Notre radio

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31 août 2009

Un nouveau mensuel kurde invite les Juifs à revenir au Kurdistan

« Les Juifs d'origine kurde sont très nombreux en Israël. Si la situation dans notre nouvel Irak fédéral et démocratique, et notamment au Kurdistan, se stabilise beaucoup voudront revenir», explique naïvement Dawood Baghestani , directeur d’un nouveau mensuel kurde. Le magazine en couleur intitulé « Israël - Kurdes », compte une cinquantaine de pages en kurde et deux en anglais, et tire à 1.500 exemplaires. Sur la couverture du mois d’août 2009, apparaît une femme portant le drapeau israélien, et le mensuel traite des traditions des Juifs kurdes avec des photos des années 20, 30 et 40. Il a publié des études sur les Juifs d'Irak et sur l'importance économique, sociale et politique d'avoir des relations avec Israël.

Environ 150.000 juifs originaires du Kurdistan se trouvent en Israël. Au 12ème siècle, les Juifs, qui parlaient l'araméen, vivaient dans une centaine de localités de l'actuel Kurdistan.
Les islamistes kurdes n'apprécient pas cette initiative. « Je suis méfiant et ne vois pas l'utilité de ce genre de publication d'autant que les Kurdes appartiennent à la nation musulmane et que le Kurdistan fait partie de l'Irak », peste Zana Rustabi, député et dirigeant du « Groupe islamique du Kurdistan ». Commerçants, artisans et agriculteurs, les Juifs vivaient en bonne intelligence avec la population locale. La montée du nationalisme dans les pays arabes a bouleversé la donne. C'est au début des années 50, poussés par la violence que les Juifs ont quitté en masse l'Irak. Par peur de massacres ou bien chassés de leurs localités, les Juifs kurdes ont trouvés refuge en Israël.

« Le problème palestinien a pour principale raison les mesures iniques prises par les régimes arabes qui ont conduit au départ d'1,5 million de Juifs. S'ils n'avaient pas été contraints à l'exode, les Palestiniens ne l'auraient pas été non plus », ajoute M. Baghestani, 62 ans, ancien directeur du Comité des Droits de l'homme au Kurdistan (1994-1997). Pour cet ancien peshmerga (combattant kurde) qui s'est rendu à quatre reprises en Israël - dont la première clandestinement en 1967 -, le conflit israélo-palestinien est lié à l’attitude des États arabes qui ont fait fuir les Juifs en leur confisquant leurs biens : les réfugiés juifs étaient obligés de rejoindre en masse Israël. Cet ancien détenu de la prison d'Abou Ghraïb (1976-1986), dément être soutenu en sous-main par les Israéliens. « Ils sont au courant de l'existence du magazine car nous avons un site mais nous ne travaillons pas pour eux mais pour nous. Nous avons besoin des Juifs kurdes », assène-t-il.

Interrogé sur la réaction des dirigeants kurdes, M. Baghestani rétorque ne pas leur avoir demandé leur avis. « Ce que je réclame est inscrit dans la Constitution qui accorde le droit de revenir dans sa patrie, et les Juifs sont des citoyens irakiens qui ont été l'objet d'injustice », dit-il.

Ftouh Souhail,
Tunis

30 août 2009

"L'autre. L'image de l'étranger dans le Judaïsme" : je recevrai Hervé élie Bokobza le dimanche 6 septembre


Dimanche prochain, j’aurai le bonheur de retrouver les auditeurs de Judaïques FM, après ces longues semaines d’été pendant lesquelles ceux qui sont restés ont pu réécouter plusieurs émissions de ma série. Et, alors que nous sommes revenus à ce moment un peu particulier de l’année juive qui précède Roch Hachana, nous retrouverons un invité qui fait autorité en matière de Judaïsme, puisque je recevrai Hervé élie Bokobza. Les auditeurs de Judaïques FM l’ont découvert l’année dernière à la même époque, nous avions consacré deux émissions à son livre « Israël - Palestine, la paix à la lumière de la Torah », publié aux éditions « L’oeuvre spirituelle ». Rappelons qu’il a étudié dans une yéshiva dès l’âge de quinze ans, qu’il a fait des études universitaires religieuses aux États-Unis et à Jérusalem, et que ses textes consacrés à l’enseignement du Talmud et écrits en hébreu ont été remarqués. Un des fils directeurs de sa réflexion est le dialogue inter religieux, la relation à « L’Autre », et il a choisi justement ce titre pour son dernier ouvrage : « L’Autre, l’image de l’étranger dans le Judaïsme », paru chez le même éditeur. C’est un ouvrage copieux puisque qu’il fait 500 pages, et que je conseille vraiment d’acquérir, mais surtout de toujours conserver à côté de la main parce qu’il répond, à mon avis à une urgence, alors que l’on assiste, chez les Juifs de France les plus religieux, à une tentation de repli communautaire. Beaucoup de jeunes, en effet, faisant un retour méritoire à la religion n’ont peut-être pas le temps d’étudier les textes fondateurs du Judaïsme, d’apprendre à les interpréter, et surtout d’entendre avec un esprit critique des propos très sectaires colportés dans certaines synagogues.

Parmi les questions que je poserai à Hervé élie Bokobza :

- Est-ce que cette dialectique du particulier et de l’universel n’est pas quelque chose d’éternel dans le Judaïsme ?
- Les pires interprétations et amalgames peuvent être colportés dans la communauté juive, et bien entendu les sites et blogs antisémites en font leur choux gras : à propos de la « malédiction de Cham », qui serait le lot des Africains, ou du traité fondateur du Hassidisme, qui réserverait aux seuls Juifs une « âme divine », que disent vraiment les textes ?
- A propos des fameux commandement : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » et « tu aimeras l’étranger comme toi-même car vous avez été étrangers en terre d’Égypte », est-ce que, d’après la tradition juive, un immigré d’origine musulmane vivant en France ou un Arabe citoyen d’Israël relèvent du terme biblique de « Guer » ?
- Pourquoi a-t-il écrit « contrairement aux idées reçues, il est plus difficile d’envisager un rapprochement théologique avec l’islam qu’avec le christianisme » ?

Soyez nombreux à l’écoute pour cette nouvelle émission !

J.C

28 août 2009

Nouvelles de l’audimat et quelques rappels !

Il y a exactement un an, le 28 août, j’enregistrais le 100.000ème visiteur du blog : évènement fêté par une bouteille de champagne virtuelle, illustrant ce « post » que vous pourrez lire ou relire ici.

Un an après, en ce 28/08/09, à l'ouverture de mon micro vous étiez 143.480 enregistrés ce matin sur mon compteur Sitemeter. Et les quelques 43.500 nouveaux « hits » correspondent donc à une moyenne d’un peu moins de 120 visiteurs / jour. Une moyenne qui tend à se stabiliser au fil des mois - même si les deux derniers ont plutôt contribué à la faire baisser, vacances et publications allégées en août obligent ...

Ces nouvelles sont pour moi également l’occasion de faire ici quelques rappels intéressants à l’attention des lecteurs de passage :
- d’abord que ce blog se veut, en premier, le support d’une émission de radio ; il suffit d’aller à l’adresse http://jean.corcos.free.fr/ pour accéder à des dizaines de podcasts récents ;
- ensuite, que les correspondances sont les bienvenues en m’écrivant à l’adresse : rencontre@noos.fr ;
- enfin, que pour un mode de réaction plus dynamique avec conversation en « live » avec les lecteurs, vous avez la possibilité de rejoindre mon réseau sur « FaceBook » en devenant mon « ami » : le flux RSS des articles est continu depuis le début de l’année 2009, et les commentaires sont les bienvenus ... de la part des « amis » uniquement !

J.C

26 août 2009

Mohamed Sifaoui : une BD pour la rentrée !

Une caricature inédite de Mohamed Sifaoui

Une caricature sympathique du journaliste franco-algérien Mohamed Sifaoui, pour annoncer la prochaine sortie d’une vraie bande dessinée ...
Ce dessin est l’œuvre du talentueux Philippe Bercovici : celui-là même qui co signe avec notre ami journaliste une B.D qui sortira à la rentrée, « Ben Laden dévoilé », que je lirai bien sûr dès sa sortie et qui sera le thème d’une émission à l’automne prochain.

Un groupe a été fondé sur FaceBook pour aider à la promotion du livre en passant commande à la FNAC, j’invite les lecteurs du blog déjà membres de F.B à le faire (chercher "Ben Laden dévoilé" sur le moteur de recherche interne de ce réseau).

Et je rappelle à toutes et tous qu’ils peuvent écouter ou réécouter ma dernière interview de Mohamed Sifaoui mise en ligne sur ce podcast !

J.C

24 août 2009

Haro sur les « féministes » arabes sélectifs

Romance sur une plage ... photo prise à Gaza

Il parait, comme nous avons constatés dans un article précèdent (1), que le procès de la journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein a suscité colère et inquiétude chez de nombreux Tunisiens. Féministes, Défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes et intellectuels ont fait part de leur inquiétude après la condamnation de Hussein, qui risque quarante coups de fouet si elle est reconnue coupable d'avoir porté des pantalons et d'avoir ainsi « offensé la décence publique » aux termes du Code pénal soudanais. Cette affaire s'est transformée en une affaire d'opinion publique en Tunisie et continue d’attirer plus de sympathisants, hommes et femmes, et surtout des « militantes des droits des femmes ».

Alors, il y a beaucoup de Tunisiens qui s'inquiètent du sort de la journaliste Soudanaise Lubna ? Moi aussi. Les 40 coups de fouet sont un châtiment barbare. N'étant pas sadique, ce n'est pas ce qui m'a fait rire. Je m'explique. J'ai d'abord calculé la distance entre Tunis et Khartoum : 4220 kilomètres. Puis j'ai essayé de m'expliquer cette apparition soudaine des « humanistes Tunisiens » inquiets par ce qui se passe à 4.220 kilomètres de chez eux. Où étaient-ils récemment lorsqu'une journaliste palestinienne, Asma'Al-Ghoul, âgée de 27 ans, connue pour ses écrits pro laïcité et son dédain farouche du hijab, a été arrêtée et torturé par la police du Hamas ?

A la fin juin 2009, alors qu'elle sortait d'une baignade avec des amis, vêtue d'un jean et d'un tee-shirt comme le veut la norme en saison estivale, des hommes en uniforme noir l'ont accostée, lui reprochant de s'esclaffer en public. Circonstance aggravante à leurs yeux, la jeune femme, qui est divorcée, n'était accompagnée d'aucun chaperon. Les militants zélés du Hamas l’ont arrêtée avant de lui confisquer son passeport. On l'a enfermée avec des voleurs et des assassins. Pourquoi ? Parce que la police du Hamas veut appliquer la Charia ? Mme Al-Ghoul raconte que l'homme qui l'accompagnait et deux amis de celui-ci ont plus tard été frappés par la police du Hamas, gardés en détention pendant plusieurs heures et se sont vus demander de signer des déclarations, en vertu desquelles ils s'engageaient à ne plus "violer les normes de la morale publique". Son histoire a été rendue publique grâce à des groupes de défense des droits civiques, qui l'ont évoquée sur des sites Web

Ou sont t-ils les défenseurs des droits des femmes tunisiens, qui s'inquiètent uniquement du sort de la journaliste soudanaise ? Pourquoi n’ont t-il pas dit un seul mot pour le cauchemar qu’a vécue la journaliste, Asma al-Ghoul, des les geôles du Hamas ? Une information qui n'était pas du goût des quelques humanistes (ou plutôt féministes) tunisiens ; car Asma al-Ghoul représente une exception à Gaza et elle ne porte pas le foulard islamique, imposé par le mouvement fondamentaliste palestinien.

Mme Ghoul a déclaré à une ONG de défense des Droits de l’Homme dans la bande de Gaza : "Ils ont aussi voulu connaître l’identité des personnes qui étaient avec moi à la plage et savoir si elles sont de ma famille." Dans un entretien téléphonique avec le site du journal saoudien basé à Dubaï, Al-Arabiya, la journaliste a dit que les policiers qui l’ont arrêtée appartiennent aux « forces de sécurité pour la propagation de la vertu et la prévention du vice » du gouvernement du Hamas. Cette unité du Hamas comprend des dizaines de policiers en civil qui patrouillent les plages, les jardins publics, les restaurants, les salons de coiffure et les cafés pour vérifier que les hommes et les femmes ne se mélangent pas et que les femmes sont vêtues "modestement". Ghoul dit que beaucoup de femmes palestiniennes ont remarqué la présence des agents de police sur les plages et dans d’autres lieux

Je reviens à ma questions: Où se trouvaient alors ces Tunisiens indignés ? Où étaient-ils lorsque une militante du Fatah, la femme d'un dissident politique palestinien (2), a été complètement déshabillée et accrochée toute nue 24 heures au plafond d'un commissariat de police à Gaza, pendant qu'on lui fouettait les seins et les parties génitales? Où étaient-ils il y a quelques mois lorsqu'un dissident politique a été jeté dans la cellule de quatre criminels qui l'ont violé collectivement ? J'ai encore une très longue liste pour la campagne de persécutions perpétré par le Hamas dans la bande de Gaza contre les femmes ... et les hommes.

Les Tunisiens inquiets (tout d’un coup) du seul sort d’une journaliste soudanaise ne seraient-ils pas des agents de la propagande islamiste qui essaient de tromper l’opinion publique ? Pourquoi n’osent t-ils pas critiquer le Hamas pour son attitude humiliante contre la journaliste palestinienne Asma'Al-Ghoul ? Les laïcs tunisiens ont t-ils une affection particulière pour la théocratie religieuse, sauvage et intégriste du Hamas ?

Au Khartoum il est interdit de porter pantalon au risque de se faire exposer à des coups de fouets. Et on entend, en conséquence, assez du bruit sur l’affaire de Lubna. A Gaza le jean et le tee-shirt sont aussi interdits. Par contre le cas de Asma'Al-Ghoul à Gaza n’émeut point les « faussaires des droits de l'homme en Tunisie » : c’est un black-out total !

A Gaza pourtant, la situation des droits des femmes est plus grave sous le coup de l’islamisation accélérée de la société prônée par le califat islamique de Gaza. Sur les plages de Gaza, les femmes ont désormais intérêt à ne pas rire trop fort, sous peine d'une réprimande de la police du Hamas. Elles ne peuvent non plus s’habiller d'un jean et d'un T-shirt - une tenue considérée comme assez provocante ! L’islamisation de Gaza, avec les conséquences qu’elle porte sur les droits des femmes palestiniennes, est passée sous silence pour nos « militants des Droits de l’Homme ». Seule le cas d’une femme au Soudan les intéressent (quoique le combat de Lubna Hussein mérite tout le soutien). Mais il faut se rappeler ici que son cas n’est pas nouveau, car l’islamisme ayant conquis le Soudan depuis deux décennies avec l’arrivé Omar Al-Bashir au pouvoir en 1989. L’indignation contre l’islamisation du Soudan est donc très en retard pour nos « humanistes en hibernation prolongée ». A Gaza par contre, l’islamisation de la société est très récente. Elle commencée en décembre 2008 avec un projet de loi présenté par le gouvernement du Hamas d'Ismaïl Haniyeh, préconisant d'imposer les sanctions prévues par la Charia. Pendant que la guerre faisait rage entre Israël et le groupe terroriste, une assemblée du Hamas a décrété un durcissement de l'application de la charia, la loi islamique, dans la bande de Gaza.
En plus, le combat de la journaliste soudanaise est similaire à celui de sa confrère à Gaza, victime de la torture dans les geôles du Hamas. Comment alors comprendre que seule la soudanaise a eu le soutien du « Réseau arabe de l’Information sur les Droits de l’Homme », qui a émis un communiqué condamnant l’arrestation de Lubna Hussein et du châtiment attendu ?

Pourquoi la journaliste indépendante, Asma'Al-Ghoul, qui fait face seule au Hamas, n’a pas eu le même traitement ni par les ONG arabes, ni leurs médias, ni par ces pseudos « militantes des Droits des Femmes » ? Asma'Al-Ghoul, la journaliste palestinienne, est connue aussi pour ses écrits pro laïcité qui passent naturellement mal à Gaza et qui critique ouvertement la dérive totalitaire du mouvement. Tout juste comme sa confrère Lubna au Khartoum, qui a récemment approuvée le procès du Président soudanais devant le Tribunal pénal international ! Les deux femmes journalistes sont donc objets de vengeance contre leurs articles fustigeant les gouvernements islamiques respectivement du Khartoum et de Gaza.

Ce qui est flagrant ici est la différence de traitement des « défenseurs des Droits de l'Homme » qui s'inquiètent uniquement du sort de la journaliste soudanaise. Un terrible constat que celui du silence et de l'indifférence devant la situation de Asma'Al-Ghoul (3).
L’indifférence vire parfois à la complaisance, par exemple face à un Hamas qui cherche à appliquer son programme fondamentaliste, anti-féministe et liberticide. C’est la Charia la plus stricte, dans toute son horreur, c’est le renforcement de l’oppression contre les femmes et au-delà la réaction pour toute la société palestinienne. Ces « Talibans palestiniens » peuvent donc chasser tranquillement les femmes sur les plages de Gaza pour qu’elles soient « correctement habillés ». De même aucune ONG de gauche européenne n'a appelé à descendre dans la rue pour protester. Mais il est probable que leur bonne conscience les protégera contre le moindre souffle de culpabilité, en continuant de les aveugler face aux horreurs du réel.

Ceux, particulièrement dans le monde arabe, qui gardent le mutisme hypocrite devant le Hamas, doivent savoir que la pression exercée par les islamistes radicaux sur les gens à Gaza empêche la formation d'une société civile sécularisée et limite les chances de voir un État palestinien démocratique et respectueux des droits des femmes dans le futur.

Aujourd’hui j’ai particulièrement honte de nos « féministes sélectifs » en Tunisie, qui ont gardé un mutisme lâche et hypocrite devant le Hamas. Point de campagnes de presse portées par l'indignation, ni de manifestations de protestation pour la journaliste anti-islamiste à Gaza, Asma'Al-Ghoul. Comme si la peur de paraître « pro israélien » paralysait la faculté de percevoir l'intolérable. Seules certaines catégories de victimes paraissent mériter que la presse s'émeuve de leur sort, et que le monde de la militance « féministe » s’intéresse d’eux. Parmi ces victimes symboliquement privilégiées monopolisant la compassion militante, victimes titulaires qui ne peuvent être ni juives, ni chrétiennes, la palme revient aux Palestiniens musulmans, voire islamistes, perçus comme des « combattants » ou des « résistants ». Quoi qu'ils fassent (égorgements, attentats-suicides, tortures des femmes, ports obligatoires du voile islamique), ces derniers semblent monopoliser la faculté d'indignation ou les dispositions à la compassion.

Nos « féministes » doivent surtout savoir que leur comportement sélectif envers l’oppression des femmes encourage le glissement vers un fondamentalisme intolérant mâtiné de jihadisme, qui engouffra les droits humains universels des femmes. S’ils sont vraiment pour la cause des femmes, ils doivent le faire savoir partout dans le monde. Ils doivent se débarrasser de ce mélange de peur et de compassion sélective qui s'exprime dans les attitudes ambivalentes à l'égard des femmes.

Ftouh Souhail,
Tunis


(1) Voir article publié le dimanche 23 août sur le blog

(2) Il s’agit en l’occurrence de l’épouse d’ Abed al-Gharabli, un officier de sécurité du Fatah - qui a passé 12 ans dans les prisons israéliennes -, il aurait été kidnappé par un groupe du Hamas qui a tiré sur ses deux jambes après l’avoir torturé, devant sa famille.

(3) Les « faussaires des droits de l'Homme en Tunisie » restent indifférents et silencieux face aux massacres commis par les milices islamiques au Darfour (situé à l'ouest du Soudan) depuis février 2003, prenant la suite des massacres perpétrés dans le sud du Soudan, où les victimes étaient principalement chrétiennes et animistes. Des massacreurs « arabes » et musulmans et des victimes « noires » et chrétiennes : voilà qui ne fais pas bouger nos humanistes sélectifs.
Voir sur sujet : Jacques Julliard, « Les faussaires des droits de l'homme », Le Nouvel Observateur, n° 2321, 30 avril-6 mai 2009, p. 46.

23 août 2009

Le procès de Lubna Ahmed Hussein suscite colère et émotion en Tunisie

La journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein

Le procès de la journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein suscite colère et inquiétude chez de nombreux Tunisiens, qui craignent d'y voir le signe d'une montée de l'extrémisme religieux au Maghreb. Étudiants, journalistes et citoyens de la rue font part de leur inquiétude après la condamnation de Hussein, qui risque quarante coups de fouet si elle est reconnue coupable d'avoir porté des pantalons et d'avoir ainsi "offensé la décence publique" aux termes du Code pénal soudanais. Elle avait été arrêtée le 3 juillet dernier dans un restaurant de Khartoum en compagnie de dix-huit autres femmes, après que la police fut arrivée et eut vérifié la manière dont elles étaient habillées.

Le procès de la cette journaliste, Lubna, pose le cas de chaque femme arabe. Elle n'est qu'un exemple, parmi des milliers de femmes qui souffrent de discrimination et de violence dans les sociétés arabes qui les empêchent d'exercer leurs droits les plus fondamentaux. Les milieux laïcs sont choqués par l'idée de punir une fille ou une femme parce qu'elle porte des pantalons, ou par l'idée d'interférer dans les libertés personnelles. Des textes religieux dominent encore la vie publique et politique dans les sociétés arabes. C’est un désastre réel de voir une telle situation se produire au XXIe siècle. La perception que les droits des femmes sont en jeu, et que ce procès est lié à l'extrémisme religieux dans la région continue d'alimenter les conversations à Tunis. Cette affaire en dit long sur les extrémistes et les réactionnaires au Soudan qui ne respectent ni les droits de la femme, ni sa condition. Cette affaire s'est transformée en une affaire d'opinion publique en Tunisie et a attiré beaucoup de sympathisants, hommes et femmes, et des militantes des droits des femmes, en particulier parce que cette journaliste travaille comme journaliste pour les Nations Unies.

Le tribunal islamique soudanais a décidé, mardi 4 août, d'ajourner le procès au 7 septembre prochain. Ce report, le second de ce genre, intervient après que l'avocate de l'accusée eut déposé une demande devant le tribunal expliquant que sa cliente bénéficiait de l'immunité diplomatique du fait de son travail auprès de la mission des Nations Unies au Soudan.
Sur FaceBook, Lubna Hussein a mis en ligne une lettre à ses supporters, où elle précise que son objectif est de susciter le scandale, afin de dénoncer l’insupportable réalité qu’endurent les Soudanaises, en raison du code pénal du pays (voir en lien). Elle écrit : « Je vous suis très reconnaissante, et je voudrais que vous sachiez combien je suis heureuse de votre solidarité. J’espère que [mon cas] fera connaître la clause 152 du code pénal saoudien « (1)

Selon Salah Zghidi, membre fondateur de l'Association pour la défense de la laïcité en Tunisie, cette affaire confirme "l'arriérisme" qui, selon lui, caractérise les "obscurantistes" où qu'ils se trouvent.
« Je ne crois pas que cette condamnation soit uniquement due au fait du port du pantalon ; selon ce que [Hussein] a déclaré dans un entretien avec une chaîne de télévision arabe, elle tient aussi à ses écrits en tant que journaliste, » a explique la journaliste Douaja Eweidni.
Il ne faut pas oublier aussi que les [accusations] pour lesquelles Lubna Hussein est jugée ne sont pas liées aux seuls motifs religieux. Le travail de Lubna pour la mission des Nations Unies, qui a récemment approuvé le procès du Président soudanais devant le Tribunal pénal international, a aussi un lien avec cette affaire.

Toutefois, selon un rapport de CNN diffusé il a quelques jours, Lubna Hussein aurait délibérément démissionné de son poste au sein du service des médias de la mission onusienne, renonçant ainsi à son immunité pour se porter partie civile et répondre de ses accusations.

Ftouh Souhail,
Tunis

19 août 2009

"D’une seule voix" - un film à ne pas manquer

Je ne pouvais trouver plus émouvant, pour finir cette promenade estivale en musique, que de vous parler de ce film qui sort au mois de novembre à Paris : voici la bande annonce.
Il s’agit d’un documentaire qui présente les « coulisses » de la tournée en France d’un ensemble musical israélo-palestinien : la ferveur, les chants partagés, mais aussi la tension et la politique brûlante qui reprend parfois le dessus : ce clip résume parfaitement tout cela !

A noter aussi :
- la page de « fan » du film sur FaceBook sur ce lien ;
- et le site du film, ici .

J.C

17 août 2009

Un drôle de zèbre ...

Le sourire du mois
- août 2009

Bon, vous l’avez peut-être déjà vu sur le Web, mais c’est toujours drôle, surtout en cette période de vacances où certains d’entre vous sont peut-être partis dans des contrées exotiques.

Hélas, hélas, il s’agit bien sûr d’un photomontage bien réussi. Si un troupeau de zèbres avait rencontré des missionnaires en Afrique, et toute réflexion faite décidé de se convertir au Judaïsme, cela se saurait - notons que cela est déjà arrivé à quelques tribus, humaines celles-là ... Pas de message caché non plus, dans ce « joke » : on connaît le débat sur « l’éléphant et la question juive », les éléphants sont-ils antisémites, etc. Pas les zèbres, et cette photo le prouve !

J.C

16 août 2009

Un chanteur marocain en Israël !


Encore le Maroc à l’honneur, mais cette fois-ci pour un clip assez exceptionnel, et que je dois à un ami de mon réseau sur FaceBook qui me l’a signalé. Des Juifs et des Arabes chantant ou jouant dans le même orchestre ensemble, rien que de plus banal lors de soirées à Paris ou ailleurs ; c’est un peu plus rare au Maghreb où les communautés juives ont presque disparu, mais cela peut arriver à l’occasion de concerts (mon article de jeudi dernier). Des artistes israéliens en Afrique du Nord, c’est encore plus rare, mais cela arrive et j’ai ainsi pu entendre Zehava Ben lors d’un mariage à Marrakech (voir en lien).

Mais des chanteurs maghrébins en Israël, cela a été hélas encore plus rare ! Exception notable, le Maroc à nouveau, en tout cas pendant le bref intermède heureux où les deux pays avaient des relations diplomatiques « low profile », à la fin des années 1990 ...
On pourra ainsi voir dans ce clip Abdel Rahim Souiri jouer là bas, après avoir été présenté en hébreu !

J.C

12 août 2009

Duo musical marocain et judéo musulman

Un clip bien émouvant que celui-ci, car il nous fait « revivre » une grande figure de la musique traditionnelle juive du Maroc, celle de Samy El Maghribi.

Ci-dessous le (trop) bref article que lui consacre Wikipedia :
« Venant de Safi, sa famille s’installe à Rabat à partir de 1926.Il commence à se familiariser avec la musique arabo-andalouse et en autodidacte apprend à jouer du oud. Il se perfectionne par la suite en fréquentant le Conservatoire de musique de Casablanca et les cercles des maîtres de musique andalouse. A 20 ans, il décide de quitter son poste de directeur commercial pour se consacrer uniquement à la musique. Il décède le 9 mars 2008 à Montréal. »

Les Juifs marocains, partout dans le Monde, ont conservé la nostalgie de ce grand musicien - dont les airs sont encore joués dans des mariages musulmans de son pays natal. A noter aussi la disparition, celle-là très récente, d’un autre « maître » de la musique juive traditionnelle du Maroc, Joe Amar, réputé pour ses interprétations uniques des « Pyoutim », prières chantées dans le rite séfarade : mon collègue de la radio Maurice Azoulay lui rendra hommage, dans une prochaine soirée spéciale sur Judaïques FM.
Mais revenons au clip ci-dessous : il réunit dans un décor marocain somptueux, deux grands musiciens donc, un Juif, Samy El Maghribi (nœud papillon blanc), et son compatriote musulman (fez rouge), Hadj Ahmed Piro ... bonne écoute !

J.C
 

10 août 2009

Une interview courageuse du Prince Héritier de Bahreïn

« Nous, les Arabes, n’avons pas assez fait pour créer un lien avec le peuple israélien ». Ces propos sont ceux du Prince héritier de Bahreïn dans un billet publié par le « Washington Post », et dont la traduction intégrale est publiée dans le supplément magazine du « Maariv » le 21 juillet dernier. « Nous n’avons pas assez travaillé pour montrer aux Israéliens comme notre initiative peut créer une paix entre pairs », écrit-il dans l’article.

Il s’agit là d’une démarche hors du commun d’un pays membre de la Ligue arabe, qui remet en cause la position de la Ligue selon laquelle les contacts avec Israël doivent être proscrits jusqu’au retrait israélien des territoires. Malgré cela, cet article du prince Salman bin Hamad al-Khalifa n’a pas provoqué de tollé au sein de la Ligue arabe (1).
L’article du prince héritier est une démarche d’autant plus courageuse que la tension règne entre Bahreïn et l’Iran à l’heure où, à Téhéran, des voix de plus en plus nombreuses affirment que Bahreïn fait historiquement partie de l’Iran.

Le Bahreïn, pays à majorité chiite mais dirigée par une dynastie sunnite, est un des principaux alliés des États-Unis dans le Golfe. Il entretient avec Israël des contacts politiques en dépit de nombreuses résistances dans le pays. Son prince héritier, Salmane Ben Hamad Al-Khalifa, a rencontré des responsables israéliens lors du Forum économique mondial en 2000 et 2003. En 2007, son ministre des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmad al-Khalifa, avait rencontré son homologue israélienne de l'époque, Tzipi Livni, à l'ONU. En octobre 2008, cheikh Khaled avait suggéré la création d'une organisation régionale incluant Israël, afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient: "Israël, l'Iran, la Turquie et les pays arabes devraient s'asseoir ensemble au sein d'une même organisation", avait-il déclaré au quotidien arabe « Al-Hayat ».

Il y a quelques semaines aussi, le Bahreïn a envoyé une délégation officielle à Tel-Aviv pour rapatrier des ressortissants détenus en Israël, la première visite du genre annoncé publiquement. Selon l'agence officielle Bna, ces Bahreïnis faisaient partie d'un groupe de militants pro palestiniens se rendant dans la bande de Gaza, à bord d'un bateau arraisonné par la marine israélienne.

La démarche du Prince héritier de Bahreïn qui appelle pour « créer un lien avec le peuple israélien » est très courageuse de la part de ce petit pays Golfe. Le prince Salman bin Hamad al-Khalifa est un homme sage qui sait que la guerre n'a jamais résolu quoi que ce soit.

Les Israéliens ne veulent pas une confrontation avec le monde arabe. Et ils ne veulent pas davantage dominer ni gérer le monde arabe. Il n'y a pas de visées ou d'ambitions coloniales ou impérialistes israéliennes sur les États arabes. Ce que souhaitent les Juifs israéliens, c'est vivre en paix avec le monde arabe - pas le dominer ni en faire partie. Vivre en paix avec le monde arabe, les Arabes dans leurs États, les Israéliens dans le leur, c'est tout. Chacun chez soi. En somme, cette coexistence pacifique pourrait bien sûr s'accompagner d'échanges de tous ordres, notamment sur les plans économique et commercial, d'accords de coopération technique - par exemple sur les problèmes de l'eau, de la lutte contre la désertification où contre la pollution, d'échanges touristiques, culturels et universitaires.

Le prince Salman bin Hamad al-Khalifa a raison d’appeler à un dialogue direct avec Israël. J'espère que la démarche de ce prince progressiste arabe sera adoptée dans l'ensemble des pays arabes, de tous les pays arabes, afin qu'ils puissent se rendre compte de la stupidité à vouloir continuer une guerre avec Israël.

Ftouh Souhail,
Tunis

(1) Le Premier Ministre israélien a évoqué l’article publié par le prince héritier de Bahreïn dans le « Washington Post » et dans lequel il a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur une paix régionale avec Israël. M. Netanyahu a cité le prince qui a écrit : « L’ensemble des parties doivent effectuer simultanément des démarches destinées à bâtir la confiance ». « Je voudrais faire part de mon estime pour le prince de Bahreïn. (...). C’est dans cet esprit que l’on pourra créer une atmosphère dans laquelle on aura le sentiment qu’une telle paix est possible », a affirmé M. Netanyahu au cours de sa visite exceptionnelle à la résidence de l’ambassadeur d’Égypte, à Herzliya, à l’occasion de la fête nationale égyptienne le 2 juillet dernier.

09 août 2009

Quand Sarit Hadad chantait ... en turc !

Un autre délicieux spécimen de duo, cette fois non pas judéo-arabe, mais judéo-turc : la jolie Sarit Hadad chante en effet sur scène avec le chanteur Ibrahim Tatlises, et c’est une chanson populaire en Turquie mais je serai bien incapable de vous traduire le titre : « Hoyd Soÿle ».
C’est délicieux, et la vidéo est aussi plaisante à voir qu’à écouter ... les deux ont l’air de bien s’amuser !

De quoi oublier, l’espace d’une chanson hélas, que ce grand pays musulman, dirigé depuis plusieurs années par un parti « islamiste modéré », s’éloigne d’Israël et que l’antisémitisme - quasi marginal pendant des décennies - y en train de faire des progrès fulgurants : dommage ... mais en attendant, dégustez ce charmant clip !

J.C

06 août 2009

Karim-Hervé Benkamla : contre les statistiques ethniques !

Introduction :
J’ai souvent parlé, sur ce blog, de mon ami Karim Hervé Benkamla, plusieurs fois mon invité à Judaïques FM, militant infatigable pour le dialogue judéo-musulman, et au-delà, pour plusieurs causes exemplaires, comme la libération d’Ingrid Betancourt hier et celle de Guilad Shalit aujourd’hui ... il suffit de cliquer sur son nom en libellé pour en savoir plus sur son engagement.
Profondément attaché à la laïcité républicaine, il a été choqué par la proposition de Yazid Sabegh - promu par Nicolas Sarkozy « Commissaire à la diversité » - qui vient, dans un rapport, de proposer que les postulants à un emploi soient identifiées en fonction de leur origine - ceci devant favoriser les « minorités visibles » victimes de discriminations. Ci-dessous un extrait de son interview dans le journal en ligne « diversité news ».
J.C

Karim-Hervé insiste « nous allons droit vers une dérive communautariste. Le modèle Républicain que nous connaissons tous en prend un coup. Dans la société dans laquelle nous vivons, chacun doit trouver sa place dans une logique Républicaine."Le fait que Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité mette en avant dans son rapport ce comptage met mal à l’aise beaucoup de personnes impliquées dans la vie sociale et politique. Comment ce comptage va-t-il se réaliser ? De quelles manières seront utilisés les dits renseignements ?
Yazid Sabeg est favorable à ce que les sondés se définissent selon leur sentiment d’appartenance à une communauté. Ainsi, le caractère ethnique ou religieux sera pris en compte (noir, blanc, maghrébin, asiatique, juif, musulman ...).
Karim-Hervé Benkamla renchérit « on s’est toujours battu pour une évolution républicaine. Ramener un modèle anglo-saxon en France sera un échec car le comptage est dangereux. Dans un premier temps il s’agira de comptage et dans un deuxième temps la dérive ira vers la carte d’identité, l’origine, la préférence sexuelle ... C’est un coup sournois mené contre la laïcité car Yazid Sabeg est assez habile pour contourner la loi. Notre pays risque à terme d’être constitué d’une mosaïque de communautés. »
Sur cette question du comptage ethnique les avis sont très partagés. Le rapport remis au Président de la République, Nicolas Sarkozy va raviver le débat autour des pour et contre cette disposition. Nicolas Sarkozy devrait trancher prochainement car comme il l’a annoncé récemment « la France doit se doter de nouveaux outils statistiques afin de mesure la Diversité ».
Le débat ne fait donc que commencer ...

Azedine Haffar 

diversitenews.org

03 août 2009

Quand le Châabi fait se retrouver les enfants d’Alger

Un délicieux petit clip pour rappeler combien la musique réunissait, «dans les temps anciens », Juifs et Musulmans en Afrique du Nord. Il est question ici du pays où la cassure a été la pire de toute l’Afrique du Nord, l’Algérie ... et où quasiment toute une communauté a disparu ! Mais même là-bas, malgré la terrible guerre d’indépendance et la fidélité à la France de la quasi-totalité des Juifs du pays, et bien avant Enrico Macias, des chanteurs et chanteuses illustres portaient haut la musique arabo-andalouse : Reinette l’Oranaise ; « Blond Blond » récemment disparu ; et bien sûr le maître Raymond Leyris, « Cheikh Raymond » - le beau-père d’Enrico - lâchement assassiné par le FLN à Constantine en 1961.

A Alger, c’est le « châabi » qui était à la mode : né au début du siècle dernier de la musique classique en Algérie, mais affranchie de certaines de ses règles parfois rigides, en ajoutant par exemple des instruments modernes aux orchestres, ou en utilisant l’arabe dialectal et non plus littéraire pour le chant. Un orchestre judéo musulman s’était constitué : et nous le retrouvons dans ce délicieux clip, avec ces émouvants vieux musiciens qui rejouent les airs de leur jeunesse !

J.C


El Gusto et les frères d’art du châabi
envoyé par afriktv. - Clip, interview et concert.

02 août 2009

Un mois d'août musical


Et si on prenait un peu de distance avec l’actualité ?

Des évènements graves peuvent se produire, et l’Histoire avec un « grand H » ne respecte pas forcément les congés d’été : auquel cas, bien sûr, je m’efforcerais de vous donner à chaud un ou plusieurs commentaires pertinents. Mais j’imagine que la majorité des Internautes sont partis se reposer alors que je suis moi-même à Paris - les vacances sont déjà derrière moi ! - et qu’il ne serait guère efficace de trop publier d’articles en ce moment, l’audimat actuel étant à environ moins 20 % par rapport à la moyenne mensuelle.

Petite baisse donc dans le rythme des publications, qui seront d’environ trois par semaine jusqu’au 23 août. Et un peu de « légèreté » aussi, pour changer ... mais en restant dans la même thématique ! J’ai choisi de partager avec vous des vidéos où la musique fait se côtoyer Juifs et Arabes, dans des partitions orientales ou autres : et on pourrait intituler cette série « La musique adoucit les mœurs ». C’est en tout cas le libellé que j’ai choisi, libellé qui vous permettra aussi de retrouver des anciens articles sur ce thème.

A demain donc pour le premier clip musical !

J.C