Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est François Hollande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Hollande. Afficher tous les articles

25 septembre 2016

Saint-Etienne du Rouvray, avertissement du Mossad !




Le délire du mois
- septembre 2016


Retour à une chronique qui repousse toujours plus loin les limites de l'absurde et du grotesque. A nouveau, c'est sur Facebook que j'ai trouvé cette perle, en faisant la veille de profils antisémites particulièrement virulents !

Les grands médias se sont faits l'écho des théories du complot "démontrant" la main du Mossad dans les attentats de "Charlie-Hebdo", du 13 novembre ou du 14 juillet à Nice. Pour le malheureux Père Jacques Hamel, égorgé dans son Eglise de Saint-Etienne du Rouvray par deux assassins de Daech parfaitement identifiés, il fallait vraiment avoir beaucoup d'imagination pour y trouver une "signature" - car pour les tristes salopards qui bâtissent de telles théories, le Juif, être malfaisant par nature, commet des forfaits mais en laisse la marque, comme pour les "Protocoles des Sages de Sion" où les comploteurs s'empressent d'écrire et de diffuser des protocoles secrets.

Remarquons d'abord que, lorsqu'ils ne font pas état de l'objectif récurrent de créer une guerre civile en France - en montant contre les Musulmans le reste de la population par des attentats "sous faux drapeau" - les complotistes trouvent quand même le moyen de pointer du doigt Israël : il s'agit alors de "punir" la France, ou ses dirigeants, parce qu'ils ont fait ou vous faire quelque chose de déplaisant Ainsi, le malheureux François Hollande a-t-il été associé à la commune de Saint-Etienne du Rouvray, par ce montage photo totalement loufoque où il est écrit, sans preuve aucune : 1) Qu'il y est né ; 2) Qu'il descend de Juifs marranes.

A propos de la vieille lune faisant de Hollande un Juif caché, voir cet article du blog qui a eu un succès incroyable (un total de plus de 13.000 visites à ce jour).

J.C

12 septembre 2016

"Les Musulmans ont été les premières victimes du terrorisme" (François Hollande)

François Hollande, salle Wagram le 8 septembre 2016

François Hollande a, très probablement, prononcé un discours de pré campagne électorale, ce jeudi 8 septembre, salle Wagram. Sur le non dit mais pensé très fort par le Président lors de cet exercice mûrement préparé  - et qui fut bien décrypté par les commentateurs politiques -, l'adversaire désigné "en creux" était Nicolas Sarkozy, le plus "en pointe" (au moins verbalement) sur les sujets de la lutte contre le terrorisme et contre l'islamisme radical. L'adversaire rêvé de François Hollande, choisi justement car il est encore rejeté par une majorité d'électeurs. Mais en même temps le moins clair sur son programme économique, exactement comme le locataire actuel de l'Elysée : misère de la politique, par pur calcul politicien les deux candidats les moins appréciés des Français placent ainsi le duel sur la seule thématique "Islam" ; et on peut se permettre de trouver cela parfaitement nul.

Dans l'intervention de François Hollande, cette phrase : "les terroristes de Daesh se sont lancés dans "une folle entreprise d'asservissement" au nom de l'islam ; et il a noté qu'"avant de nous atteindre, ils s'en sont pris à leur propre religion, et que les musulmans ont été les victimes de ces islamistes."


Cela a fait réagir plusieurs personnes, et en particulier Denis Cohen-Tannoudji, ami sur Facebook et ancien invité de ma série "Rencontre". Je reproduis ci-dessous son propos :
"C'était vrai hier en Algérie, aujourd'hui en Syrie, Irak, Libye et Yémen, mais c'est faux en France où aucun musulman n'a été pris pour cible en tant que tel par le terrorisme islamiste ... Je crois que la victimisation est le pire cadeau qu'on puisse faire aux musulmans. Ces derniers ne doivent pas être infantilisés. En adultes, ils doivent au contraire affronter l'islamisme radical, tel un cancer métastasé qui sévit au sein de l'islam".

Je complèterais son propos par les réflexions suivantes.
Les Musulmans victimes du terrorisme islamiste existent, mais relèvent de cas de figures bien différents.
1) Dans le contexte de guerres civiles internes à des pays musulmans, ce sont les victimes d'attentats - civils ou policiers et militaires -, donc tués dans ce que les djihadistes considèrent comme une "guerre", où en face "il n'y a pas de gens innocents" : voir le Pakistan, le Mali, l'Afghanistan, etc.
2) Dans ce même cadre, on a vu aussi des massacres de masse pour "convaincre" la population de se rallier à eux, exemple guerre civile algérienne des années 1990
3) Il y a le cas des Chiites / Druzes / Alaouites et autres minoritaires massacrés par le Daech, en Syrie ou en Irak : mais ils sont considérés comme des mécréants par l'Etat Islamique, donc comme des non musulmans. 
4) Il y a enfin les "Musulmans tués par hasard", et il y en a eu de nombreux à Nice le 14 juillet par exemple.

J.C

20 février 2014

François Hollande à la Grande Mosquée de Paris



La foule des journalistes lors de la sortie de François Hollande 
de la Grande Mosquée de Paris (photo Jean Corcos)

Introduction :


J'ai eu le plaisir d'assister à cette belle cérémonie, et surtout d'écouter les deux discours d'inauguration. Le CRIF a publié ce 19 mars un petit article à partir des notes que j'avais prises. 
En lien ci-dessous également :




Jean Corcos,  Président délégué de la Commission pour les relations avec les musulmans, a représenté le CRIF à la Grande Mosquée de Paris, le 18 février 2014, à l'occasion de l'inauguration du monument en mémoire des soldats musulmans morts pour la France lors des deux Guerres mondiales. Une cérémonie en présence de personnalités politiques, diplomates, dignitaires religieux, parmi lesquels notamment le Président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls et le Secrétaire d'État aux anciens combattants Kader Arif. La Communauté juive était également représentée, avec la présence de Joël Mergui,  Président du Consistoire, du Grand Rabbin Olivier Kaufmann, Directeur du Séminaire israélite de France, du Grand Rabbin Haïm Korsia, Aumônier général israélite des armées, et du Rabbin Michel Serfaty, Président de l'Amitié Judéo Musulmane de France.

600 000 soldats des troupes coloniales participèrent à la Grande Guerre, de 1914 à 1918 et environ 70 000 musulmans y ont perdu la vie, selon une estimation du Ministère de la Défense. La Grande Mosquée, premier édifice du culte musulman en France, avait d'ailleurs été inaugurée en 1926 pour leur rendre hommage. De 1940 à 1945, plus de 16 000 soldats musulmans d'Afrique du Nord furent tués ou portés disparus, ainsi que des milliers de combattants d'Afrique subsaharienne, comme les tirailleurs sénégalais. La République a rendu hommage à tous ces ex-colonisés qui donnèrent leur vie pour la défendre et dont la plupart, soit volontaires, soit conscrits à partir de 1912 en Algérie, ne bénéficiaient même pas des droits des citoyens français. Comme l’a souligné dans son discours le Recteur Dalil Boubakeur, "tous ces jeunes musulmans engagés, maghrébins ou africains venus de leurs douars ou de leurs montagnes servirent la lointaine métropole sans la connaître, contre un ennemi dont ils ne savaient rien". Le Président de la République s’est exprimé en paroles fortes et claires : "Cet hommage s'adresse à leurs descendants pour qu'ils soient fiers de leurs parents et conscients que la République a une dette à leur égard… À celles et ceux qui s'interrogent sur leur destin, leur place et même parfois sur leur identité, aux descendants de ces soldats, je dis ma gratitude". Évoquant les soldats de l'Armée d'Afrique qui débarquèrent en Provence à l'été 1944, François Hollande a rappelé qu'ils étaient "de toutes les religions : juifs, catholiques, musulmans". Sur le sujet du racisme et des profanations contre des mosquées - la plus récente eut lieu à Blois la semaine dernière – le Président a réitéré : "Jamais personne ne doit être menacé ou agressé pour ses croyances", ajoutant : "La France est grande de sa diversité. Elle est forte de son unité. Une valeur essentielle de notre République permet de faire vivre ces deux exigences : c’est la laïcité."

CRIF, le 19 février 2014

08 février 2013

Mali et Israël, deux poids et deux mesures



Le voyage éclair de François Hollande au Mali fut un triomphe.

A Tombouctou, à Bamako, des milliers de  personnes ont exprimé leur joie et leur reconnaissance en agitant des drapeaux français et maliens, en chantant, en  dansant, en serrant le  président à l’étouffer mettant le service de sécurité sur les dents. L’émotion de François Hollande et de son entourage était réelle et l’on a  pu voir un Laurent Fabius au bord des larmes.

Et puis, il y a eu le discours , fort, très fort, dans la lignée de ceux qui ont marqué notre histoire. De même que De Gaulle avait annoncé à Brazzaville la fin du colonialisme, François Hollande  a signé  le 2 février l’acte de décès de la « Françafrique de papa » , inaugurant une page nouvelle dans  nos relations avec nos anciennes colonies, sur la base d’une authentique égalité et non plus de néo-colonialisme ou de paternalisme.

Mais si notre armée a remporté une belle victoire, elle n’a pas encore gagné une guerre qui peut se révéler longue et difficile contre un ennemi qui évitera le plus possible le combat frontal  pour privilégier les attentats et la guérilla sur un terrain qu’il connait fort bien .
Notre président a affirmé sa volonté de  combattre sans pitié le terrorisme.

S’il a engagé cette bataille  contre les djihadistes qui nous menacent certes, mais vivent à 5.000 kilomètres de nous, on peut espérer qu’il comprendra  mieux la nécessité  vitale pour Israël de défendre sa population  contre des terroristes  aussi fanatiques et aussi cruels qui  fourbissent leurs armes à quelques kilomètres de ses centres vitaux avec l’intention avouée de le détruire. Il ne peut pas y avoir deux poids et deux mesures. On ne peut pas engager notre armée si loin de ses bases pour mettre fin à la menace islamiste et blâmer Israël quand il  lutte  contre les mêmes ennemis pour  sa survie. Quelle différence y a-t-il entre les  terroristes du Nord Mali, et ceux du Hamas ou du Hezbollah que la Bulgarie accuse officiellement aujourd’hui d’être à l’origine de l’attentat anti-israélien qui en 2012 fit 10 morts sur son territoire ? Quand, l’Europe et François Hollande, qui s’est instauré chef de guerre contre le terrorisme  se décideront-ils à reconnaitre le caractère terroriste de l’organisation de Hassan Nasrallah  et l’inscrire sur leur liste noire  ? Pour Jose-Maria Aznar, ancien premier ministre espagnol et David Tremble, ancien premier ministre d’Irlande du Nord et prix Nobel de la paix en  1998,  l’Union Européenne refuse de  faire face à la réalité.

Al-Qaïda a réussi à s’implanter dans la partie nord du Mali, parce que les Touaregs qui la peuplent, se sentent brimés par le pouvoir central et se sont proclamés indépendants.
L’unité du Mali ne sera assurée que lorsqu’un accord de coexistence pourra être trouvé entre  les différentes ethnies qui  l’habitent . Le gouvernement malien devra  donc négocier.
Pas seulement  avec le MLNA, mouvement touareg qui s’est allié aux islamistes avant de retourner ses armes contre eux et qui semble avoir les faveurs de la France,  mais avec  l’ensemble du peuple touareg.

L’objectif prioritaire étant toujours la neutralisation des terroristes où qu’ils soient.

André Nahum

Judaïques FM, le 6 février 2013

Nota de Jean Corcos :

Pour ce qui concerne le "deux poids deux mesures", mon ami André Nahum aurait pu aussi souligner l'incroyable partialité des journalistes qui ne "commentent pas" les très nombreux tués qu'a déjà fait cette vraie guerre. Soyons clair :


1) Quand "Le Figaro" du 5 février relève que des centaines d'islamistes ont été tués - il aurait mieux valu écrire "de combattants islamistes", ou "de djihadistes" -, cela ne me fait franchement pas pleurer ; ces types là étaient des fanatiques, des salauds qui terrorisaient la population en imposant la Charia, et des dangereux qui allaient conquérir toute l'Afrique de l'Ouest ... j'étais pour l'intervention française, et je le confirme !


2) Des centaines de tués, ce n'est vraiment pas surprenant en raison : du rapport de forces en présence - des bombardements aériens à coups de missiles et des blindés contre des miliciens se déplaçant en 4x4, il n'y a jamais photo ; du fait que c'était une vraie guerre, et que dans toute guerre il y a des tués, le bilan n'est pas étonnant, le but étant qu'il y en ait le maximum dans le camp d'en face, pour l'écraser ...


3) Seulement, "nos chers journalistes", si curieux du nombre de civils touchés par les bombardements soit-disant "aveugles" - même lorsqu'ils sont clairement ciblés - quand c'est Israël qui fait la guerre au Hamas, nos diplomates si pointilleux lorsqu'ils réclament une "riposte proportionnée" quand on envoie des missiles sur Tel Aviv, Ashdod ou Beercheba - et bien on ne les entend pas du tout. Ni nos "belles âmes", les Stéphane Hessel, les Cécile Duflot et autres. Alors quand ils nous parleront de "riposte disproportionnée", on leur lancera à la figure "Et le Mali ?".