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14 novembre 2014

Louis John Endres, orientaliste amoureux du Maroc

Louis John Endres, sur la terrasse du Sud marocain, huile sur toile

 Une toile sur la Toile
- novembre 2014

J'ai découvert il y a peu ce peintre au hasard de mes surfs. Peu d'informations disponibles sur sa biographie, mais "Dafina.net", le site de référence des Juifs marocains, lui rend hommage avec plusieurs reproductions de ses toiles, voir cette page sur leur forum.

On y trouve aussi cette biographie résumée :

"Il étudie à l'école des Beaux-Arts de Cincinnati puis à la Fondation Tiffany de New-York. Il s'installe ensuite en France. De 1926 à 1930 il effectue de nombreux voyages au Maroc et finit par s'installer à Rabat en 1931. Il devient membre de la Société des Peintres Orientalistes Français. Ses œuvres sont vendues à des musées et à de prestigieux collectionneurs privés comme le Président Eisenhower, le Duc de Nemours et des dignitaires marocains."

J.C

13 mars 2014

Lalla Essaydi, ou l'orientalisme revisité ...

A l'intérieur du Harem, toile de Lalla Essaydi

Une toile sur la Toile
- mars 2014 

A la fois peintre et photographe, marocaine et américaine - car elle vit aux Etats-Unis -, Lalla Essaydi est certainement une des femmes artistes les plus douées née dans le monde arabe !
Je vous invite tout d'abord à visiter son site, et une galerie virtuelle de ses œuvres sur ce lien.

Dans cette interview reprise dans le journal "Courrier International"   elle explique comment sa démarche, mêlant collages, calligraphie et techniques diverses conduit à revisiter l'Orientalisme ... et l'imaginaire féminin de cette école de peinture, né en Occident. Extrait :

"Je ne reproduis pas les images “exotiques” et “mystérieuses” de femmes arabes tirées de la peinture orientaliste. Je déconstruis ces tableaux en utilisant les mêmes stéréotypes que l’y on trouve.
Mon travail va au-delà de la culture islamique et intègre la fascination occidentale pour l’odalisque, le voile et le harem, si visible dans la peinture. Il suffit de regarder autour de soi pour voir que ces images de harems et d’odalisques sont encore très répandues de nos jours. Je me sers du corps féminin pour remettre en cause les préjugés et ébranler la perspective orientaliste. Je souhaite que le spectateur prenne conscience que l’orientalisme est une projection des fantasmes sexuels d’artistes masculins occidentaux, c’est-à-dire une tradition de voyeurisme qui implique de scruter et de dénaturer l’espace privé."

J.C