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25 janvier 2018

Mauritanie : le blasphème sera systématiquement passible de la peine de mort



Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d’apostasie et de blasphèmes, qui seront désormais passibles de la peine de mort, sans tenir compte d’un éventuel repentir, a indiqué vendredi 17 novembre, l’agence officielle mauritanienne AMI.

« Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 du Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur », a précisé le gouvernement. « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) - Paix et Salut sur Lui - ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir », stipule le texte, selon le ministre de la Justice, Brahim Ould Daddah.

Pourvoi en cassation

Le 9 novembre, un Mauritanien détenu depuis près de quatre ans pour un billet de blog jugé blasphématoire avait vu sa condamnation à mort convertie en une peine de prison de deux ans. La décision de la Cour d’appel de Nouadhibou (nord-ouest), saluée notamment par Amnesty International avait provoqué un tollé dans cette république islamique.
Le parquet s’est pourvu en cassation pour à nouveau réclamer la peine capitale. Et des fidèles avaient manifesté le lendemain, à la sortie de la grande prière du vendredi, pour réclamer la « potence ». Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, un musulman âgé d’une trentaine d’années, était en détention depuis janvier 2014 pour avoir critiqué sur internet l’utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations dans la société mauritanienne.

Selon M. Ould Daddah, l’article qui accordait la possibilité du repentir aux fautifs « avait été fait dans une époque particulière, mais aujourd’hui les faits ont changé et la loi doit évoluer en conséquence ». Selon le ministre de la Justice, cette nouvelle disposition, qui n’aura « pas d’effet rétroactif », doit remplacer l’ancien texte, en vigueur depuis 1983.
Une source sécuritaire avait affirmé que le jeune homme avait été libéré et conduit à Nouakchott, où la gendarmerie veillait à sa sécurité. Cependant, le ministre a affirmé vendredi qu’il se trouve « toujours à Nouadhibou ». Des mouvements religieux ont lancé des appels à manifester à nouveau vendredi pour réclamer l’application de la charia.
Le jeune homme avait été reconnu coupable d’apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou. Le 21 avril 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en « mécréance », une accusation moins lourde prenant en compte le repentir de l’accusé, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Celle-ci avait ordonné un nouveau procès.

La peine capitale n’a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987

Le Monde, 17 novembre 2017

24 mars 2008

Pour une métaphysique volontaire de la politique en Mauritanie, par El Arby Ould Saleck (deuxième partie)

Tribune Libre

Le prisme de la singularité mauritanienne dans la généralité du monde arabo-musulman est un balancement instable ; en oscillation entre la déperdition des foules attachées à l’artefact d’un salut d’après la mort et la refondation métaphysique et politique qu’il exige de nous, le mouvement représente le summum du dilemme dans la quête d’un avenir viable et spirituel sur terre. La sortie de la religion dont il est question ici n’est pas une désertion de la croyance -l’une des expressions les plus abouties de l’Humanité - mais, plutôt, le dos tourné à un cadre où la religion commande la forme politique de la société, définit le lien social quotidien des citoyens et le rapport de la Mauritanie au reste de la mappemonde ; ce monstre dont il s’agit de s’émanciper frustre l’humain, le contraint dans son désir, l’oblige à tricher continument ou souffrir de transgresser. Notre programme de démocrates consiste à abattre l’enceinte d’une religion structurante pour élargir l’espace de vie où elle existe à l’intérieur d’une forme politique qu’elle ne détermine pas ; l’objectif tient d’une pulsion impérieuse, en somme refonder le consensus social sur des bases séculaires contre le fanatisme et l’intolérance ; c’est une stratégie de légitime défense mais à visée offensive.

Oui, n’en déplaise au Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui se fit bâtir une mosquée dans le domaine du Palais et nous ramena à l’inefficace démagogie du vendredi jour de congé hebdomadaire, la laïcité frappe, poliment, aux portes délabrées de la République Islamique de Mauritanie. Nous sommes ravis de citer ce mot de raison, pour le dépoussiérer de son interprétation simpliste que renforcent les esprits conservateurs et réfractaires à la possibilité d’un futur dont l’homme serait l’acteur démiurge. Nous le savons, quoique non étrangère au vécu de nos ancêtres sur ce sol, la notion comporte un sens hélas aux antipodes de la référence dominante en Mauritanie et en politique dans le monde arabo-musulman . La sécularisation est le cadre général d’interprétation de ce que nous avancions dessus sous l’appellation de sortie de la religion-carcan et qui se concrétise par la séparation du politique et du religieux pour l’émancipation de la politique. Nous voulons cantonner le spirituel et le culte dans l’ordre de la sphère privée et l’empêcher, ainsi, de servir d’outil de privation, de contrôle, d’amputation et de mort, entre les mains sanglantes du parti de la frustration que ses propres insatisfactions et délires conduisent à perturber le cours pacifique de la société. Notre loi fondamentale, que nous avons conçue et votée en toute conscience, pour les besoins spécifiques à notre destin en ce monde, devra subir une révision profonde afin de mieux cerner, sans concession, les contours du contrat social. En vertu de cette séparation, le salut restera une affaire individuelle, la religion la société de l’homme avec Dieu et l’Etat la société des hommes entre eux. Dans cette perspective, la domestication de la religion par la modernité politique (démocratie) s’effectuera avec une mutation tacite du contenu de la foi ... Dans l’effort de réduction-adaptation, la liberté du Citoyen couronnera l’échelle des valeurs et la figure de l’Etat en protégera l’usage, s’il le faut hors du champ de l’invisible.

La rupture ainsi esquissée, nous la souhaitons, l’appelons de nos voeux, voire l’exigeons pour que la Mauritanie s’affranchisse du bricolage bédouino-marchand que symbolique le scandale désormais courant d’une mosquée entourée de boutiques.

L’indépendance d’un peuple, se mesure un peu à la capacité de ses dirigeants à expérimenter, avec audace, des visions claires, lesquelles ne retiennent, en dernière instance, que les intérêts pratiques de la population. Oui, les collectivités citoyennes n’ont pas de religion mais des défis temporels. Dans le lexique de nos élites, ces terminologies agissent comme une soupape de sécurité à la médiocrité depuis longtemps domestiquée au point de devenir le naturel du chasseur revenant au galop. Certes tardive, l’oraison funèbre d’une politique de la Mauritanie axée sur un Orient divin, loin des souffrances de la majorité des citoyens, doit être prononcée après l’enterrement des 4 touristes assassinés en décembre 2007 aux environs d’Aleg.

Le pays entre dans une phase de l’histoire où toute communauté dépourvue des moyens de traiter ses contradictions se condamne à régresser. Si nous dédaignons de nous réapproprier, à reculons, le passé sombre des autres que nous tenons pour frères, nous contribuerions, de facto, à la métamorphose de l’Espèce vers davantage d’autonomie et de prévoyance. Paradis ou enfer, ici, maintenant, nous ne sommes encore que des ressortissants de la vie concrète.

El Arby OULD SALECK ,
Docteur en Science Politique, Paris, France

23 mars 2008

Pour une métaphysique volontaire de la politique en Mauritanie, par El Arby Ould Saleck (première partie)

Tribune libre
Introduction :
On ne parle pas assez de la Mauritanie, ce grand pays charnière entre le Maghreb et l’Afrique Noire. Pourtant, le terrorisme d’Al-Qaïda l’a mis sous les projecteurs de l’actualité il y a quelques mois : j’avais eu peu avant la chance de faire la connaissance d’El Arby Ould Saleck, un politologue mauritanien vivant en France, qui a été mon invité le 27 janvier (lire sur le blog). Il m’a envoyé récemment le texte d’un article publié dans la presse et sur des forums Internet mauritaniens : il s’agit d’un plaidoyer vibrant, à la fois pour un état de droit et pour la laïcité, et je le publie avec plaisir, ce journal en ligne servant aussi à faire entendre le courant libéral et démocrate existant dans le monde musulman. Il contient aussi des passages très critiques vis-à-vis du gouvernement actuel de Nouakchott, et c’est pourquoi je le reproduis ici sous la rubrique « Tribune Libre ». Cette contribution étant par ailleurs assez longue, je la publie en deux parties, la suite étant mise en ligne demain.
Bonne lecture !

J.C

L’islamisme renferme la plupart des signes d’inquiétude d’une Mauritanie qui se cherche et vacille entre la quête d’une modernité politique et l’attachement à une identité contestée et contestable par son instrumentalisation aux fins du pouvoir. Dans la constitution de ce qui ressemble à un Etat, la Mauritanie apparaît sous les traits imprécis d’une sous-banlieue lointaine du monde arabe et d’un faubourg gris de l’Afrique; point besoin n’est, donc, d’en recenser les handicaps à la naissance !

Les événements de ces derniers mois, avec l’assassinat de touristes français en décembre et les tirs d’armes sur la façade de l’ambassade d’Israël en janvier, suivis de la revendication, par une partie de l’opposition institutionnelle, de rompre les relations diplomatiques avec cet état, dévoilent l’impératif, pour notre génération et celle en devoir de forger une modernité transversale dans ce pays, d’une vigilance sans relâche. Ici, la nécessité a, pour préalable, une sortie de la religion-carcan pour qu’enfin se lève et marche un peuple mauritanien « métaphysiquement démocratique ».. Pour reprendre une idée d’André Malraux, « Dieu n’est pas fait pour être mis dans le jeu des hommes comme un ciboire dans la poche d’un voleur ! »

En effet, dans le monde arabe en général et la Mauritanie en particulier, il ne nous échappe que les dirigeants, faute de légitimité populaire ou historique, ont toujours été enclins à en rechercher, de substitution ; leur choix, comme souvent chez les paresseux incapables d’originalité, se portait sur la religion. L’alibi-bouclier-prétexte confessionnel- ici l’Islam comme fondement de l’Etat, un concept étranger à la première Constitution en 1959 - recelait une trouvaille pour asseoir la médiocrité politique au sommet et permit, à partir du 10 juillet 1978, de vulgariser le recrutement des cadres publics en fonction des critères de piété, de charité et de notoriété religieuse. Le tribalisme aidant et l’arabisation conçue dans un esprit d’exclusivité facilitèrent le glissement vers une révision des codes de valeur, au détriment de la compétence, du mérite, de l’intégrité, conditions à caractère laïc et universel, nettement plus en vigueur sous le régime civil de Maître Mokhtar Ould Daddah, cette époque aujourd’hui lointaine où un fonctionnaire corrompu échouait en prison et rendait compte de son forfait, bon croyant ou pas.

Aujourd’hui, nous pensons que nul parmi nous ne peut se concevoir en tant que citoyen commandé par l’au-delà ! Quelles que soient nos divergences d’idéologie - nombreuses au demeurant -nous oeuvrons, en qualité d’hommes en situation, à créer et entretenir une communauté de destin sur le seul espace où nous pouvons vivre. Un mauritanien qui s’est empli les poumons de l’air et de la poussière de chez soi ne peut que survivre ailleurs. La cité de Dieu sur terre est étrangère à notre besoin congénital de liberté. Ceux d’entre nous qui la réfutent justement au nom de l’authenticité n’acceptent pas de quitter le navire ; avec les barbus et leurs épigones, il nous faudra alors trouver une solution par quoi cohabiter. Hormis la démocratie pluraliste et apaisée, je n’entrevois d’autre formule viable. Reste la guerre ; en ce monde, nul n’a le monopole des armes, surtout pas la « maraboutiquerie » locale. Entre mauritaniens, nous savons nos limites historiques. Notre mémoire est encore verte d’où la limpidité de son legs.

Mêler l’idée d’un Dieu à l’ordre de l’ici-bas semble un sacrilège au regard de la relativité humaine et un frein aux efforts déployés, ici et là, pour la libération de l’individu pionnier, novateur ou simple architecte d’un devenir indéterminable. Il y’a, dans l’idée de satisfaire aux injonctions du Ciel sur terre, une insolence et une vanité égales. Par bonheur, la vie et ses joies auront toujours le dernier mot, face aux censeurs ; ici, avant d’élever un minaret de la dérision - il suffit de les voir minuscules par le hublot d’un avion - à la gloire de la Toute Puissance, il importe de se demander quel crime l’on ne commet pas à oublier la subvention d’une école, d’un dispensaire, d’une salle de cinéma. Nous étions nomades, pasteurs ou cultivateurs sobres ; l’Orient Arabe nous empoisonne depuis plus de deux décennies. Notre complication vient de ce mimétisme du mauvais goût. La Hassanité linguistique et esthétique est en train de s’y fondre, dérivant vers une copie consumériste où le discernement s’estompe sous le faix de la Marchandise. L’on s’endette pour rejoindre la Mecque et un tour à Dubaï rapporte de quoi racheter la créance. La norme conditionnelle - pas de pèlerinage sous crédit - se dissout dans cette négociation permanente entre la foi intime et le flot d’images des chaînes satellitaires arabes. Notre complication est une complexité qui puise dans la fertilité du complexe de ne pas être des sémites garantis. La seule manière de guérir d’une telle névrose, c’est finalement de se l’avouer.

El Arby OULD SALECK ,
Docteur en Science Politique, Paris, France

03 février 2008

Une émission prémonitoire ...

Avez-vous passé une bonne semaine ? Ravi de retrouver aujourd’hui les lecteurs fidèles, alors même que je n'ai pu commenter « à chaud » bien des évènements ... car sur les sujets intéressant ce blog, l’actualité ne chôme vraiment jamais !

Parmi les "news" de la semaine, j'ai particulièrement relevé le "buzz" médiatique autour du dernier livre d'Eric Zemmour, "Petit frère" (Editions Denoël), un passionnant débat entre Abdelwahab Meddeb et Tariq Ramadan, ainsi que la disparition de l'ex-leader terroriste palestinien Georges Habash. De tout cela, il sera question dans les prochains jours et semaines, pour ceux qui reviendront à cette adresse.

Mais je voudrais évoquer pour commencer l'attaque contre l'Ambassade d'Israël à Nouakchott, dans la nuit de jeudi à vendredi : rarement une de mes émissions aura été aussi prémonitoire, car dimanche dernier, avec mon invité Monsieur Ould Saleck El Arby, nous avions évoqué son pays, la Mauritanie, avec à la fois l'ombre d'Al-Qaïda (qui avait déjà frappé il y a quelques semaines), et les relations avec Israël (mon invité avait dit à l'antenne que, à son grand regret, la majorité de l'opinion là bas était pour les rompre).
On lira en lien l'article du "Haaretz", où sont détaillées les circonstances de cet attentat ainsi que les dernières nouvelles, qui sont plutôt rassurantes : message de sympathie du Ministre des Affaires Étrangères à l'Ambassadeur, Boaz Bismuth (un ancien journaliste du "Yedioth Aharonot" qui s'était spécialisé dans les missions dans les pays arabes) ; et arrestation rapide de trois suspects.

Les auditeurs fidèles auront donc, à quelques jours d'intervalle, entendu parler d'un pays quasiment oublié des grands médias (a fortiori, du 94.8 FM !), revenu à son corps défendant aux premières loges de l'actualité quatre jours après. Comme ils auront été parmi les premiers en janvier 2006 à entendre parler des infirmières bulgares ... bien avant leur libération, tellement médiatisée en juillet de l'année dernière ! En choisissant des sujets hors des sentiers battus et rebattus - et les arcanes de la politique israélienne commentées ad nauseam sur la fréquence juive en sont un triste exemple -, mes auditeurs auront eu l'impression d'avoir une petite longueur d'avance sur les évènements.
J'en suis très heureux, et je voudrais remercier à nouveau mon invité de dimanche dernier - en espérant le recevoir à nouveau pour une prochaine émission sur l'Afrique, continent hélas toujours oublié des médias !

J.C


23 janvier 2008

Que se passe-t-il en Mauritanie ? Ould Saleck El Arby sera mon invité le 27 janvier


Dimanche prochain, j’aurai le plaisir de vous faire voyager, par la voie des ondes, dans un pays musulman bien méconnu : la République Islamique de Mauritanie !

Cet immense pays désertique, d’environ un million de kilomètres carrés et peuplé seulement de 3 millions d’habitants, a le triste privilège de se trouver à la charnière entre le Maghreb arabe et l’Afrique noire : des milliers de kilomètres de frontières, presque totalement poreuses (voir la carte), qui sont autant de points de passage possibles pour des groupes armés cherchant à déstabiliser le pays. La Mauritanie est un « état tampon », dont les frontières ont été tracées au double décimètre par le colonisateur français qui souhaitait, au moment de son indépendance en 1960, séparer l’Afrique Noire - avec le Sénégal au Sud et le Mali à l’Est - et l’Afrique du Nord, avec deux puissants voisins, le Maroc et l’Algérie. Mais, au-delà d’une naissance difficile et de la géopolitique régionale compliquée, la Mauritanie a été brutalement placée sous les projecteurs de l’actualité il y a quelques semaines, lorsque à la veille de Noël, une famille de touristes français a été décimée par une attaque terroriste d’Al-Qaïda. Suite à cet attentat, le rallye du Dakar a été brutalement annulé. Depuis, l’enquête a été très rapide, deux des assassins en fuite ont été arrêtés, mais ces évènements font craindre que la région du Sahara, et au-delà toute l’Afrique subsaharienne, soit maintenant soumise à une déstabilisation terroriste.

J’ai fait la connaissance de Monsieur Ould Saleck El Arby lors d’une conférence de Malek Chebel à propos de son livre « L’esclavage en terre d’islam » (Éditions Fayard), un livre dont hélas la campagne de « com » est terminée ... et l’auteur est fort pris : j’espère, soit dit entre parenthèses, évoquer à fond et à nouveau ce sujet à la fois sur le blog et dans mon émission.
Mais revenons à mon prochain invité ! Politologue, Président de la section « Europe » de l’association « SOS - Esclaves », Ould Saleck El Arby est d’abord un militant des droits de l’homme dans son pays, hélas marqué pendant longtemps par l’esclavage - car historiquement, une bonne partie de ses habitants noirs ou métis est issue des traites négrières qui ont sillonné depuis des siècles le Sahara.

Mais nous aborderons, outre l’esclavage, plusieurs sujets de fond qui permettront à mes auditeurs fidèles de découvrir un pays mal connu :

- Après cet attentat, y a-t-il un risque de contagion islamiste de la population locale ?
- Après des années de guerre sanglante dans l’ex Sahara Espagnol, comment se situe aujourd’hui la Mauritanie, face à ses deux grands voisins, le Maroc qui est plutôt soutenu par la France, et l’Algérie, qui est plutôt soutenu par la majorité des états africains ?
- Comment interpréter ce qui se passe en ce moment dans l’Afrique subsaharienne, de la Mauritanie au Tchad en passant par le Niger : est-ce que c’est un choc entre monde arabe et Afrique noire ? Est-ce que c’est un nouveau front entre les islamistes et les pro-occidentaux ? Est-ce que ce sont des conflits économiques ?
- La Mauritanie entretient (fait mal connu) des relations diplomatiques avec l’état d’Israël, c’est un des trois membres de la Ligue Arabe à les avoir maintenues malgré la détérioration de la situation au Moyen Orient : cela est-il accepté par la population ?
- Pays dont la population est composite, elle a connu des massacres contre les Noirs il y a une vingtaine d’année : va-t-elle enfin connaître à la fois la paix civile et la démocratie ?

A dimanche prochain, pour une émission hors des sentiers battus !

J.C