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25 novembre 2018

Que devient la Fraternité d’Abraham ? Edmond Lisle sera mon invité le 2 décembre

Conférence de la Fraternité d'Abraham, 15 novembre 2018 (*)

Comme vous le savez, et au-delà de la thématique principale de cette émission consacrée à la connaissance du monde musulman, je n'oublie jamais ni la ligne éditoriale de notre station, radio ouverte et laïque, ni mon engagement personnel de vous faire connaitre les associations de terrain qui travaillent pour le dialogue entre communautés et religions. Nous avons reçu quasiment toutes celles travaillant pour le rapprochement entre Juifs et Musulmans. J’avais eu ainsi le plaisir de recevoir il y a déjà six ans le président de la Fraternité d’Abraham, association qui œuvre pour le dialogue entre les trois grandes familles du monothéisme ; mais depuis 2012 elle a accompli beaucoup de réalisations, et c’est pourquoi j'aurai le plaisir d’avoir à nouveau comme invité son président, Edmond Lisle. Un rappel aussi : mes amis auditeurs ou lecteurs du blog savent que je travaille aussi en dehors de la radio justement pour ce dialogue inter religieux, et c’est ainsi que j’ai eu l’honneur d’être accepté au bureau de cette association où je suis actuellement un des trois vice-présidents, chaque vice-présidence représentant une des trois religions monothéistes. Je m’efforcerai, bien sûr, de ne pas mélanger les genres et je resterai dans mon rôle de journaliste, même si j’ai vécu de l’intérieur l’énorme travail bénévole réalisé par mes amis de la Fraternité.

Parmi les questions que je poserai à Edmond Lisle :

-          Beaucoup de nos auditeurs ne connaissent pas encore cette association, quand a-t-elle été fondée ? Quels en ont été les promoteurs ? Quels sont ces buts ? Et est-elle parrainée par les instances officielles des grandes religions chrétiennes, juive et musulmane ?
-          J’ai eu le plaisir de recevoir à la radio il y a quelques semaines Tania Heidsieck, à propos de son beau livre « Au nom du Père et des Fils ». Deux extraits dans l’introduction très dense que vous aviez écrite : « Les trois monothéismes se réclament chacun de la même révélation, celle de la Bible hébraïque (…). « Comment se fait-il alors que cette commune révélation, annoncée puis reconfirmée à des périodes différentes, dans des langues et à des populations distinctes, soient devenues sources de conflit ? ». Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ?
-          Un conflit, qui prend de plus en plus une connotation religieuse, c’est l’interminable affrontement entre Israéliens et Palestiniens. Vous en parlez souvent dans vos éditoriaux, la revue a consacré dernièrement un numéro spécial à Jérusalem : comment arriver à positionner la Fraternité d’Abraham sans heurter les uns ou les autres ?
-          Une des réalisations les plus remarquables de la Fraternité d’Abraham depuis six ans a été la création de la « Fondation Ethique et Economie ». Elle a été cofondée avec l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et c’est ainsi qu’ont été proposées au public des conférences des très haut niveau dans l’enceinte prestigieuse de l’Institut, qui abrite l’Académie Française. Quel est le lien entre cette fondation et le message général de la Fraternité d’Abraham ?
-          La Fraternité propose maintenant d’autres conférences, cette fois plus directement en rapport avec ses fondamentaux puisqu’il s’agit d’un cycle intitulé « La Méditerranée, berceau et devenir de l’Europe à la lumière du rôle et de l’évolution des religions abrahamiques ». Ce cycle est organisé par la Fraternité d’Abraham en collaboration avec l’Institut Élie Wiesel, le Collège des Bernardins et l’Institut Al Ghazali. Pourriez-vous nous présenter l’ensemble du programme ?
-           Depuis notre dernière interview il y a six ans, la France a subi beaucoup de chocs, et les gens se raidissent sur des opinions antagonistes. La question de l’islam divise beaucoup, il y a presque à part égale des compatriotes pensant que ce n’est pas une religion qui peut s’intégrer à la France, les autres disant au contraire que ce n’est pas un problème. Comment faire entendre une voix nuancée dans ces conditions ?

Des sujets brûlants comme on le voit, et une tenace éducation à la Paix que mène depuis plus de 50 ans la Fraternité d’Abraham : soyez nombreux à l’écoute !

J.C

(*) : Soirée "Moïse vu par les trois monothéismes", Institut Elie Wiesel, Paris le 15 novembre, organisée par la Fraternité d’Abraham. J'étais le modérateur de cette rencontre, où les trois conférenciers étaient - de gauche à droite sur la photo -, Karim Ifrak, islamologue, le Père Michel Gueguen, professeur au Collège des Bernardins et le Professeur Franklin Rausky, Doyen de l'Institut.

12 novembre 2018

Salon Jeunesse et Spiritualités « Il était plusieurs foi(s) », le 18 novembre 2018


Mes lecteurs et/ou auditeurs fidèles savent que, au-delà de la connaissance et de l’actualité du monde musulman que j’essaie de partager avec eux, j’ai toujours essayé de promouvoir le dialogue, inter-religieux comme intercommunautaire.


Parmi les associations qui œuvrent en sens, « Ecritures et Spiritualités » fait un travail original : promotion d’auteurs faisant connaitre les différentes fois monothéistes, et surtout échanges, à l’occasion de colloques ou de salons littéraires.


Ce sera le cas du prochain, prévu le 18 novembre de 11h à 18 heures au Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75.006 Paris.

Ce salon sera dédié à la jeunesse de 4 à 15 ans, et il permettra à 30 auteurs, philosophes, illustrateurs et conteurs de présenter leurs ouvrages.


La Fraternité d’Abraham a publié une annonce détaillée de cette journée :  


J.C

14 octobre 2018

Islam et Judaïsme, retour aux origines : Tania Heidsieck sera mon invitée le 21 octobre


Dimanche prochain nous allons aborder un sujet difficile, puisqu’il sera question de l’Islam et des Juifs. Un sujet difficile parce que complexe, mais surtout parce que polémique : on s’en souvient, au début de l’année une pétition signée par 250 personnalités dénonçait un antisémitisme nouveau, développé parmi les musulmans ; il identifiait une cause religieuse, et il réclamait, j’en cite un extrait, que « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques ». Alors nous allons essayer de prendre du recul à partir d’un livre imposant dont je recevrai l’auteure, Madame Tania Heidsieck. Tania Heidsieck est chrétienne, croyante et engagée depuis plusieurs décennies dans le dialogue interculturel et interreligieux. Elle a travaillé pendant plus de vingt ans à Jérusalem avec André Chouraqui, autour de l’exégèse des textes fondateurs des trois monothéismes. Et de cette expérience, unique, elle a tiré un livre imposant de plus de 550 pages, dont on parlera essentiellement de deux chapitres, le II intitulé « Les fils de Babel », et le VI consacré aux Juifs dans le Coran.

Parmi les questions que je poserai à Tania Heidsieck :

-          Pouvez-vous rappeler qui était André Chouraqui et quelle fut son œuvre ? Il fut un des pères fondateurs de l’Association « La Fraternité d’Abraham » où nous nous sommes connus : quelle était sa vision de la filiation du Christianisme et de l’Islam par rapport au Judaïsme ?
-          A propos de votre chapitre intitulé « Les fils de Babel ». Tout le monde connait, ou croit connaitre l’épisode biblique de la Tour de Babel, et j’avais avant de vous lire l’idée simpliste d’une malédiction divine, contre les Humains orgueilleux qui avaient tenté de bâtir une tour montant jusqu’au ciel ; Dieu détruisit la tour, et la malédiction fut de leur faire parler des dizaines de langues alors qu’ils en parlaient une seule en la construisant. Vous donnez une interprétation totalement différente, pourriez la résumer mais surtout expliquer le rapport avec la suite du livre ?
-          Que sait-on de la situation des Juifs d’Arabie avant la naissance de l’Islam ? Est-ce que c’était des exilés ou en partie des Arabes convertis ? Qu’en était-il des Chrétiens ? Quels étaient les textes de leurs traditions ou apocryphes, connus des Arabes avant Mahomet ?
-          Votre texte raconte de façon précise comment, en l’espace de moins de dix huit mois, le même Prophète de l’Islam - venu construire sa première Mosquée dans un lieu rituel juif à Meddine, va totalement modifier les rites de la nouvelle religion, à commencer par l’orientation vers La Mecque. Cela finira mal pour les trois tribus juives de Meddine, les Banu Qurayza, les Banu al Nadir et les Banu Qaynuka, puis pour tous les Juifs d’Arabie qui furent expulsés par le premier Calife, Omar. Que s’est-il passé ?
-          En dehors des Sourates du Coran, vous vous référez aussi à deux historiens musulmans des débuts de l’Islam, Ibn Ishak et Al Tabari ; en fait ce sont eux qui mentionnent le plus souvent les Juifs de l’époque du Prophète ; alors que le Coran parle surtout, et de façon élogieuse, des « Banu Israël » les fils d’Israël, et de leur histoire sainte. En même temps, les fameux versets antijuifs ne sont pas du tout mentionnés dans votre chapitre, de même que les versets anti chrétiens : était-ce volontaire ?

Un sujet complexe et difficile, donc, mais en même temps un sujet fondamental qu’on ne peut pas éluder si on veut un dialogue inter religieux sans tabous : soyez nombreux à l’écoute !

J.C