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14 avril 2014

Joyeuses fêtes de Pessah ... et un "Had Gadia" bien spécial !



Nous entrons dans une période de fêtes religieuses, et c'est pour moi l'occasion de revenir ici à une tradition un peu perdue ces dernières années : les évoquer, et présenter mes vœux aux lecteurs des différentes confessions. Il est vrai que je le fais régulièrement sur FaceBook, et que j'oublie ainsi mon "audimat" du blog.

Nous entrons dans une période de fêtes, à la fois pour les Chrétiens - la Semaine Sainte a commencé hier, Dimanche des Rameaux - et pour les Juifs : la fête de Pessah débute ce soir, et dure huit jours -pas de publications, donc, les "yom tov", soit les 15, 16, 21 et 22 avril.

La coutume, les deux premiers soirs, et de chanter après le repas du Séder l'air du "Had Gadia" : comme tiré de Wikipedia, "Cette chanson véhicule un puissant symbolisme qui a fait couler beaucoup d'encre. Une explication courante est que Had gadia montre les différentes nations ayant habité la terre d'Israël, le chevreau représentant le peuple juif, le chat étant l'Assyrie, le chien Babylone, le bâton la Perse, le feu la Macédoine, l'eau Rome, le Chohet les Croisé, l'ange de la mort les Turcs, l'histoire se terminant par le retour des Juifs en Israël grâce à l'Eternel."

Mais je vous ai réservé une surprise, découverte au hasard de mes "surfs" : cette vidéo où une chorale judéo-musulmane chante en hébreu et en arabe !

Bonnes fêtes, et rendez-vous sur le blog jeudi prochain.


06 avril 2012

Had Gadia (un chevreau), par André Nahum



Dans deux jours, vendredi soir exactement, débuteront les fêtes de Pessah.

Pessah, c’est la sortie d’Égypte,  la libération d’un peuple jusque là  asservi.
Pessah c’est le bonheur de passer de l’esclavage à la liberté.
Un évènement  majeur qui est rappelé quotidiennement dans nos prières et dont, selon la Haggada,  Eleazar ben Azaria  et Ben Zouma, illustres rabbins du Talmud demandent de se souvenir tous les jours et toutes les nuits de notre  vie.
Un évènement par lequel  débute l’existence de ce peuple juif, tant décrié, tant nié aujourd’hui.
Pessah, une fête religieuse ? Oui, mais aussi une fête nationale et une fête universelle. Un soulèvement d’esclaves, le premier qu’ait connue l’humanité, bien avant Spartacus.
Alors pendant ces huit jours de fête, mettons une parenthèse à tous les problèmes qui nous assaillent.
Ahmadinejad, le Hezbollah et le Hamas 
L’irrésistible montée de l’Islamisme dans le monde.
Les Frères Musulmans  en Égypte, Ennahda en Tunisie et les Salafistes partout, Al-Qaida qui après s’être  confortablement installée en Afghanistan, dans les zones tribales du Pakistan, au Yémen, en Somalie, dispose  maintenant d’un territoire en Afrique en occupant  la moitié nord du Mali.

Mettons entre parenthèses la vigoureuse entreprise de délégitimation d’Israël, la montée de l’antisémitisme, dont nous venons d’avoir à Toulouse la preuve dramatique. 
Mettons tout cela entre parenthèses.

Mais, Pessah, c’est aussi l’héroïque révolte du ghetto de Varsovie, un combat sans espoir de quelques centaines de jeunes Juifs, presque  mains nues  contre des divisions allemandes surarmées. Ils sont l’honneur de notre peuple et par leur sacrifice ont assuré sa pérennité.
Ne les oublions jamais !

Après les quatre  verres de vin rituels, après  la lecture de la Haggadah, après le repas, nous chanterons une contine, « Had Gadia », « Un chevreau » dont j’entends encore les paroles que traduisait mon grand-père père dans le judeo-arabe de ma lointaine  enfance  et qui peuvent se résumer ainsi :   un chevreau que m’a acheté mon père  pour deux flouss. Un chien l’a mordu . Un bâton  a frappé le chien. Le feu a brulé le bâton . L’eau a éteint le feu. Le taureau a bu l’eau. Le « shohet » a égorgé le taureau. L’ange  de la mort a tué le shohet et le Saint-Béni- Soit-il a tué l’ange de la mort.
Comme pour  enseigner à nos enfants et petits enfants que le méchant trouvera toujours plus méchant que lui et le fort, plus fort que lui, mais que  le dernier mot appartiendra à  la justice divine. 

Hag Saméah !
Excellentes fêtes à tous dans la joie et la paix
Et à la semaine prochaine

André Nahum
Judaïques FM, le 4 avril 2012