Notre radio

Notre radio

11 juillet 2010

Bonnes vacances ... et rendez-vous le 23 août !

----------------------------------------------------------------------------------------------

Et voici donc revenu, amis lecteurs, le moment du "blanc" annuel. Une longue pause correspondant, heureusement, à de vraies vacances. Au bord de la mer, pas celle de cette photo idyllique ... mais dans un pays que je vous conterai à mon retour à Paris.
Des vacances plus longues qu'à l'accoutumée pour le blog, faute de temps - car mes multiples activités bénévoles m'ont fait prendre du retard pour mille petits travaux qui me faut essayer de faire courant août. Mais aussi - pourquoi ne pas l'avouer ? -, parce que suivant de près mon "audimat", je sais que ces mois d'été voient une chute de fréquentation qui motive peu pour des publications. Ajoutons à cela que juin fut décevant avec une chute d'environ 15 % du lectorat - qui avait dépassé les 4000 "hits" mensuels depuis septembre 2009.
Pourquoi ne pas l'avouer également ? Je pense mettre à profit ce "repos" prolongé pour réfléchir plus en profondeur à la FINALITE de ma publication, dans la "blogosphère juive francophone" ... Pour faire rapide, disons que celle-ci véhicule de manière ultra majoritaire un discours dans lequel je ne me reconnais pas. Je retrouve hélas ce discours, souvent violent ou sectaire, dans les propos échangés sur FaceBook où j'ai maintenant un réseau important d'ami(e)s, en France, en Israël et ailleurs : la connaissance des commentaires suscités par mes articles ; la possibilité de converser en simultané avec plusieurs personnes ; la découverte des certitudes qui me sont opposées, l'analyse aussi, au fil des mois, de l'univers mental de beaucoup m'ont convaincu qu'il fallait plus clairement "afficher la couleur" sur ce blog. Et d'essayer d'y faire œuvre de pédagogie !
Vous verrez donc, je l'espère, une petite évolution de contenu à la rentrée, avec le renfort de quelques bonnes "plumes" en renfort ... Pour les antisémites débiles et les antisionistes enragés que les hasards d'une recherche Internet font atterrir ici, il n'y aura rien de nouveau sous le soleil : ils trouveront toujours ici un discours différent de celui - compréhensif à leur égard - de la majorité des grands médias. Mais pour ceux "des miens" qui véhiculent sans complexe un discours haineux et raciste, "rencontrejudaiquesfm" deviendra une adresse à fuir, voir à combattre car je les dénoncerai plus clairement. J'y laisserai sans doutes une partie de mon lectorat, mais sans regret, car la qualité remplacera, j'en suis sûr, la quantité !
Bonnes vacances, reposez-vous bien et rendez-vous le 23 août !

07 juillet 2010

Apprendre ou se perfectionner en langue arabe et hébreu dans un Kibboutz en Israël !

---------------------------------------------------------------------------------------------


L'association Parler en Paix organise un stage linguistique en langue arabe et en langue hébreu en Israël du 22 août au 2 septembre 2010 au kibboutz Mashabeï Sadeh ( 12 jours).

Depuis 2008, Parler en Paix organise chaque année un voyage à but à la fois linguistique et culturel.
-    En mars 2008, le stage s’est déroulé dans un  village arabe d’Israël, à Arara,
-    En avril 2009, il  a eu lieu dans le nord du Maroc, à Chefchaouen

En 2010,  le voyage, initialement prévu en avril, a du être retardé, du fait du nuage islandais. Il doit avoir lieu, du 22 août au 2 septembre dans le sud d’Israël, dans un kibboutz du Neguev, proche de Beer Sheva. Il comprendra, comme d’habitude, des cours d’arabe et d’hébreu (niveaux avancé et débutant).

Ce séjour est ouvert à tous, adhérents ou non adhérents de Parler en Paix, mais respectueux des statuts et de l'éthique de l'Association consultables sur http//parlerenpaix.org, pour permettre la découverte d'un Israël pluriculturel à travers une initiation ou un perfectionnement en arabe littéral moderne et en hébreu moderne. Le stage de langues sera agrémenté de visites, excursions, rencontres avec les populations locales ( Bédouins, communauté Falasha..), conférences autour de cet aspect pluriculturel.

Informations pratiques : les dates sont modulables individuellement. Le prix du séjour au Kibboutz de Mashabeï Sadeh est de 775 € tout compris sans le vol. Contact joelleroboam@gmail.com

Parler en Paix, c'est qui, c'est quoi ?

Parler en Paix a vu le jour en juin 2004, quand un groupe de militants associatifs et deux professeurs de langue, l’un d’hébreu, l’autre d’arabe, ont eu ensemble l’idée d’un enseignement conjoint de l’arabe et de l’hébreu, laïc, convivial et extérieur aux mouvements politiques constitués. .

Des modalités pédagogiques : au cours de l’année, 30 séances d’enseignement, en soirée (19 à 22 h), comportant chacune un cours d’arabe et un cours d’hébreu.
Entre les deux cours, une pause conviviale de 30 minutes, permettant aux élèves et aux professeurs de se restaurer, de discuter et de créer des liens d’amitié.
Les élèves sont répartis, pour l’arabe et l’hébreu, en cinq groupes, allant du niveau débutant au niveau avancé (5 à 20 par classe suivant les niveaux).
Tous les élèves sont invités à suivre les cours des 2 langues, mais l’organisation des classes leur permet d’avoir un niveau différent dans les deux langues, par exemple débutant dans l’une et avancé dans l’autre. Ceci permet donc à ceux qui parlent déjà l’arabe ou l’hébreu, de se perfectionner dans la langue qu’ils connaissent et de s’initier à l’autre langue.
L’enseignement se déroule actuellement dans deux lycées parisiens, l’un se trouvant dans le 16ème arrondissement, l’autre dans le 11ème.

La philosophie de Parler en Paix, pourquoi enseigner en commun l’arabe et l’hébreu ?
Ce sont des « langues sœurs », toutes deux d’origine sémitique avec de nombreuses ressemblances de leur structure et de leur vocabulaire.
Au travers de cette approche linguistique commune, Parler en Paix  souhaite favoriser le dialogue interculturel et la rencontre entre des personnes d’horizons différents.

Les professeurs d’arabe et d’hébreu se réunissent régulièrement pour définir les principes et les modalités de la pédagogie au sein de l’association et harmoniser leur enseignement.
La première année, en  2004, l’association a commencé avec seulement 15 élèves. A la 6ème rentrée, en 2009 et au cours de l’année 2009-2010, 135 élèves  étaient inscrits aux cours.
Parler en Paix et les enfants : L’enseignement est destiné à un public d’adultes. Mais l’association propose aux enfants une découverte ludique des deux langues et de leurs alphabets au cours d’ateliers ponctuels en période de vacances.

Parler en Paix c'est aussi l'organisation d'évènements et d'expositions : « Arabe et hébreu, deux langues sœurs, des soirées Poésie , des ateliers  de théâtre, la chorale,
un atelier de danse, un atelier de cuisine, un atelier de calligraphie.
 Ces ateliers, témoins de la vie culturelle au sein de l’association, évoluent en fonction des désirs, des talents et de la créativité de ses adhérents.

Partenariats de Parler en Paix, entre autres : Fatma & Cie, Création Mosaïques, J2P : association de quartier du 19ème arrondissement de Paris. Organisation pour les jeunes du quartier d’une initiation à l’arabe et l’hébreu, et d’un voyage en Israël en octobre 2010 prochain. L'association propose des tarifs réduits pour les demandeurs d'emploi et les bénéficiaires du RMI.

Plus d'infos sur http://www.parlerenpaix.org/
Contact facebook : Michel Malinsky

05 juillet 2010

Israël et la Tunisie assurent un meilleur encadrement des imams

Un imam

Le Shin Bet, les services de renseignement intérieurs d’Israël ont commencé depuis quelques jours à superviser des entretiens d’embauche pour le poste d’imam des mosquées en Israël Le but de la manœuvre, vérifier que le candidat prêcheur n’a pas l’intention d’appeler au Jihad, à la haine et à la destruction ... mais qu’il n’a pour but que de faire valoir la religion musulmane, dans l’amour et la paix.
Le Shin Bet vient de refuser pour la première fois la nomination d’un imam prêcheur de haine. Le Sheikh Ahmed Abu Ajwa est un candidat déçu. A 36 ans, il vient de se voir refuser de prêcher dans la confrérie des imams. Après enquête, il s’est avéré que l’homme était un fervent partisan de la haine anti-occidentale, et anti judéo-chrétienne. Le « Haaretz » , journal de la gauche israélienne, affirme que l’imam a une longue histoire d’activités hostiles face aux Juifs et à l’état d’Israël. « De plus, affirme le journal, il fait partie de ces imams qui colportent des ragots sur Israël ... ceux qui disent qu’Israël va détruire tous les 2 mois la mosquée Al Aqsa pour y construire une synagogue. »


Rappelons qu'Israël paye les imams au même titre qu’il paye les rabbins ! Il est donc tout à fait légitime que les imams soient scrupuleusement recrutés, avant d’aller professer leur « foi » en terre d’Israël ... qu’en plus le Shin Bet est chez lui en Israël et, en tant qu’employeur, l’état dispose de certains droits, dont celui de prendre des garanties. Il a le droit d’assurer un meilleur contrôle des imams et de créer les conditions de l’émergence d’un islam moderne.
D’ailleurs, les pays arabes devraient s’inspirer des méthodes israéliennes de recrutement et de renseignement concernant les imams qui professent dans nos mosquées, afin d’éviter que le discours religieux glisse vers des prêches haineux. Il était temps que l’on reprenne les choses en main ! En mettant une limite à ces débordements, on contrôle le discours religieux, qui dans de trop nombreux cas, n’en est plus un, derrière certains faux « imams » se cachent, des terroristes affirmés.
 

Pour ce qui concerne la Tunisie, la formation des imams prédicateurs est assuré par l’État lui-même, pour garantir une culture religieuse authentique.
Le 1er Avril 2010, M. Boubaker El Akhzouri, ministre tunisien des Affaires religieuses, a affirmé qu'un discours religieux éclairé demeure à la base d'une culture religieuse authentique et exacte chez l'individu. Présidant à Sidi Thabet, dans le gouvernorat de l'Ariana ( proche de Tunis) les travaux du 3ème atelier régional de formation au profit des jeunes imams prédicateurs des gouvernorats du Grand-Tunis, le ministre tunisien M. El Akhzouri a relevé l'importance du rôle de l'imam prédicateur dans l'explication et l'éclaircissement des préceptes, des valeurs et des principes de l'Islam, ainsi que dans l'appel au travail et à la production, à l'enracinement des fondements de l'identité arabo-musulmane et au renforcement de la fierté des acquis et de l'héritage civilisationnel du pays. Le ministre a, en outre, souligné l'impératif, pour l'imam prédicateur, de bien préparer le prêche du vendredi afin d'éviter les pièges de l'improvisation, et de choisir un sujet qui convienne à l'audience et aux spécificités de la région.
Il a d'autre part, mis en relief le rôle du discours religieux dans l'appui aux efforts déployés par l’État en matière de sensibilisation quant au comportement civilisé, de façon à contribuer à l'instauration d'une société équilibrée où règnent bonnes moeurs, droiture et vertu. Il a, dans ce sens, appelé les imams prédicateurs à adopter une approche claire et concise dans leurs prêches, en s'appuyant sur l'école malékite (école sunnite, majoritaire en Tunisie), dans la pratique des rites et en se référant aux théologiens et oulémas tunisiens.
Ces ateliers régionaux, a fait observer le ministre, visent essentiellement à promouvoir le discours religieux et à en parfaire le contenu et les méthodes, afin qu'il constitue un appui au développement intégral du pays et au projet civilisationnel instauré par le Président Zine El Abidine Ben Ali, ainsi qu'un message qui éclaire les citoyens, prône la pensée scientifique modérée et propage les valeurs de concorde et de la tolérance dans la société.


Ftouh Souhail,
Tunis

04 juillet 2010

De quelle raison parlez-vous ? par Talila Malka

---------------------------------------------------------------------------------------------

« Appel à la Raison », « Raison garder », une pétition, suivie d’une contre-pétition. Deux textes à l’origine d’une intense polémique au sein de la communauté juive française. Que signifie donc le terme Raison dans le douloureux et complexe conflit israélo-palestinien ? Je ne tenterai pas ici de vous faire entendre « raison », ou encore d’esquisser un début de tentative d’analyse politique et géostratégique. En effet, j’avoue avec grande humilité ma probable ignorance de la profonde étendue des enjeux moyens-orientaux. Cet article se veut plutôt apporter une voix différente, car je n’ai signé aucune des deux pétitions citées.

1. Lorsque qu’est lancée la pétition initiée par JCall, je ressens immédiatement un malaise qui ne m’incite pas à signer cet appel, que j’aurais sans nul doute signé quelques années auparavant.. Tout d’abord, le procédé employé demeure sujet à questionnement.
Les initiateurs de cet appel prétendent représenter la Diaspora juive européenne s’adressant à l’état d’Israël. Les Diasporas juives et les Israéliens sont en effet intimement liés, un lien affectif profond et irréversible. Dans cette perspective il est légitime que les Diasporas questionnent Israël, d’autant plus que leur sécurité et leur tranquillité sont liées à la situation moyen-orientale. Cependant, dès le départ, les principaux signataires de l’Appel à la Raison semble s’adresser à tous… ici en Europe, à Bruxelles notamment, sauf au principal intéressé. Ils donnent ainsi l’amer impression pour qui connaît la société israélienne, d’un pays hermétique et fermé à toute remarque. Mais il n’est rien de tout cela. La société israélienne, en constant état de guerre depuis sa naissance, a démontré sa démocratie et ses capacités à se remettre en question. Il suffit pour s’en convaincre de découvrir la richesse et la diversité de son cinéma, de sa littérature, et des initiatives judéo-arabes.  Combien de pays en état permanent de guerre auraient muselé la liberté d’expression ? Combien de nations, dans ces conditions extrêmes, auraient permit le développement d’un monde artistique, journalistique et politique où toutes les opinions peuvent s’exprimer, même les plus contradictoires et les plus radicales ? Combien d’œuvres artistiques en Israël invitent à une remise en cause profonde de cette société, de ses actes et de ses choix ? Dans une atmosphère où Israël est diabolisé, « nazifié » par des faiseurs de haine, nous devons, chacun de nous, réfléchir profondément à nos actes et nos mots publics vis à vis d’Israël. Je ne parle bien sûr pas d’autocensure, mais savoir peser ses mots et ses actes dans un contexte où tout devient prétexte à accroître l’antisémitisme à travers la haine d’Israël est aujourd’hui une question de bon sens. Un appel qui se serait adressé en premier lieu aux israéliens eux-mêmes et auraient initié un nécessaire et légitime dialogue entre Diasporas et Israéliens aurait été mieux perçu. Mais cela n’a point été le cas. Sans compter la nature du texte, qui donne l’impression d’accabler uniquement l’état israélien, en passant brièvement sur les bien réels dangers auxquels il doit faire face.
Autre point non négligeable. Pour faire la paix, ou du moins envisager de la faire, il faut être deux. La situation géopolitique a eu pour effet mondial une dégradation malsaine des relations judéo-musulmanes. Pour qui doute encore, il suffit d’observer les sites communautaires des uns et des autres, pour constater l’écrasante prépondérance des sujets israélo-palestiniens, mais pas seulement. Tout est prétexte à évoquer « l’autre », le « juif », le « musulman », « l’Arabe », et la nature de ce que nous lisons et entendons fait frémir d’effroi tant elle inquiète et démontre la mise en place de ce que certains faiseurs de haine souhaitent demeurer « deux blocs », « deux camps ». Dans ces conditions, un appel commun judéo-musulman-arabo-berbère européen aurait eu bien plus d’impact et de symbole. Il aurait reflété l’attente sincère de nombreuses personnes des deux côtés. Il aurait appelé Israël à cette fameuse raison, certes, mais il aurait adressé également des remarques aux pays musulmans, sunnites comme chiites. Leur demandant de cesser d’instrumentaliser les souffrances palestiniennes pour mieux masquer leurs crises internes et leurs propres échecs. Leur exigeant de cesser de diffuser des théories antisémites, sous couvert de dénoncer la situation des palestiniens. Protocole des Sages de Sion en vente au grand jour, image du juif liée à la ruse, l’argent, le pouvoir, la domination, des images et des idées que l’on pensait avoir péries avec la fin du nazisme, mais qui pourtant, renaissent de leurs cendres pour mieux distiller leur venin. La communauté juive française, accablée par des années de renaissance de l’antisémitisme, apparaît aujourd’hui renfermée et sous haute tension. Elle se sent seule et incomprise face à ceux qui osent encore soutenir les Dieudonné, les Ahmadinejad invitant des néo-nazis, les caricatures anti-juives sous couvert de dénonciations d’Israël, les dérives des manifestations de soutien à la Palestine.  Comment dans ces conditions lui demander de soutenir un appel à la Raison à destination d’Israël alors qu’elle souffre ICI en France, des conséquences malsaines de l’importation du conflit israélo-palestinien, notamment en provenance des pays arabes et des instrumentalisateurs de la cause palestinienne. La présence dans un appel commun, de l’autre acteur en Europe, qui suit de près la destinée israélo-palestinienne, tout comme les juifs, aurait donné plus de crédit et de légitimité à cet appel.
Aucune initiative, au Moyen-Orient comme en Europe, ne pourra se faire sans la présence et l’investissement de tous les acteurs concernés. OUI, Israël a des torts dans la dégradation de la situation, tout comme ses voisins. La RAISON, l’ultime raison, simple, humble et limpide mérite d’être rappelée :

C’est tous ensemble que nous avancerons.

2. Je n’ai pas pour autant signé l’appel intitulé « Raison Garder ». L’ambiance accompagnant ce texte a produit un profond malaise en moi, tout comme « L’appel à la raison » de JCall. Les signataires appelant Israël à la raison, se sont vus insultés et définis comme des traîtres, voire, insulte suprême, des antisionistes… Dans le monde binaire de certaines âmes promptes à se battre virtuellement pour défendre Israël, toute critique ou remise en question de la politique israélienne équivaut à une mise à l’écart totale, et à un déchaînement d’agressivité où toute tentative intellectualisée de débattre se révèle vaine. La polémique autour de ces deux appels ne fait que rappeler un problème qui prend une ampleur non négligeable dans la communauté. Ce problème réside dans l’impossibilité de débattre sans se faire taxer de traître. Vous n’appréciez pas Liberman ? Netanyahu ? Vous pensez que la politique en Cisjordanie devrait être d’avantage remise en question ? Risquez-vous à émettre votre avis sur un groupe facebook dédié à Israël, et vous allez voir le déferlement de réponses colériques vous traitant sans vous connaître de pro-arabe, de traîtres, de « juif de cour » et je vous passe tous les détails des charmants sobriquets employés à votre égard. D’autant que vous êtes un amoureux inconditionnel d’Israël, intègre quant à l’antisémitisme qui accompagne l’instrumentalisation, de la cause palestinienne, vous êtes peut-être même engagé et dévoué à la communauté, et vous vous retrouvez injurié, voire calomnié par des inconnus qui vous jugent sans vous connaître pour le simple fait d’avoir émis des idées, qui par ailleurs ont libre cours en Israël… Il faudrait rappeler aux personnes qui se sont déchaînées ces dernières semaines que le questionnement, le débat, l’échange, même intenses, font partie intégrante de la culture juive et sont à la base de la pensée juive, qu’elle soit spirituelle, philosophique ou politique. L’agressivité dans le débat ne fait en aucun cas partie de notre tradition et se révèle étrangère à notre culture. Au-delà des légitimes reproches que nous pouvons faire aux signataires de l’Appel à la Raison, remettre en cause leur sincérité vis-à-vis d’Israël et de la communauté est un glissement qui n’aurait pas du se produire. Que souhaitent donc certains des détracteurs de cet appel ? Envisagent-ils que nous devenions une communauté hermétique, où la pensée unique régnerait ? Un groupe humain, quel qu’il soit, ne peut évoluer positivement, si le débat et l’absence d’idées au pluriel sont absent. Cela augure les presmices de la défaite de la démocratie, ni plus, ni moins. Des juifs débattent ? Des juifs s’engueulent ? Pardonnez-moi l’expression mais c’est tant mieux !

Pour conclure, je dirais qu'il est temps de cesser d'opposer deux clichés constants que nous retrouvons constamment dans la communauté. D'une part les "shalom archav" et d'autre part les "soutiens inconditionnels de tout gouvernement israélien" Je n'apprécie guère l'actuel gouvernement israélien, tout comme je n'apprécie pas "shalom archav"et leurs actions,  et je suis loin d'être la seule. Pour autant, j'aime Israël inconditionnellement, irrationnellement, et le défendrai toujours. Nos sensibilités à tous sont complexes et diversifiées certes, mais nous sommes tous reliés par notre amour d'Israël et cette chose indescriptible qui fait que nous sommes tous proches les uns des autres et nous sentons envers et contre tout, malgré les désaccords, UN.

Talila Malka
-------------------------------------------------------------------------------------------
Nota de Jean Corcos
Comme la signataire de cet article, je n'ai signé aucun de ces deux appels. Pour presque les mêmes raisons, et alors même que j'ai d'excellents amis qui ont signé l'un ou l'autre. Nouvelle preuve du pluralisme de Judaïques FM, nos auditeurs auront pu entendre, par exemple, nos éditorialistes Gérard Akoun et André Nahum diverger sur JCall, le premier le soutenant et le deuxième le condamnant !
Quelques remarques en complément :
-  Pour JCall, je n'aurais pas aimé voir ma signature à côté de celles d'adversaires résolus de l'état d'Israël, et que les initiateurs de l'appel auraient du refuser.
-  Pour "Raison garder", les initiateurs ont surtout fait passer le message que le gouvernement actuel d'Israël était excellent, et reflétait parfaitement la volonté des Israéliens ; vous ne serez guère surpris que cela ne soit pas mon avis !

01 juillet 2010

A propos de notre émission de dimanche prochain ...

----------------------------------------------------------------------------------------------
L'émission de dimanche prochain 4 juillet sera un pré enregistré ... comme cela est souvent le cas ! Plus précisément, l'enregistrement a eu lieu ce jeudi soir, et je peux vous dire que ce numéro de "Rencontre", réalisé avec deux invités non "professionnels" de la radio, s'est fort bien passé.

Mona Lisa, version salafiste


Le sourire du mois
- juillet 2010

Sans commentaires, juste pour le "fun" ... et en espérant que Léonard de Vinci ne se retourne pas dans sa tombe !

J.C