Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est France TV info. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France TV info. Afficher tous les articles

14 février 2016

Au Qatar, Blanche-Neige est jugée trop indécente pour les écoliers


Le sourire du mois
- février 2016
 
Un père de famille a demandé le retrait du conte de la bibliothèque de l'école, au motif qu'il contenait des images "indécentes" et des "insinuations sexuelles". 

Une édition du conte "Blanche Neige et les Sept Nains" a été retirée d'une bibliothèque scolaire, à Doha, annonce la presse qatarie, le 21 janvier 2016.  Par Francetv info avec AFP
A la SEK International School, un établissement espagnol basé à Doha, au Qatar, Blanche-Neige et les Sept Nains ne figure plus sur les étagères. Une édition pour enfants du conte de fées a en effet été retiré de la bibliothèque scolaire, ont indiqué jeudi 21 janvier des médias locaux. Trop trash, l'adaptation par Walt Disney du conte des frères Grimm ? 
L'établissement a accédé à la requête de responsables du Conseil suprême de l'éducation du Qatar, sollicité par un père de famille affirmant que l'ouvrage contenait des illustrations "indécentes", ainsi que des "insinuations sexuelles", rapporte le quotidien en arabe Al Sharq.
Le père a aussi assuré que les contenus en question allaient "clairement à l'encontre de la morale publique", ajoute le journal.

L'école présente ses excuses 

La directrice de l'école, Vivian Arif, a déclaré au site Doha News (en anglais) que l'établissement avait "agi immédiatement" après avoir reçu la plainte et qu'un tel incident ne se reproduirait plus. "La SEK International School Qatar est fière d'être établie dans ce pays et présente ses excuses formelles pour une quelconque faute que cette situation non voulue a pu causer", a-t-elle déclaré. 
Mais pour Doha News, impossible d'identifier les images auxquelles le père de famille fait référence. La couverture du livre montre une Blanche-Neige souriante, portée par le prince qui parvient à la ranimer grâce à un baiser après qu'elle a mangé une pomme empoisonnée, détaille le site. 
Source : Site France TV Infos, AFP
21 janvier 2016

Source : Site France TV Infos, AFP
21 janvier 2016

12 janvier 2015

On ne va pas se laisser insulter par un dessin du prophète, c'est normal qu'on se venge"



Des enseignants racontent, dans la presse et sur les réseaux sociaux, que certains de leurs élèves ne condamnent pas l'attaque contre "Charlie Hebdo". Loin de là.


Une fracture profonde traverse-t-elle la France ? La réaction de certains enfants face à l'attentat contre Charlie Hebdo le fait penser, tous ne condamnent pas l'attaque. Des professeurs et des élèves en témoignent.
Au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis un colis suspect a été découvert, vendredi dans la salle des professeurs, raconte Le Monde. A l'intérieur, il n'y avait pas de bombe mais des câbles et un détonateur, assurent deux élèves. Dessus, un mot disait "Je ne suis pas Charlie". 

"Ils auraient pu ne tuer que" Charb 
Tous les élèves ont participé à la minute de silence. Mais certains à contre-cœur. "Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire", reconnaît Marie-Hélène, 17 ans, "je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l'islam, et les autres religions aussi."
"Je l'ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n'ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n'était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui", assène Abdel 14 ans, collégien de 4e au collège Pierre-de-Geyter de Saint-Denis.

"C'est normal qu'on se venge"
Dans la très grande majorité des cas, tout s'est bien déroulé lors de la minute de silence, jeudi 8 janvier à midi, mais certains cas de perturbation de la minute de silence par des élèves ont été signalés au ministère de l’Éducation.
Une enseignante a confié au Point les provocations ayant accompagné la minute de silence observée jeudi après la tuerie à Charles Hebdo, qui a fait douze morts et quatre blessés graves. Cette professeure dans un collège classé REP de l'académie de Grenoble, dont le nom n'est pas donné, voulait rappeler, suivant les instructions du ministère, "que l'école était là pour transmettre les valeurs de la République". 
Elle a donc commencé par un échange avec sa classe de 5e, "composée de collégiens de 12 ans en moyenne", silencieux. L'un d'eux lui a tout de même demandé : "Pourquoi respecter une minute de silence pour des gens que je ne connaissais pas ?" Ce qui a choqué d'autres élèves.
Cette provocation n'est rien, continue-t-elle, par rapport à ce que d'autres de ses collègues ont dû endurer : "Durant la minute de silence, dans les autres classes, il y a eu plusieurs expulsions d'élèves, les uns parlaient, disaient des choses affreuses, les autres rigolaient." Le débat ne s'est pas toujours mieux passé que la minute de silence. L'après-midi, une de ses élèves de 4e lui a dit : "Madame, on ne va pas se laisser insulter par un dessin du prophète, c'est normal qu'on se venge. C'est plus qu'une moquerie, c'est une insulte !" 

"Moi j'suis pour ceux qui l'ont tué"
Sur Facebook cette fois, une autre enseignante, Julie Gresh, confie son désarroi. Ainsi commence son billet : "Putain, sortez-moi de ce collège pourri où je vis depuis 10 ans et où je suis accueillie à 8 h ce matin par des 'Moi j'suis pour ceux qui l'ont tué', tenter l'éducation par la langue 'Alors, raconte-moi, c'est qui ton 'L' ? Parce que dans mes souvenirs récents, il faudrait un COD pluriel.' 'Wesh ben l'autre là, Charlie.' Tenter la discussion. Baisser les armes. Foutre dehors la plus virulente. Rester avec les autres."
Elle poursuit par une action pédagogique : "Projeter le documentaire d'Arte sur le difficile métier de caricaturiste avec des interviews venues d'Iran, des USA, d'Allemagne, de Palestine. Me faire limite insulter par un barbu prépubère qui me dit : 'Ouais, Madame, ça se fait pas ce que vous avez dit là.' 'Ah bon, quoi ?' 'Ben qu'y a une meuf qui surfait avec Mahomet sur la vague, sur l'Coran ça s'fait pas' lorsque j'avais utilisé l'expression 'surfer sur la vague' pour évoquer l'attitude des médias parfois. Entendre d'une gamine que j'adore, grande gueule et intelligente : 'Ben ouais, non, franchement, tuer ça se fait pas. Encore y aurait que ceux qui ont fait les dessins, j'dirais rien, mais là, y a les autres.'" Le post se termine par : "Demander ma mutation."

Source : France TV info,
9 janvier 2015