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11 juin 2020

Maurice Moïse Adrey, peintre oublié

Sur le banc devant la baie d'Oran,
toile de Maurice Moïse Adrey

Une toile sur la Toile
- Juin 2020

Est-ce surprenant ? Ces dernières semaines, j’ai souvent évoqué le roman « La Peste » d’Albert Camus sur ce blog, à propos de cette sale épidémie qui frappe toute la Planète.
Je l’ai aussi relu, et j’ai en parallèle dévoré un numéro hors-série du « Figaro », consacré à cet immense écrivain et publié pour le cinquantenaire de sa mort, soit en 2010 ; il « dormait » depuis longtemps, et il était temps d’en finir la lecture ! Or il est illustré de belles reproductions de peintures de la terre ensoleillée où Camus a grandi. Toiles d’Alger la magnifique, mais aussi une toile d’Oran, beaucoup moins touristique. C’est ainsi que j’ai découvert ce peintre méconnu, Maurice Adrey ; son nom complet est en fait Maurice Moïse Adrey, car il est né dans une famille juive oranaise.

Un mot sur Oran, illustrée par un autre tableau repris ici. Albert Camus y a situé « La Peste », et il y insiste souvent sur le fait que la ville, bâtie sur un plateau, tourne le dos à la mer, contrairement à Alger sa rivale : on le voit parfaitement sur cette toile.
Quelques mots enfin sur cet artiste. Né en 1899, il eut une vie tourmentée puisqu’il s’engagea dans la résistance dans son Afrique du Nord natale, avant de finir la guerre dans la deuxième DB jusqu’à la victoire finale. Peintre impressionniste, il fut aussi illustrateur en particulier dans une revue littéraire prestigieuse de l’époque, « Caliban », où il retrouva d’autres natifs célèbres d’Algérie dont Jean Daniel et … Albert Camus.

J.C