Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Terrorisme 2019. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Terrorisme 2019. Afficher tous les articles

05 octobre 2019

Attentat à la Préfecture de Police, malaise et mise au point


On espérait que le cauchemar djihadiste dans notre pays s’effacerait, petit à petit, même alors que les meilleurs spécialistes nous avaient bien avertis que la défaite territoriale du Daech ne suffirait pas : relire à ce sujet l’article de Jean-Pierre Filiu, repris sur mon blog au mois de janvier. Et revoici donc des jours de crise, le choc après l’assassinat à l’arme blanche des quatre malheureux fonctionnaires de police, mais surtout la stupéfaction puisque « l’ennemi » faisait partie de la « maison ».

Un grand malaise, bien sûr, car il s’agit d’un véritable Pearl Harbour pour les services de renseignements, incapables de tirer les conséquences du processus de radicalisation du tueur, un Antillais converti à l’Islam il y a quelques années.

Mais je me dois aussi de faire une mise au point (qui je l’espère, sera aussi lue demain matin à la radio). Mes émissions sont presque toujours enregistrées, et ce fut le cas de celle normalement programmée demain : elle a été en effet enregistrée jeudi matin, alors qu’on allait apprendre cette tuerie en début d’après-midi. Hasard de la programmation, mon interview d’Isabelle Kersimon portait sur « Les nouveaux terroristes, racistes et antisémites », autrement dit les tueurs suprémacistes blancs. Même si le terrorisme islamiste a été évoqué – en miroir – pour cette autre horreur, il était nécessaire de faire ici cette mise au point, également publiée sur les réseaux sociaux, à l’attention des auditeurs éventuellement choqués de mon silence sur l’attentat de Paris.

J.C

02 octobre 2019

Les nouveaux terroristes, racistes et antisémites : Isabelle Kersimon sera mon invitée le 6 octobre

Après l'attentat antisémite de Pittsburgh (27 octobre 2018)
 
Ma prochaine émission traitera d’un sujet trop peu évoqué dans les médias communautaires, et c’est un tort à mon avis. On a eu en effet au cours de l’année écoulée une série d’attentats horribles, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, dont les auteurs n’étaient pas des islamistes radicaux mais des hommes blancs, de religion chrétienne, et tuant froidement des dizaines d’hommes, femmes et enfants. Ici des mosquées étaient visées, là des synagogues, ailleurs un centre commercial fréquenté des immigrants mexicains - donc considérés aussi comme des « envahisseurs ».

Pour en parler, mon invitée sera Isabelle Kersimon, une journaliste indépendante que j’ai déjà eu le plaisir de recevoir. Son engagement clair contre tous les extrémismes, islamiste comme d’extrême-droite, lui a valu des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, et elle enquête sans complaisance sur toutes les formes de radicalité. Elle a fondé et elle préside l’INRER, l’Institut d’Etude et de Recherches sur les Radicalités.

Soyez nombreux à l’écoute !

J.C

18 juin 2019

Terrorisme : le triste bilan des 18 dernières années en Europe


Une étude européenne publiée par « Le Parisien » dévoile les statistiques liées aux 1 868 morts causés par le terrorisme entre 2000 et 2018.

C'est une accumulation d'événements dont le triste bilan donne le tournis. Mars 2004 à Madrid, juillet 2005 à Londres, novembre 2015 à Paris... Les 18 dernières années ont été marquées par une succession d'attaques terroristes en Europe. Des événements qui ont eu un terrible coût humain. Une étude, publiée par Le Parisien, fait les comptes.
753 personnes ont trouvé la mort en Europe entre 2000 et 2018, Européens ou extra-communautaires. Mais le bilan du terrorisme est en fait plus élevé sur les 18 dernières années si on prend en compte les 1 115 morts européens hors de l'UE. Un chiffre qui prend notamment en compte les pertes militaires en Afghanistan. Premier responsable de ces 1 868 morts  ? Le terrorisme djihadiste, responsable de 1 703 décès. Le terrorisme nationaliste arrive en seconde position avec 111 décès, suivi du terrorisme d'extrême droit (14), d'extrême gauche (13), animaliste (1). Les 26 derniers ne sont pas connus ou n'ont pas été revendiqués.

La France et l'Espagne en première ligne

Parmi les pays européens, ce sont l'Espagne et la France qui ont payé le plus lourd tribut avec respectivement 268 et 263 morts. À chaque fois, on trouve une série d'attentats de grande ampleur. Ceux du 11 mars 2004 à Madrid et du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Le Royaume-Uni complète ce triste podium avec 121 décès. Derrière, la Belgique (40) et l'Allemagne (29) ont aussi souffert d'actes de grande ampleur.
L'étude, réalisée par Maite Pagazaurtundua, une députée du Parlement européen, contient selon Le Parisien de multiples autres informations sur les victimes. Un « livre blanc et noir du terrorisme » dont les conclusions seront détaillées ce mardi avec l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Toutes les données devraient bientôt être accessibles aux chercheurs et au grand public. L'eurodéputée qui a perdu un frère assassiné par l'organisation séparatiste basque ETA appelle à rester vigilant face à la menace. « Les attaques contre notre pensée, notre mode de vie et notre liberté vont continuer. »

Le Point, 4 mars 2019