadrement des imams

Un imam

Le Shin Bet, les services de renseignement intérieurs d’Israël ont commencé depuis quelques jours à superviser des entretiens d’embauche pour le poste d’imam des mosquées en Israël Le but de la manœuvre, vérifier que le candidat prêcheur n’a pas l’intention d’appeler au Jihad, à la haine et à la destruction ... mais qu’il n’a pour but que de faire valoir la religion musulmane, dans l’amour et la paix.
Le Shin Bet vient de refuser pour la première fois la nomination d’un imam prêcheur de haine. Le Sheikh Ahmed Abu Ajwa est un candidat déçu. A 36 ans, il vient de se voir refuser de prêcher dans la confrérie des imams. Après enquête, il s’est avéré que l’homme était un fervent partisan de la haine anti-occidentale, et anti judéo-chrétienne. Le « Haaretz » , journal de la gauche israélienne, affirme que l’imam a une longue histoire d’activités hostiles face aux Juifs et à l’état d’Israël. « De plus, affirme le journal, il fait partie de ces imams qui colportent des ragots sur Israël ... ceux qui disent qu’Israël va détruire tous les 2 mois la mosquée Al Aqsa pour y construire une synagogue. »


Rappelons qu'Israël paye les imams au même titre qu’il paye les rabbins ! Il est donc tout à fait légitime que les imams soient scrupuleusement recrutés, avant d’aller professer leur « foi » en terre d’Israël ... qu’en plus le Shin Bet est chez lui en Israël et, en tant qu’employeur, l’état dispose de certains droits, dont celui de prendre des garanties. Il a le droit d’assurer un meilleur contrôle des imams et de créer les conditions de l’émergence d’un islam moderne.
D’ailleurs, les pays arabes devraient s’inspirer des méthodes israéliennes de recrutement et de renseignement concernant les imams qui professent dans nos mosquées, afin d’éviter que le discours religieux glisse vers des prêches haineux. Il était temps que l’on reprenne les choses en main ! En mettant une limite à ces débordements, on contrôle le discours religieux, qui dans de trop nombreux cas, n’en est plus un, derrière certains faux « imams » se cachent, des terroristes affirmés.
 

Pour ce qui concerne la Tunisie, la formation des imams prédicateurs est assuré par l’État lui-même, pour garantir une culture religieuse authentique.
Le 1er Avril 2010, M. Boubaker El Akhzouri, ministre tunisien des Affaires religieuses, a affirmé qu'un discours religieux éclairé demeure à la base d'une culture religieuse authentique et exacte chez l'individu. Présidant à Sidi Thabet, dans le gouvernorat de l'Ariana ( proche de Tunis) les travaux du 3ème atelier régional de formation au profit des jeunes imams prédicateurs des gouvernorats du Grand-Tunis, le ministre tunisien M. El Akhzouri a relevé l'importance du rôle de l'imam prédicateur dans l'explication et l'éclaircissement des préceptes, des valeurs et des principes de l'Islam, ainsi que dans l'appel au travail et à la production, à l'enracinement des fondements de l'identité arabo-musulmane et au renforcement de la fierté des acquis et de l'héritage civilisationnel du pays. Le ministre a, en outre, souligné l'impératif, pour l'imam prédicateur, de bien préparer le prêche du vendredi afin d'éviter les pièges de l'improvisation, et de choisir un sujet qui convienne à l'audience et aux spécificités de la région.
Il a d'autre part, mis en relief le rôle du discours religieux dans l'appui aux efforts déployés par l’État en matière de sensibilisation quant au comportement civilisé, de façon à contribuer à l'instauration d'une société équilibrée où règnent bonnes moeurs, droiture et vertu. Il a, dans ce sens, appelé les imams prédicateurs à adopter une approche claire et concise dans leurs prêches, en s'appuyant sur l'école malékite (école sunnite, majoritaire en Tunisie), dans la pratique des rites et en se référant aux théologiens et oulémas tunisiens.
Ces ateliers régionaux, a fait observer le ministre, visent essentiellement à promouvoir le discours religieux et à en parfaire le contenu et les méthodes, afin qu'il constitue un appui au développement intégral du pays et au projet civilisationnel instauré par le Président Zine El Abidine Ben Ali, ainsi qu'un message qui éclaire les citoyens, prône la pensée scientifique modérée et propage les valeurs de concorde et de la tolérance dans la société.


Ftouh Souhail,
Tunis