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30 août 2015

Bourj Hammoud, capitale arménienne du Liban


Et si on oubliait, pour une fois, les Juifs, les Arabes, et leurs conflits ? Pour parler d'une autre population du Moyen-Orient, qui a aussi un génocide en héritage, mais qui elle a trouvé refuge ensuite dans les pays voisins - et ennemis farouches - d'Israël ?

Tel est le cas des Arméniens du Liban, qui ont construit après la Première Guerre Mondiale une "capitale en exil" à Bourj Hammoud, un faubourg de Beyrouth aujourd'hui complètement inséré dans la mégapole libanaise, et où les populations sont de plus en plus mélangées.

L'émission "Chrétiens orientaux" sur France 2 a consacré un reportage fort intéressant à ce quartier, et j'ai le plaisir de le partager avec vous.

J.C


19 mars 2015

Liban : le drame des réfugiés syriens

Une réfugiée syrienne et ses enfants à Beyrouth, 
 

Centre de paix de l'association "Relief and reconciliation for Syria" au Liban

C'est un sujet qui est scandaleusement passé au second plan de l'actualité pour nos grands médias : l'exode de millions de Syriens chassés par la guerre, et qui ont fui dans les pays voisins, Jordanie, Turquie et Liban. En comptant ceux qui ont pu trouver asile beaucoup plus loin, ce sont plus de 4 millions d'hommes, femmes et enfants qui doivent survivre dans des conditions déplorables, et dans des pays totalement démunis pour les accueillir. On vit en fait, d'après les Nations-Unies, la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre Mondiale.

La situation est la pire au Liban, où le nombre de réfugiés syriens approche maintenant les 1,2 millions : par rapport à la population, c'est le plus fort taux de population déracinée au monde, l'équivalent de 24 millions à l'échelle de la France ! Le journal libanais "L'Orient Le Jour" a publié une infographie le 16 septembre dernier (lire sur ce lien), et depuis la situation ne cesse d'empirer. Plus de 400 000 réfugiés en âge d’être scolarisés n’ont pas fréquenté l’école là-bas lors des deux dernières années, et c’est aujourd’hui toute une génération qui risque d’être perdue.


Il est donc urgent d'essayer d'aider au moins certains d'entre eux, de leur fournir une scolarité minimum, et surtout de rétablir un peu d'espérance dans cette jeunesse désespérée : c'est le but de l’association "Relief and Reconciliation for Syria". Nous avons entendu son président Friedrich Bokern lors du dernier comité stratégique de la Fraternité d'Abraham, dont le site a relayé son appel dans cet article.
J'espère vous le faire entendre prochainement sur nos ondes, où nous évoquerons ce séisme humanitaire au Proche-Orient.

J.C