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07 avril 2013

La semaine du Maroc !



Les lecteurs fidèles de mon blog savent que j'essaie, pas aussi souvent que je le voudrais, d'agrémenter les centaines d'articles publiés par des petits "dossiers" par pays. Il y a quelques années, je vous avais proposé des mois particulièrement riches ... et j'espère le refaire à l'avenir.

Plus modestement, je préfère pour le moment vous proposer des séries plus brèves : et voici donc, à partir de demain, "La semaine du Maroc".

Mais en vérité, vous pouvez - si vous aimez comme moi ce beau pays - commencer par découvrir ou redécouvrir les dizaines d'articles associés et déjà publiés : 38 exactement depuis 2005, il suffit de cliquer ci-dessous sur les libellés par année !

Bon surf donc et ... à demain !

J.C

13 septembre 2010

Un impressionniste méconnu


Scène de rue dans un souk de Tanger
toile de Gaston Parison 


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Une toile sur la Toile
- septembre 2010

J'ai toujours le plaisir, en publiant une nouvelle œuvre orientaliste dans cette série, de vous donner un lien permettant d'en savoir un peu plus sur son créateur ... Exception confirmant la règle, ce ne sera pas le cas cette fois-ci !

J'ai découvert en effet cette toile étonnante de luminosité sur le site merveilleux  http://www.orientalist-art.org, déjà cité. C'est une évocation de la ville de Tanger, sans doutes au 19ème siècle, et son auteur est un dénommé Gaston Parison : or une recherche sur Google ne donne rien, et il n'est pas non plus référencé sur Wikipedia.  Il y a juste une mention, bien rapide, sur le site artnet (voir en lien). C'est bien dommage, car ce peintre fait vraiment penser aux impressionnistes ... école peu représentée chez les Orientalistes !

J.C

25 août 2010

Juifs et Berbères du Maroc, une mémoire à retrouver : Arrik Delouya et Kamal Hachkar seront mes invités dimanche 29 août

Juifs de l'Atlas
Photo prise avant l'indépendance du Maroc

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Je serai ravi de vous retrouver dimanche prochain, après je l'espère des vacances bien reposantes pour la majorité d'entre vous, loin du stress des actualités. Pour cette émission de reprise, j'ai choisi un numéro qui apporte vraiment une bouffée d'optimisme, et qui nous fera voyager un petit peu puisqu'un de nos invités sera à Jérusalem au bout du téléphone : Kamal Hachkar est un jeune franco-marocain de 33 ans, chercheur et professeur d'histoire ; nous-nous sommes connus à l'occasion d'une journée organisée par l'association "Shalom-Paix-Salam", et on peut vraiment dire que l'amitié entre Juifs et Musulmans lui tient à cœur puisqu'il est cet été en Israël pour se perfectionner en hébreu, ce n'est d'ailleurs pas son premier voyage là-bas. Nous parlerons de son projet de film sur le Mellah disparu de Tinghir, ce village berbère du Sud Marocain qui est aussi le berceau de sa famille. A mes côtés dans le studio je recevrai Arrik Delouya, que j'ai connu à la "Commission pour les relations avec les Musulmans" du CRIF, que j'ai l'honneur de présider depuis maintenant un an : c'est le président d'une association culturelle, "Permanences du Judaïsme marocain", dont il nous parlera. C'est un chercheur franco-israélien, travaillant infatigablement  à préserver le patrimoine millénaire de cette communauté aujourd'hui dispersée, et jadis forte de centaines de milliers de personnes ; des chercheurs et historiens de plusieurs pays contribuent à ses travaux, mais il a surtout obtenu la coopération d'intellectuels marocains, berbères comme Kamal Hachkar. 

Parmi les questions que je poserai à mes invités :

- Pour Kamal, ce n'est pas commun pour un Musulman, même français, de choisir Israël comme destination. Pourquoi ces voyages successifs ? Dans quel cadre se fait cet apprentissage de l'hébreu ? Et est-ce qu'il se sent à l'aise, en parcourant le pays comme il le fait ?
- A propos de l'association "Permanences du Judaïsme marocain", quelles sont ses méthodes de travail, la "préservation du patrimoine" étant un objet bien vaste puisqu'il faut conserver à la fois des vestiges matériels - synagogues, cimetières - mais aussi une mémoire, avec des témoignages écrits et oraux : en quoi la coopération des Marocains est-elle indispensable ? Et est-ce que les Autorités la soutiennent ?
- Kamal Hachkar pense que "Depuis le départ de cette communauté juive, les gens qui sont restés ne les ont pas oubliés" - il a interviewé par exemple sa grand-mère, Zimba, qui se souvient très bien d'une voisine juive, pleurant au moment des adieux et lui disant "Dieu vous protège". N'est-ce pas trop beau, ou est-ce que d'autres personnes âgées comme sa grand-mère, ont gardé ce genre de souvenirs ? Et quid des jeunes Marocains, qui dans leur écrasante majorité n'ont jamais rencontré de Juifs de leur vie ?
- On sent une affection particulière des Berbères pour ce passé partagé avec les Juifs, il y a les universitaires qui travaillent avec l'association d'Arrik Delouya mais il y a aussi, par exemple, les 18 enseignants amazighs sont allés l'année dernière visiter le Yad Vashem à Jérusalem : comment l'expliquer ?
- au fond d'où venaient ces "Juifs berbères" ? Arrik Delouya dit que 95 % de la population vivant dans les palmeraies au Sud de Marrakech était juive jusqu'aux années 40, cela semble énorme: que penser de la théorie selon laquelle beaucoup de tribus de l'Atlas ont été converties au Judaïsme à l'origine ? Ou alors est-ce que, en sens inverse, beaucoup de Juifs se sont convertis à l'islam, on entend aussi certains Berbères marocains dire qu'ils sont des descendants de Juifs et qu'ils n'ont rien de commun avec les Arabes ?

J'espère vous retrouver nombreux à l'écoute dimanche prochain !

J.C

20 mars 2010

La société marocaine en quête d’identité : Pierre Vermeren sera mon invité le 28 mars

Pierre Vermeren
Nous allons reprendre dimanche prochain avec Pierre Vermeren la suite de l’entretien diffusé le 14 mars à propos de son dernier livre, « Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée » aux éditions « la Découverte ». Rappelons aux auditeurs de Judaïques FM qui auraient raté la dernière émission et qui ne le connaitraient pas encore, qu’il est historien de formation, arabisant, maître de conférences en histoire du Maghreb contemporain à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et surtout grand spécialiste du Maroc, où il a enseigné au lycée français Descartes de Rabat. Son dernier ouvrage est un livre très riche de 300 pages, qui tente un premier bilan de dix ans de règne, puisque le jeune Roi a pris ses fonctions en 1999 à la mort de son père, Hassan II. Dans notre première partie, nous avions abordé la politique intérieure, extérieure, l’état des libertés, parlé un peu d’économie, mais il restait à aborder la société marocaine d’aujourd’hui. C’est un sujet dont l’intérêt dépasse largement la curiosité universitaire, parce qu’on sait, par exemple, que l’immigration marocaine est devenu une composante importante de l’islam européen : selon l’évolution des mentalités, de l’autre côté de la Méditerranée, et bien on risque d’avoir un impact pour nous, pas seulement géopolitique mais aussi jusque dans nos banlieues. Dialectiques arabité et berbérité, orient et occident, tradition et modernité, autant de domaines très peu abordés dans les livres et reportages sur le Maroc, et ce sera donc l’occasion d’en parler.
Parmi les questions que je poserai à Pierre Vermeren :
- Tout le monde s’attendait à un fort score du « Parti de la Justice et du Développement » aux dernières élections, ceux que l’on pourrait appeler les « islamistes légaux » : et, surprise, ils ont nettement reculé, et le pouvoir ne semble pas avoir besoin d’eux pour gouverner. Que s’est-il passé ? Est-ce que c’est une manipulation des résultats ? Est-ce que c’est une évolution de la société marocaine, qui a eu peur de l’islam politique après les attentats de 2003 ?
- Il y a toujours eu au Maroc « l’islam autochtone », celui des confréries « tarikas », avec le culte des sanctuaires ou « zaouias », le maraboutisme, une religion très imprégnée de traditions berbères ; la mystique soufie qui avait eu beaucoup d’influence dans le pays ; le malékisme, qui est une école juridique de l’islam propre au Maghreb, à la fois dogmatique et accommodante dans la vie quotidienne. Mais il y a eu aussi plusieurs décennies de rapprochement avec l’Arabie Saoudite qui a financé des mosquées et des centres coraniques, il y a eu l’influence des télés satellitaires en provenance des pays du Golfe, et tout cela a donné une véritable « colonisation des lieux de culte » par le wahabbisme : est-ce qu’il n’est pas trop tard pour redresser la barque ?
- Depuis 2003 et la reforme du code définissant le code de la « moudawana », en théorie, les femmes ont une égalité juridique face au mari, elles peuvent demander le divorce, elles se marient à partir de 18 ans, elle ne peuvent plus être répudiées ; et pourtant, on a l’impression que ce nouveau statut a du mal à s’imposer, pourquoi ?
- Le livre évoque l’intérêt de certains milieux universitaires pour le passé juif du pays ; mais d’après un sondage, 63 % des Marocains se sentiraient plus proches d’un Afghan que d’un juif marocain ... est-ce que cette tendance pourra être renversé moyennant un effort éducatif ? Et n’est-ce pas inquiétant à terme pour la toute petite communauté juive, qui est quasiment la dernière structurée dans le monde arabe ?
- L’immigration marocaine a triplé entre 1994 et 2007 ; il y a officiellement 3 millions et demi de Marocains à l’étranger, mais si on compte les moins de 16 ans et les clandestins, ils doivent être près de 5 millions, soit plus de 15 % de la population totale du pays. La majorité vit en France, où elle constitue la première communauté étrangère : est-ce que cette pression démographique vers l’Europe va continuer ? Comment le pouvoir gère-t-il cette immigration, dans la mesure où souvent - en France, en Belgique, aux Pays-Bas - cette population semble basculer vers un islam radical ?

J’espère que vous serez nombreux à l’écoute dimanche prochain !

J.C

06 mars 2010

Dix ans de règne de Mohammed VI, transition ou décollage ? Pierre Vermeren sera mon invité le 14 mars



Mon prochain invité sera Pierre Vermeren, que les auditeurs de Judaïques FM fidèles à ma série doivent connaître un peu maintenant, car j’ai déjà eu à plusieurs reprises le plaisir de le recevoir. Les lecteurs fidèles du blog un peu, aussi, car il suffit de cliquer sur son nom en libellé pour découvrir quelques articles sous sa signature. Il est historien de formation, arabisant, maître de conférences en histoire du Maghreb contemporain à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et surtout grand spécialiste du Maroc, où il a enseigné au lycée français Descartes de Rabat pendant 7 ans. Rappelons au micro quelques ouvrages dont nous avions parlé ensemble : « Maghreb, la démocratie impossible ? » ; « Histoire du Maroc depuis l’indépendance » ; et « Le Maroc », dans la collection « Idées reçues ». Il a publié l’année dernière « Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée» aux éditions « la Découverte », c’est un livre très riche de 300 pages et qui venait à point nommé pour établir un premier bilan de dix ans de règne, puisque le jeune Roi a pris ses fonctions en 1999 à la mort de son père, Hassan II. J’ai pensé que 25 minutes seulement n’auraient permis que de survoler cette compilation où il a abordé tous les aspects de la réalité marocaine, et donc notre interview se déroulera en deux parties : le 14 mars, nous aborderons de front le sujet de son livre, en nous demandant si le nouveau Roi a répondu à tous les espoirs mis en lui par son peuple - libertés, développement économique, statut du pays dans le monde, bref nous essaierons de comprendre si, à son avis, le Maroc a enfin décollé ou si ce monarque n’aura inauguré qu’une longue transition. Et puis, deux semaines plus tard une autre émission sera consacrée à la société marocaine d’aujourd’hui, là nous resituerons bien le pays dans son contexte d’une terre d’islam certes, mais qui n’a pas basculé dans l’islam radical, et d’une identité qui se cherche, à mesure que les libertés progressent, entre arabité et berbérité, orient et occident, tradition et modernité.

Parmi les questions que je poserai à Pierre Vermeren :

- Est-ce que Mohammed VI et ses conseillers ont su bien gérer les menaces terroristes, sans sombrer dans une guerre civile comme dans l’Algérie voisine ?
- Est-ce que l’on n’a pas - surtout depuis le départ de Jacques Chirac et certaines maladresses récentes de la diplomatie française -, un rapprochement marqué avec les États-Unis ?
- Le livre décrit bien toute une stratégie de communication, associée à son image de « Roi des pauvres », « proche du peuple », « ne se dissimulant plus au regard des caméras » : par exemple, alors que l’on ne savait rien sur les concubines de Hassan II, le Roi s’est marié avec une jeune femme moderne, Leila Selma, ingénieur de formation, que l’on voit à ses côtés lorsqu’il fait des tournées dans le pays ; est-ce que tout cela relève seulement de l’image médiatique, ou est-ce que dans le fond, Mohammed VI se fait une autre idée du pouvoir ?
- Est-ce que le Maroc deviendra un jour prochain une « monarchie constitutionnelle » comme le sont devenus les royaumes européens ? Et qui dirige réellement le pays, le Roi, le Gouvernement, les Conseillers du Palais ?
- Découvrant le pays l’année dernière, je m’attendais à un pays pauvre, avec une immense partie de la population miséreuse et quelques riches ; et j’ai été frappé, au moins dans un rayon de 100 kilomètres autour de Casablanca par le nombre de voitures neuves, les grands immeubles d’habitation qui ont poussé partout, le réseau d’autoroutes, les zones cultivées ... Est-ce qu’on peut dire qu’au moins pour le bien être de la population, ce début de règne a obtenu des résultats ?

Une émission qui - comme la suivante - nous fera un peu oublier l’actualité si lourde du Moyen-Orient ... et qui intéressera, j’en suis sûr, tous les amoureux du Maroc !

J.C

31 janvier 2010

Tsipi Livni au Maroc !



Photos inédites de Tzipi Livni au Maroc,
novembre 2009

Photo pas vue

Mon ami Souhail Ftouh signe, sur plusieurs blogs et site juifs ou sympathisants d’Israël des articles qui font chaud au cœur ... et aident à ne pas se décourager d’une future réconciliation judéo-arabe. Cela ne sera pas pour demain, mais le Maroc donne certainement l’exemple, et cela depuis longtemps.

Je n’ai pas parlé ici du voyage de Tzipi Livni au Maroc à la fin du mois de novembre, à l’invitation d’un « think tank » local (l’institut « Amadeus »), pour des journées consacrées à la coopération en Méditerranée : on aura lu ici et là des articles sous la signature de Souhail Ftouh, en particulier celui-là. J’en profite pour vous inviter à découvrir, à travers ce lien, le blog nommé « Tunisie-Israël » qui publie régulièrement des articles de notre ami, blog qui est édité en Israël et « alimenté » depuis Tunis.

Souhail vient de publier des photos exclusives de ce voyage : avec son autorisation, j’en ai reprises trois ici. La chef de l’opposition israélienne, ex-Ministre des Affaires Etrangères, poursuivie comme « criminelle de guerre » par tous les soutiens des islamistes ... en train de visiter les boutiques d’artisanat d’un pays arabe, voilà qui est particulièrement réjouissant ! 

J.C