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07 mai 2019

Un nouvel article publié sur le Times of Israël : Rothschild, délire viral




Un nouvel article, publié il y a déjà plusieurs semaines sur le Times of Israël : intitulé « Rothschild, délire viral », il est original à plusieurs titres.

Tout d’abord, il ne traite pas cette fois du monde musulman mais de l’actualité française marquée par la crise des « Gilets Jaunes », crise qui m’a beaucoup inquiété comme le savent ceux qui me suivent sur Facebook et, depuis le début de l’année, sur Twitter.

Ensuite, c’est une publication qui m’a demandé un gros travail préalable de documentation, puisqu’en le lisant vous verrez que 25 liens sont proposés. Des années de veille des discours de l’ultra-droite m’avaient déjà fait découvrir le grand retour du « marqueur Rothschild » dans le discours antisémite de notre époque ; cela est devenu évident sur des pancartes ou ailleurs à l’occasion du mouvement des Gilets Jaunes. Mais, au-delà du mythe de leur toute puissance, la légende sulfureuse autour des Rothschild s’est enrichie sur Internet au fil des années d’autres fantasmes délirants, qui contribuent à exciter les potentiels pogromistes de demain ; et surtout, un discours structuré, argumenté autour d’un nouveau mythe – celui de l’esclavage par une dette imposée artificiellement – a donné une force effrayante à cet antisémitisme 2.0, qui sort du virtuel pour envahir nos rues.

Enfin, c’est un article qui a été apprécié par la rédaction de l’édition française du T.O.I, qui l’affiche en sélection sur sa page d’accueil.

Vous pourrez le lire :


Enfin, je rappelle que vous avez accès à tous mes articles publiés sur le "Times of Israël" en allant sur un lien permanent, en colonne de gauche de ce blog.

J.C

05 mai 2019

Actualité, rappels et patience


On ne choisit pas l’actualité qui finit toujours par nous rattraper.

Petits rappels : 1) Ce blog n’est pas un journal. 2) Ma série radiophonique est consacrée au monde musulman dans toute sa diversité – historique, géographique, culturelle ou politique -, avec en parallèle le difficile mais nécessaire volet « dialogue ». Pour les lecteurs de passage ou qui n’auraient toujours pas compris, cela implique que j’essaie d’aller au-delà d’Israël et de son conflit interminable avec trop de ses voisins. 3) Mon mode de réflexion et de travail me fait aussi toujours prendre du recul, et c’est ainsi que je n’ai pas parlé ici d’évènements récents où le marqueur « musulman » était présent : massacre dans des mosquées en Nouvelle-Zélande, rumeurs complotistes sur l’incendie de Notre-Dame de Paris, entre autres.

Ceci étant, impossible d’ignorer les phases « chaudes » du conflit israélo-palestinien– parce que je suis juif et solidaire du peuple israélien, au-delà de ce que je pense de l’équipe qui le gouverne actuellement. Le fait de ne pas en parler à chaque crise, sur le front de Gaza comme sur d’autres frontières, ne signifie pas que j’ignore cette actualité qui m’angoisse : et particulièrement ce qui se passe depuis hier, avec les centaines de roquettes lancées sur le territoire israélien par le Hamas et le Jihad islamique.

Je ne reviendrai donc sur cette actualité que dans l’hypothèse d’une « vraie guerre », comme celles de 2008-2009 et de 2014. Mais je peux vous annoncer aussi qu’au mois de juin – et c’était déjà planifié – deux émissions seront consacrées, l’une au Hamas, l’autre au Hezbollah.

Merci pour votre fidélité, ici ou sur les ondes.

J.C

02 mai 2019

L’Airbus A320 d’Egypt Air qui s’est écrasé en 2016 n’était pas en état de voler


C’est la conclusion d’un rapport d’expertise accablant commandé par les trois juges d’instruction chargés de l’enquête en France et consulté par « Le Parisien ».

Près de trois ans après le crash du vol MS804 d’Egypt Air qui devait relier Paris-Charles-de-Gaulle au Caire et qui s’est abîmé en mer au large d’Alexandrie dans la nuit du 18 au 19 mai 2016 tuant 70 personnes, les conclusions d’un rapport d’expertise sont accablantes.
Selon le document commandé par les trois juges d’instruction chargés de l’enquête en France et que Le Parisien a pu consulter, l’Airbus A320 de la compagnie égyptienne n’aurait jamais dû décoller, car l’appareil n’était pas en état de voler. Dans ce document de 70 pages, on apprend que « l’expertise a mis en évidence que cet appareil aurait dû faire l’objet de vérifications lors des quatre précédents vols (…) après l’enchaînement des défauts récurrents mais non signalés par les équipages successifs. »

Les experts ont analysé le carnet de bord de l’avion et les données du système automatisé de transmission de données de maintenance. L’inspecteur et le technicien aéronautique qui ont rédigé le rapport ont notamment relevé que la veille du crash près d’une vingtaine d’alertes avaient été envoyées via le système Acars, sans que la compagnie aérienne n’intervienne. Certaines de ces alertes signalaient à plusieurs reprises un problème électrique pouvant conduire à un incendie. Les pilotes les ont ignorées. « Les défauts majeurs, signalés par alarme visuelle et sonore, ne font l’objet d’aucun signalement technique », relèvent les experts.

Plus de 50 alertes

D’autres alertes ont signalé un problème sur une valve d’un moteur ou encore un dégagement de fumée dans les toilettes. « Cette alarme peut indiquer un début d’incendie dans un compartiment WC. Elle ne doit pas être passée sous silence, ce qui a été le cas », estiment encore les experts.
Mais ces alertes ne concernent pas seulement la journée du 18 mai 2016. Les experts ont analysé les données Acars à partir du 1er mai et ce problème électrique pouvant conduire à un incendie a déclenché des alertes sur 29 vols opérés par l’appareil, tandis que l’alerte concernant la valve du moteur a occasionné des alertes sur 51 vols. La compagnie Egypt Air a tout simplement ignoré ces dizaines d’alertes, qui auraient dû conduire à l’immobilisation de l’appareil.
Les deux spécialistes remettent également en question le technicien chargé de la maintenance des avions EgyptAir à l’aéroport de Roissy, qui n’avait a priori pas les qualifications requises pour occuper ce poste.

« Froid dans le dos »

« Cette expertise fait froid dans le dos, estime Sébastien Busy, avocat de l’association des familles des victimes du crash Egypt Air MS 804 interrogé par Le Parisien. C’est d’autant plus inquiétant que, malgré ce rapport, les avions d’EgyptAir continuent d’atterrir et de survoler l’Europe. »
Ce rapport devrait venir étayer celui du celle du Bureau d’enquêtes et d’analyses qui a conclu à un incendie violent dans le cockpit, dont l’origine reste à déterminer, et qui aurait causé le crash.

Le Monde, 2 avril 2019